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14 mars 2014 5 14 /03 /mars /2014 23:52

Paris-pollue--le-14-mars-2014.JPG

 

                                                 Paris, Paris pollué ! Paris outragé ! Paris martyrisé par les particules fines !

                                               Il est temps de libérer Paris !     (Photo : Colorwatt)

 

 


Depuis jeudi, la capitale s’est retrouvée plongée dans un smog de particules fines (PM10) et 30 autres départements français étaient concernés ce vendredi par une alerte à la pollution. Avec des conséquences lourdes : recrudescence de l’asthme et des maladies respiratoires qui vont plomber encore le déficit de la sécurité sociale, impact désastreux sur le tourisme. On ne peut, hélas, que compter sur un revirement de la météo et des bourrasques de vent pour respirer mieux. Bien que la fiscalité des carburants, favorable au diesel, soit dénoncée depuis plusieurs années par la Cour des Comptes, une révision n’est toujours pas à l’ordre du jour. Par contre les usagers des transports en commun, eux, ont encaissé depuis le 1er janvier 2014 une hausse de la TVA, passée de 7 à 10%. Et le kérosène continue d’être exonéré de taxes alors que l’aviation est le moyen de transport qui émet le plus de gaz à effet de serre.  La transition énergétique, c’est pour quand ?

 

Des décisions qui ont facilité l’émergence des pics de pollution

 

Dans un communiqué, le Réseau Action Climat France dénonce des décisions gouvernementales qui « ont facilité l’émergence des pics de pollution », et pointe en particulier : « la suspension sine die de la taxe poids lourds qui, en plus de favoriser le transport routier, a mis à mal plus de 120 projets de transports collectifs, proposés par une soixantaine de villes différentes dans le cadre de l’appel à projet TCSP. Ainsi le projet de tram à Amiens, la centrale de mobilité du Nord-Pas-de-Calais ou encore les nouvelles lignes de bus à Chartres pourront souffrir du manque de ressources ».

Le RAC-France demande à l’Etat de cesser de subventionner le diesel : « Les mesures de lutte contre les pics de pollution resteront vaines tant que l’utilisation du diesel sera encouragée par la sous-taxation de ce carburant par rapport à l’essence ».

 

Les vertus de la bicyclette et la relance des autoroutes

 

Pour la FNAUT (Fédération Nationale des Associations des Usagers des Transports), les mesures d’urgence prises par la mairie de Paris, le Conseil régional et le Ministre de l’Ecologie (gratuité temporaire des transports en commun, du Vélib et d’Autolib) ne suffisent pas. Instaurer la circulation alternée serait plus efficace.  L’Association dénonce les propos contradictoires du Ministre des Transports qui « discourt sur les vertus de la bicyclette mais relance les autoroutes, remet à plus tard l’aide financière aux projets de développement des transports collectifs urbains, augmente de 3% la TVA sur ces derniers, retarde au contraire la hausse de la taxation du diesel et écarte celle du kérosène des avions ». Parmi les mesures préconisées par la FNAUT : Un péage urbain à Paris comme à Londres, Milan et Stockholm ; la limitation de vitesse à 30 km/h en ville ; l’augmentation du nombre de bus ; le développement  du covoiturage et des taxis ; la promotion du fret ferroviaire ; l’usage de la petite ceinture à Paris pour des tramways.

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28 février 2014 5 28 /02 /février /2014 01:05

 

Inquiète du devenir de la transition énergétique, la Fondation Nicolas Hulot vient de publier le communiqué suivant :  

 

Alors que la Commission de suivi de la loi de programmation sur la transition énergétique s’achève, rien de vraiment nouveau n’est sur la table. Après les mois de travail consacrés au débat national sur la transition énergétique (DNTE), la Fondation Nicolas Hulot s’inquiète : pourquoi le texte n’avance t-il pas ? Tout le travail réalisé aura t-il été vain ? Si la Fondation Nicolas Hulot attend du gouvernement qu’il prenne ses responsabilités et décide ce que contiendra le projet loi à discuter par le Parlement, elle pointe aussi plusieurs points de vigilance, tant sur le fond que sur la forme.

 

Redonner toute sa place au processus de concertation

 

Le débat a mobilisé pendant des mois des centaines d’heures de travail des participants issus de multiples organisations de la société civile, d’associations d’élus, du Parlement ou de l’administration centrale sans oublier les travaux du comité citoyen ou du comité d’experts et la participation de milliers de citoyens. Ces travaux ont donné lieu à un document de synthèse des échanges, adopté à l’unanimité par le Conseil National du débat le 18 juillet 2013. Elle doit servir de fondement à la loi qui devrait être transmise au CESE début avril.

Afin de poursuivre le travail, le gouvernement a mis en place une commission spécialisée. Son mandat : constituer l’instance privilégiée de concertation entre l’Etat et les parties prenantes lors de la phase d’élaboration de la loi. Pourtant, après trois réunions, cette commission n’a encore pas vu le moindre texte.

 

Eclairer la loi par une trajectoire de transition

 

Il s’agit d’une loi de programmation. Elle doit donc, à minima, déterminer quel sera le chemin de la transition énergétique. Pourtant à ce jour, seuls de grands objectifs semblent être précisés : il n’est pas prévu d’y adjoindre des trajectoires de transition précisant le chemin à parcourir pour atteindre ces objectifs, en termes de consommation et de mix énergétique. C’était pourtant l’un des axes clefs de travail lors du débat.

 

Confier le projet de loi à une Commission spéciale à l’Assemblée Nationale et au Sénat afin de traiter de la transversalité des enjeux de la transition énergétique

 

Comme l’a souligné le Président de la République lors de son discours d'ouverture de la seconde conférence environnementale, “la transition énergétique est un choix politique majeur parce qu’il répond à de nombreux enjeux”. Il a ainsi rappelé les enjeux sociaux, économiques, industriels, environnementaux, territoriaux et citoyens. Afin de ne pas cloisonner la transition énergétique à l’un de ces aspects, il est essentiel qu’à l’Assemblée Nationale, comme au Sénat, une commission spéciale soit saisie sur le projet de loi et non la commission des affaires économiques comme cela semble se dessiner.

 

Sanctuariser la transition énergétique dans le cadre du pacte de responsabilité

 

En lançant le pacte de responsabilité, le Président de la République a annoncé plusieurs dizaines de milliards d’économies supplémentaires d’ici 2017. Dans le même temps, le débat sur la transition énergétique a mis en évidence l’ampleur des besoins d’investissement pour réussir cette transition énergétique. Si elle constitue bien la troisième priorité de notre gouvernement, il est essentiel que les économies à réaliser ne réduisent pas, mais plutôt accroissent, les volumes financiers publics destinés à la transition énergétique.

 

Réussir la transition énergétique, c’est lancer l’économie de demain

 

Si la transition est encore trop perçue comme une contrainte, dans un contexte économique difficile, c’est avant tout une opportunité. Opportunité de réduire la facture énergétique des entreprises, des ménages et de la France. Opportunité de redynamiser l’emploi dans des secteurs stratégiques, comme le bâtiment, les énergies renouvelables, et donc de se positionner en leader sur des marchés émergents. Opportunité enfin de réduire les pollutions et en particulier les émissions de gaz à effet de serre, à l’heure où il ne fait plus doute que nous sommes en train de perdre le contrôle de la machine climatique, comme en témoigne le dernier rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat. Face à cette contrainte et dans la perspective de la conférence climat 2015 à Paris, la Fondation Nicolas Hulot souhaite que le gouvernement ose la rupture.

 

Source : Communiqué de FNH.

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27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 00:54

 

Nous n’avons sans doute pas besoin d’un Airbus de l’énergie ni d’un nouvel aéroport pour le faire décoller, mais la transition énergétique, qui  peut déboucher concrètement sur la création de centaines de milliers d’emplois, intéresse les français. Ils la voient même comme une chance et une urgence. Pourtant le projet de loi, lui, est toujours en suspens. Le 11 février, la réunion de la commission spéciale du Conseil National de la Transition Energétique a été annulée à la dernière minute, faute de texte rédigé  pour le projet de loi et le document ne serait toujours pas prêt pour la réunion d’aujourd’hui. Si la future loi sur la transition doit bien être adoptée en 2014, étrangement, le projet de loi n’est pas mentionné dans la lettre de cadrage adressée à Philippe Martin, ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie, (alors que celui relatif à la biodiversité et la réforme du code minier sont cités). D’autre part le Sénat a adopté le 25 février, une résolution relative à la transition énergétique qui demande le renouvellement rapide des concessions hydrauliques, mais veut aussi «la prolongation de la durée d'exploitation du parc nucléaire actuel », et la poursuite du programme EPR.  Des choix qui semblent difficilement compatibles avec l’objectif de réduction de 75 à 50% de la part du nucléaire dans le mix énergétique.

 

Sous la houlette de RAC-France, 9 ONG environnementales viennent d’annoncer « un vrai projet de loi » défendant « un modèle énergétique plus sobre, plus équitable, plus proche des territoires et créateur d’emplois et d’innovation ».

 

Place aux EnR et abandon de l’EPR

 

Le «vrai projet de loi » propose entre autres :


- Des objectifs clairs et ambitieux pour 2030 dans le cadre d’une trajectoire tendant vers le 100% énergies renouvelables en 2050, intégrant les engagements pris par le Président de la République sur le nucléaire et la baisse de la consommation d’énergie, et cohérents avec la division par quatre des émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2050.

- La pose obligatoire d’une isolation performante lors des grands travaux (ravalement, réfection de toiture)

- Une priorité claire donnée aux infrastructures de transport alternatives au routier et à l’aérien.

- La création d’une Institution financière de la transition énergétique qui prêterait à des taux réduits  pour des projets de production d’énergie renouvelable, de rénovation de bâtiments ou de transports en commun.

- La possibilité pour les collectivités de mettre en place des mesures fiscales et réglementaires de transition énergétique adaptées à leur territoire.

 

L’intégralité du vrai projet de loi :

http://www.rac-f.org/Transition-energetique-Le-VRAI

 

Mais qu’en pensent les vrais gens ? Il y a quelques temps, consultés sur la transition énergétique, ils ont exprimé davantage d’affinités avec  le scénario NegaWatt (économies d’énergie, efficacité, développement des EnR) qu’avec celui du MEDEF (freiner les EnR). Quoi qu’il en soit, il faudra bien prendre en compte l’opinion. Faute de transition, si c’était une révolution qui se préparait ?

 

 

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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 01:09

 

Déçus par la position de la France qui, avec le Royaume-Uni, s’opposent à un objectif contraignant d’énergies renouvelables en Europe pour 2030, le Réseau-Action-Climat de France et 22 ONG européennes  (dont CLER, LPO, WWF, Hespul, la FNAUT, Oxfam France) demandent dans une lettre ouverte à Angela Merkel, de relever le niveau d’ambition européenne. Les objectifs climatiques et énergétiques de l’Union Européenne pour les 17 prochaines années doivent, en effet, faire l’objet d’un accord politique entre les chefs d’Etat les 20 et 21 mars.

 

Les ONG souhaitent qu’Angela Merkel assume un leadership européen et convainque ses partenaires, dont la France, d’adopter 3 objectifs à l’horizon 2030 :

 

- au moins 55% de baisse des gaz à effet de serre (par rapport à 1990),

- 45% d’énergies renouvelables dans la consommation finale d’énergie de l’UE,

- 40% d’économies d’énergie par rapport à 2005.

 

La lettre précise :

 

« En particulier, l’adoption d’un objectif d’énergie renouvelable pleinement contraignant, comme c’est le cas dans le Paquet énergie-climat actuel, est aujourd’hui remise en cause. La France et le Royaume-Uni sont au premier rang des opposants à cet objectif. L’Allemagne doit se faire le défenseur du développement des énergies renouvelables en Europe, en refusant catégoriquement d’adopter un compromis européen sans un tel objectif.

 

Un objectif pleinement contraignant sur les énergies renouvelables, avec des obligations nationales, c’est la garantie de l’atteinte de nos objectifs climatiques. C’est aussi la garantie du développement de nouvelles filières industrielles et de la création de nouveaux emplois en Europe, dont nous avons grandement besoin aujourd’hui. D’après la Commission européenne, au moins 600 000 emplois supplémentaires seraient créés en Europe d’ici à 2030, à travers l’adoption d’un objectif européen de développement des énergies renouvelables » .

 

L’intégralité sur : http://www.rac-f.org/Paquet-energie-climat-2030-Le-RAC
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31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 20:12

Les bonnes nouvelles étant rares, celle-ci mérite un peu d’attention.

 

La 4ème édition du baromêtre IFOP/ Qualit’Enr * sur la place des énergies renouvelables chez les français,  révèle que : 37% des ménages français ont l’intention de s’équiper en systèmes d’énergies renouvelables (dont 65% d’ici 2 ans), et 81% des français jugent aujourd’hui que les ENR permettent de faire des économies sur leur facture. Signe des temps, à conditions économiques égales, près de 9 français sur 10 préféreraient consommer en priorité l’énergie produite avec une installation photovoltaïque domestique : 72% se prononcent pour consommer l’électricité solaire et vendre le surplus au réseau, 16% sont prêts à consommer leur production et offrir le surplus à une association d’intérêt général, alors que 12% seulement déclarent vouloir vendre toute l’électricité produite.

 

L’insert bois, en tête des équipements jugés fiables

 

Si la confiance envers les équipements d’énergies renouvelables cède un peu de terrain par rapport à l’année dernière, elle est toujours très élevée.  C’est l’insert bois qui a la cote la plus haute  (79% lui font plutôt confiance /tout à fait confiance), suivi par la pompe à chaleur (79%), le poêle à bois (78%), la chaudière à bois (77%), le système solaire combiné chauffage /eau chaude (76%), le chauffe-eau solaire (74%) et les panneaux photovoltaïques (68%).

 

Les français moins décidés à encourager les différentes filières énergétiques

 

Effet conjugué de la crise et d’un grand ras-le-bol fiscal ? A la question « quelles filières faut-il encourager pour la production de chaleur et d’électricité » ?, toutes les filières régressent par rapport au baromètre précèdent.  Toutefois, 90% des français souhaitent quand même que soient encouragées les énergies renouvelables. Bien qu’en baisse de 6 points, les ENR arrivent  largement en tête, devant le gaz naturel (66%), le nucléaire (45%), le gaz de schiste (24%), le charbon et le fioul (21% chacun).

 

Des factures énergétiques attendues en hausse

 

Plus de 9 ménages sur 10 (91%) considèrent toujours leur facture énergétique élevée, et plus de 8 ménages sur 10 (78%) s’attendent à voir leur facture augmenter dans les deux ans à venir.

 

Des professionnels de mieux en mieux perçus

 

La confiance dans les installateurs d’équipements énergétiques s’améliore (63% de réponses positives) mais 1 français sur 2 ignore qu’il faudra faire appel, à partir du 1er juillet 2014, à des installateurs qualifiés «Reconnu Garant de l’Environnement » pour percevoir les aides publiques.

 

A noter : Le panneaux photovoltaïques ne sont plus éligibles au crédit d’impôt.

 

 (*) Enquête IFOP réalisée sur un échantillon de 1004 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas). Les interviews ont eu lieu par questionnaire auto-administré en ligne du 2 au 6 janvier 2014.

Toute l’enquête sur :

http://www.qualit-enr.org/actualites/barometre-ifop-2014-francais-et-enr

 

Sur l’autoconsommation solaire, une étude est en cours à la DGEC (Direction Générale de l’Energie et du Climat). Les conclusions sont attendues au printemps. Le pire n’est jamais sûr. Restons zen. D’ailleurs, puisqu’il en est encore temps, je vous souhaite une BONNE ANNEE 2014.

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20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 12:06

 

Dans un communiqué, le Syndicat des Energies Renouvelables salue l’adoption du projet de loi habilitant le gouvernement à simplifier et sécuriser la vie des entreprises de petite hydroélectricité.

 

Le communiqué du SER :

 

Le Syndicat des énergies renouvelables se réjouit de l’adoption hier, 19 décembre, du projet de loi habilitant le gouvernement à simplifier et sécuriser la vie des entreprises, qui prévoit notamment l’expérimentation de la délivrance d’une autorisation unique pour les petits ouvrages hydroélectriques (moins de 4,5 MW).

Aujourd’hui, les projets hydroélectriques font l'objet de procédures nombreuses, longues, complexes et souvent incertaines qui placent les pétitionnaires dans des situations d'insécurité juridique et économique difficilement compatibles avec le portage de leurs projets.

En simplifiant les procédures, cette expérimentation permettra donc, sans réduire le niveau des exigences en termes de protection de l’environnement, de rationaliser, unifier et simplifier les modalités d’obtention des autorisations pour la mise en œuvre des projets hydroélectriques.

« Cette mesure d'unification des autorisations environnementales portée par le SER, notamment dans le cadre du volet « simplification » de son plan de relance des énergies renouvelables, favorisera le développement de l’hydroélectricité, énergie locale, propre et compétitive, qui concourt à l’emploi et à l’économie des zones rurales et de montagne, et qui est nécessaire tant au développement des territoires qu’à l’atteinte des objectifs de transition énergétique », expliquent Jean-Louis BAL, Président du SER, et Jean-Charles GALLAND, Président de sa Commission Hydroélectricité.

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20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 11:06

 

Suite à l’article précèdent publié sur ce blog, voici les dernières news :

 

- Le Ministère du Développement Durable précise dans un communiqué du 20 décembre que, pour l’instant, le tarif éolien continue de s’appliquer «les procédures en cours n’ayant pas de caractère suspensif, l’arrêté tarifaire éolien en vigueur continue de s’appliquer ».

Les communiqué dans son intégralité :

http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/2013-12-20_-_Contentieux_tarif_achat_electricite_eolienne.pdf .

 

-La Commission Européenne qui a bien reçu la notification de l’administration française se prononcera probablement au 1er trimestre 2014 selon http://bourse.lesechos.fr/infos-conseils-boursiers/infos-conseils-valeurs/infos/eolien-la-ce-se-prononcera-au-t1-2014-sur-les-tarifs-francais-938609.php

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19 décembre 2013 4 19 /12 /décembre /2013 23:45

 

Dans la nuit du 18 au 19 décembre, le modeste parc éolien français (7820 MW) enregistrait une production record avec un pic de 6100 MWh. Dès hier soir, une production conséquente  (5190 MWh à 19 h) a prouvé une fois de plus que l’éolien, si attaqué chez nous, est un bon moyen de passer les pointes électriques et d’épargner à la France de coûteuses importations d’électricité à ces moments-là. Dans un contexte économique où pas grand-chose ne marche, voilà des nouvelles plutôt réjouissantes. Hélas la jeune filière éolienne est à nouveau plongée dans l’incertitude. Suite à la procédure contentieuse engagée par Vent de Colère à propos du tarif d’achat éolien (voir article), La Cour de Justice Européenne a statué, reconnaissant que le mécanisme d’obligation d’achat relève d’une intervention de l’Etat. Le verdict n’est pas vraiment une surprise. De nombreux professionnels de l’éolien, tant du côté du Syndicat des Energies Renouvelables que de France Energie Eolienne, anticipant un tel jugement, avaient demandé qu’un nouvel arrêté tarifaire soit notifié par le gouvernement aux instances européennes, afin de sécuriser la filière qui a vu tarir ses financements. « Depuis le 14 octobre dernier, l’Administration française a engagé une démarche de notification d’un nouvel arrêté tarifaire auprès de la commission européenne » précise dans un communiqué le Syndicat des Energies Renouvelables. Le processus de notification d’un nouvel arrêté est en route donc … mais pas près d’aboutir (selon Fabrice Cassin du cabinet CGR Legal interviewé dans GreenUnivers).

 

En attendant, le Conseil d’Etat doit prendre une décision, suite à la déclaration de la Cour de Justice Européenne, et le SER redoute le pire : L’annulation de l’arrêté tarifaire éolien avec effet rétroactif.  Cela « générerait de très graves conséquences économiques pour la filière » prévient le SER. Redoutant la mise en péril de « 4 000 MW éoliens, représentant 6 milliards d’euros d’investissements et plusieurs milliers d’emplois » le SER rappelle que le Conseil d’Etat « peut différer les effets de l’annulation, si elle devait avoir lieu, empêchant qu’elle ait un caractère rétroactif ».

 

11 000 employés retiennent leur souffle…

 

Pour Frédéric Lanoë, Président de France Energie Eolienne, « la France et la Commission Européenne ont trois mois pour apporter une solution à l’avenir de l’éolien en France » (…)

« La décision de la Cour de Justice de l’Union européenne déclenche le compte à rebours. La décision du Conseil d’Etat ne devrait pas arriver avant deux ou trois mois, la Commission européenne et le Gouvernement  doivent utiliser ce délai pour sécuriser la filière, explique-t-il . Les 11 000 employés de l’éolien français retiennent leur souffle ».

La décision de la Cour de Justice Européenne :

http://curia.europa.eu/juris/document/document.jsf?text=&docid=145912&pageIndex=0&doclang=fr&mode=lst&dir=&occ=first&part=1&cid=558361

L’analyse de Arnaud Gossement :

http://www.arnaudgossement.com/archive/2013/12/19/tarif-d-achat-eolien-arret-de-la-cour-de-justice-de-l-union-5250820.html#more

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28 octobre 2013 1 28 /10 /octobre /2013 17:11

 

Plusieurs communes de l'Ouest lyonnais vont proposer à plus 14 000 foyers chauffés  à l’électricité l’installation gratuite de boîtiers d'effacement diffus Voltalis. Ce boîtier permet à un opérateur de moduler et suspendre quelques minutes, à distance,  la production d’électricité en cas de déséquilibre du réseau, lors des pics de demande d’énergie par exemple.  Seuls les équipements thermiques tels que les radiateurs et les chauffe-eau électriques sont concernés. Aucun risque, donc, de perdre subitement l’alimentation électrique de son réfrigérateur. L’usager n’est pas non plus «pieds et poings liés avec le système ». Un bouton sur le boîtier lui permet d’arrêter la modulation en cas d’inconfort. Il garde ainsi la main sur son installation. Bénéfices : Moins de risques de black-out électrique pour la collectivité et quelques économies sur la facture pour les détenteurs du boîtier. Elles sont néanmoins modestes : Pas d’économies côté ballon d’eau chaude, car la consommation électrique effacée est reportée quasiment à 100% ; par contre, sur les radiateurs électriques, l’effacement diffus permet de faire environ 8% d'économies (ce qui n’est pas négligeable pour les foyers chauffés à l’électricité dont les factures sont en moyenne de 1600 €/an).  Autre intérêt : Ceux qui sont équipés du boîtier, peuvent, s’ils ont un accès internet, suivre au jour le jour leur consommation électrique détaillée selon 3 postes : ballon d’eau chaude, radiateurs électriques et conso électrique hors équipements thermiques (électroménager, TV-hifi, rechargement mobile, etc…). Parallèlement, l’usager dispose aussi d’un suivi en euros des dépenses liées à sa consommation électrique.  

 

L’effacement diffus : Une alternative aux coûteuses capacités de pointe

 

Longtemps dans le collimateur des fournisseurs d’énergie (affaire Voltalis / EDF), l’effacement diffus est un mécanisme astucieux d’intérêt crucial pour notre pays : En effet la pointe électrique, toujours « plus pointue » chez nous (à cause notamment du parc important de chauffage électrique) oblige à faire des investissements lourds en termes de capacité de production (en centrales et en réseaux) qui ne sont utilisés que quelques jours dans l’année. Une gabegie économique et financière pour la collectivité.

 

Une opération soutenue par les bailleurs sociaux

 

La promotion de l’opération Voltalis dédiée aux foyers rhônalpins est réalisée avec le concours des bailleurs sociaux Immobilière Rhône-Alpes (Groupe 3F) et de SEMCODA (Société d’Economie Mixte de Construction du Département de l’Ain). L’équipement est gratuit et repose sur le principe du volontariat. D’ores et déjà, le boîtier de Voltalis (qui répondait initialement au nom de Blue Pod) équipe plus de 30000 logements dans la région Rhône-Alpes et 100000 sur toute la France. Voltalis est compatible avec Linky, et opérationnel quel que  soit le fournisseur d’électricité du foyer. L’entreprise du même nom, Voltalis qui a mis au point le dispositif, est rémunérée  par le Réseau de Transport de l’Electricité, en tant que « acteur d’ajustement qualifié par RTE ».

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14 octobre 2013 1 14 /10 /octobre /2013 14:43

 

Basée à Eragny (95), la société MADEP, qui fabrique et distribue depuis 20 ans du matériel pour l'industrie électro-technique, propose depuis cet été un service de dépannage pour les éoliennes domestiques de puissance inférieure à 3 kW.

 

Les équipes de MADEP peuvent expertiser une installation, établir un rapport technique portant sur la partie électrique, et proposer les actions pour en optimiser la rentabilité et en assurer la protection. La prestation va jusqu’à la mise en place de systèmes de mesure, l’analyse des performances de l’installation en fonction du potentiel de vent (vitesse de rotation, puissance fournie…), la proposition de modification et d’adaptation du matériel, le suivi sur plusieurs mois du bon fonctionnement.

 

Dans certains cas, il suffit d’une intervention à distance. « Une grande partie des onduleurs ne sont pas programmés sur la courbe de l’éolienne, et avec un onduleur non programmé, l’éolienne ne peut pas produire d’énergie» explique Bruno Beaucousin, ingénieur EnR chez MADEP. « Il est possible de vérifier à distance sur PC,  si l’onduleur est programmé, et  le programmer avec le client en intégrant les données des courbes de l’éolienne» précise Bruno Beaucousin. Cette prestation est de l’ordre de 80 €.  

 

En France, le parc d’éoliennes domestiques est estimé à environ 7000 à 10000 machines. MADEP a lancé ce service, parce que, en tant que fournisseur de composants d’éoliennes (transformateurs et coffrets électriques), l’entreprise était régulièrement contactée par des clients désespérés devant leur machine en panne, ou dont la production était inférieure aux promesses du fabricant ou de l’installateur.  Le marché du petit éolien a été pris d’assaut par des opérateurs à l’affut d’argent facile (importateurs/grossistes faisant venir des éoliennes d’Asie,  installateurs ne cherchant pas à comprendre leur fonctionnement) et, hélas, plusieurs particuliers ont été victimes de ces aigrefins.  Pour qu’une petite éolienne (sur mât jusqu’au 12 m) marche, il faut impérativement de bonnes conditions de vent. « Dans la plupart des cas, les puissances annoncées par les constructeurs sont vraies, mais s’il n’y a pas de vent, il n’y aura pas de production », rappelle Bruno Beaucousin.

 

Le site de l’entreprise : www.madep.com

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