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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 08:57

 

Selon Bloomberg et des médias japonais, la nuit du 6 au 7 février  TEPCO a injecté de l’acide borique dans le réacteur n° 2 de Fukushima pour éviter une réaction en chaîne (ou épisode de criticité avec risque d’explosion) après une hausse de température.
La température du réacteur n°2, de 50,8° le 1er février, a atteint 73,3° le 6 février au matin. 2 jours avant,  8,6 tonnes d’eau /heure ont été injectées pour tenter de le refroidir et, le 6 février, l’apport est passé à 10,6 tonnes d’eau/heure. La température du réacteur est descendue à 69,2 ° le 6 février  au soir. Dans la nuit, TEPCO a injecté de l’acide borique pour éviter une réaction en chaine et la compagnie japonaise prévoit d’augmenter l’apport d’eau de 3 tonnes/heure.
Les porte-paroles de TEPCO se veulent rassurants, déclarant que le corium n’a pas atteint le point de criticité et qu’il n’y a pas des traces de xénon 135 témoignant d’une fission en cours. Tout le monde aimerait bien les croire.

 

Sources :

http://ajw.asahi.com/article/0311disaster/fukushima/AJ201202070027

http://www.bloomberg.com/news/2012-02-07/tepco-injects-boric-acid-into-fukushima-no-2-reactor-as-temperature-rises.html

Cette info inaugure une nouvelle rubrique « Planète en danger » qui n’était pas prévue à la création de ce blog. Au départ, je voulais surtout parler d’énergies renouvelables, avec un ton léger et positif. Mais les évènements s’imposent, les japonais sont inquiets pour la santé de leurs enfants, l’horreur est là  et j’arrive plus à échapper au nucléaire. Cette énergie qui ne représente que 2% (peut-être 4%) de l’énergie  mondiale, n’est-elle pas  à l’origine de 98% des emmerdements de la planète ?

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3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 17:14

 

Selon le dernier bilan de RTE (Réseau de Transport de l’Electricité), le parc éolien français représente  6640 MW raccordés fin 2011. L’année dernière, avec seulement 875 MW installés, il a progressé plus faiblement qu’en 2010 (durant laquelle sa croissance a représenté 1200 MW) *. Pour le Syndicat des Energies Renouvelables et France Energie Eolienne, « cela représente une chute très préoccupante de 30% des MW annuellement raccordés ».
« Ce rythme de développement est très insuffisant : c’est 1 350 MW par an qu’il nous faudrait raccorder pour être au rendez-vous du Grenelle de l’environnement qui fixe à la filière un objectif de 19 000 MW terrestres en 2020. » précise le communiqué du SER-FEE.

 
En cause : Certes la difficulté de raccordements due au manque de capacité d’accueil des réseaux électriques et la conjoncture économique, mais aussi des contentieux abusifs (dans plus de 75 % des cas, l’annulation du projet ou de la ZDE est refusée par le Tribunal administratif) qui retardent les chantiers, ainsi que de nouvelles dispositions très contraignantes (ICPE, obligation de réaliser des parcs de 5 éoliennes, schéma régional éolien en plus des ZDE).
 

Supprimer l’obligation de 5 mâts et les ZDE
 

Pour atteindre l’objectif fixé (qui est aussi un engagement européen du Paquet Energie Climat), Jean-Louis BAL, Président du SER, et Nicolas WOLFF, Président de FEE, la branche éolienne du SER, demandent  « la suppression de la règle des cinq éoliennes minimum et celle des ZDE, une fois les schémas régionaux éoliens adoptés ». 2 mesures « faciles à mettre en œuvre » précise Elodie Perret, Chargée de mission filière éolienne au SER. Dans certaines régions, comme la Bretagne, l’obligation de 5 éoliennes minimum a éliminé plus d’1/3 des projets. Un gâchis, alors que la zone géographique, bien ventée,  manque d’électricité, et que les petits parcs éoliens s’insèrent mieux dans les paysages.
 

Le parc éolien évite le recours aux centrales thermiques et contribue à l"équilibre offre-demande
 

rappelle un autre communiqué du SER.
 

Jeudi 2 février, alors que la température moyenne en France a été de – 4°C, le parc éolien a couvert en moyenne 4 % de nos besoins en électricité (taux atteint y compris lors de la pointe de consommation de 19h), en parvenant à des puissances de production de plus de 4000 MW : c’est l’équivalent de deux fois la puissance électrique consommée par la ville de Paris.
 

Cette production réduit d’autant le recours aux centrales thermiques (charbon, gaz et fioul), polluantes et au coût de production élevé, ainsi que les importations d’électricité.
 

La situation actuelle démontre une nouvelle fois que les périodes de grand froid ne sont pas synonymes d’une absence de production éolienne. RTE l’avait constaté dès 2007 et le rappelle régulièrement depuis : « L’analyse météorologique à l’échelle nationale ne montre pas que les périodes de froid intense s’accompagnent systématiquement de faibles productions éoliennes ». Au contraire, la production éolienne est en moyenne plus élevée durant ces périodes.**
 

Le dispositif IPES (pour l’insertion de la production éolienne et photovoltaïque sur le système) mis en place par RTE permet de prévoir chaque jour et de manière satisfaisante la production éolienne sur le territoire et d’y adapter les besoins restants. Ainsi, le parc éolien participe pleinement à l’équilibre offre demande. C’est ce que rappelle régulièrement RTE dans le Bilan Prévisionnel*, en précisant « qu’en France, 25 000 MW d’éoliennes ou 5 000 MW d’équipements thermiques apparaissent équivalents en termes d’ajustement du parc de production ».
 

 

*Source Bilans électriques RTE 2009 - 2010 – 2011. Ces chiffres concernent la France métropolitaine
** Document source (équilibre offre-demande) : http://www.rte-france.com/fr/mediatheque/documents/l-electricite-en-france-donnees-et-analyses-16-fr/publications-annuelles-ou-saisonnieres-98-fr/bilan-previsionnel-de-l-equilibre-offre-demande-100-fr

 

 

France Energie Eolienne, la branche éolienne du SER,  compte plus de 230 adhérents. L’éolien représente un chiffre d’affaire de plus de 2 milliards d’euros et plus de 11 000 emplois en France.
le site internet de FEE : http://fee.asso.fr


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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 12:17

 

C’est la proposition de la coopérative d’électricité renouvelable, en réaction au rapport de la Cour des Comptes. La voie de la sagesse ? Tant qu’à investir des milliards pour la production électrique, ne vaut-il pas mieux porter les efforts sur les énergies renouvelables au lieu d’engloutir des sommes folles dans le panier nucléaire qui ressemble au tonneau des Danaïdes ?   D’autant que la génération IV, ces futures lessiveuses à neutrons capables de bruler les déchets radioactifs, le nucléaire enfin propre quoi, c’est peut-être une légende urbaine. Même la Cour des Comptes  est sceptique. Un article du journal Le Monde évoquant les investissements du nucléaire, à propos des « Coûts de la recherche » , précise : « Le programme d'étude des réacteurs dits de 4e génération (à neutrons rapides) – la France finance pour l'instant à hauteur de 650 millions le démonstrateur Astrid – va "sensiblement" accroître les dépenses de recherche sur crédits publics, notent les rapporteurs. Ils jugent "prudent de travailler à des solutions alternatives, au cas où l'hypothèse de la 4e génération ne se révélerait pas réalisable à grande échelle". Mais le coût de la 4e génération, qui pourrait être exploitée à l'horizon 2040, est "inconnu". »
 

 

Retour au communiqué d’Enercoop. Le voici :

« Rapport de la Cour des Comptes sur l’énergie nucléaire
Investissons dans les énergies renouvelables et les économies d’énergie ! »

 « La Cour des comptes a publié ce mardi 31 janvier un rapport sur le prix de l'énergie nucléaire en France. Le rapport prévoit notamment un doublement des frais annuels d'entretien du parc jusqu'en 2025, et pointe les incertitudes pesant sur certaines charges futures, en particulier liées au démontage des centrales et à la gestion des déchets.

 Le mythe de l'énergie nucléaire bon marché connaît donc ses dernières heures. Et ce que le rapport de la Cour des comptes nous apprend en priorité, c'est que la France va devoir investir dans l'énergie, quelle que soit la politique énergétique adoptée.

Reste donc à faire un choix : miser sur des énergies vieillissantes, dangereuses et polluantes, ou investir dans les énergies renouvelables et les économies d'énergie, aux vertus écologiques et sanitaires immenses. La deuxième option pourrait, en raison des « incertitudes par nature » liées à l'énergie nucléaire, s'avérer également intéressante d'un point de vue économique ».

 

La bonne santé d'Enercoop

 

Créé à l'initiative de 22 acteurs, parmi lesquels Greenpeace, les Amis de la Terre, Biocoop, le Comité de Liaison Énergies Renouvelables et la Nef, pour développer les énergies renouvelables et promouvoir la maîtrise de la consommation, Enercoop est un fournisseur d'électricité d'origine 100 % renouvelable. Son approvisionnement vient  de producteurs d'énergie photovoltaïque, éolienne, hydraulique et biogaz et ses bénéfices sont réinvestis dans la production d'énergies vertes locales et la maîtrise de la consommation d'énergie.  Enercoop est également à l’origine d’Energie Partagée qui vient de lancer un fonds d’investissement pour financer des projets d’EnR citoyens.

En novembre 2011, Enercoop a franchi le cap des 10 000 clients. Fukushima a généré une prise de conscience et depuis, 500 consommateurs par mois en moyenne rejoignent la coopérative, a précisé Patrick Behm, Président d’Enercoop, lors d’une conférence sur la transition énergétique en novembre dernier. Ne bénéficiant toujours pas du retour de la CSPE (une curieuse discrimination qui constitue une distorsion de concurrence ), Enercoop ne peut pas investir autant que souhaité dans les énergies renouvelables (racheter beaucoup de production photovoltaïque, par exemple). Un comble pour le plus motivé des fournisseurs d’électricité !


Le site d’Enercoop www.enercoop.fr

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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 21:29

 

Un rapport de la Cour des Comptes révèle que le nucléaire, ça coûte cher. 228 milliards d’€ ont été investis dans la filière depuis le début (dont 96 milliards dans les réacteurs et 55 milliards en R&D),  le coût moyen du MWh nucléaire en 2010 s’élève à 49,5 € (alors qu’il a été évalué à 33,1 € /MWh par la Commission Champsaur), le coût de production de l’EPR de Flamanville serait compris entre 70 € et 90 € le MWh. Quant aux charges futures, elles sont, du fait d’inconnues liées au démantèlement, très incertaines.  L’UFC-Que Choisir veut y voir clair. Dans un communiqué intitulé « Energie nucléaire : Un rapport qui ajoute du doute au doute », l’association de consommateurs réclame « un débat sur le vrai coût du nucléaire et sur ses impacts sur le prix de l’électricité sur le long terme à partir d’éléments objectifs ».
 

Voici le communiqué de l’UFC-Que Choisir :


Énergie nucléaire : un rapport qui ajoute du doute au doute
 

A la suite de la publication du rapport de la Cour des Comptes qui estime que les coûts réels du nucléaire sont sous-estimés en apportant néanmoins peu d’éléments à la réflexion, l’UFC-QueChoisir demande aux pouvoirs publics de lancer sans attendre un débat transparent, basé sur des données objectives, sur l’avenir de la politique énergétique française, notamment sur la construction des prix de l’électricité et sur les éventuels arbitrages technologiques à réaliser.
 

Le rapport de la Cour des Comptes pointe en effet un grand nombre de zones d’ombre, notamment s’agissant des charges futures. Par exemple, si la Cour ne conteste pas la méthodologie d’EDF sur le démantèlement des centrales, elle souligne la nécessité d’une étude approfondie par des experts pour en valider les paramètres, paramètres qui en l’absence d’un précédent sont, selon l’association, très hypothétiques. Les coûts de stockage des déchets posent également question puisque EDF appuie son chiffrage sur une procédure qui n’est pas encore validée (1) . De leur côté, les investissements pour maintenance devraient fortement augmenter mais faute de devis précis, en particulier en matière de sureté (2), il est impossible même avec l’analyse de la Cour des Comptes d’en estimer l’ampleur.
 

A partir de son analyse, la Cour des Comptes conclut à une augmentation du coût global de production qui ne sera pas sans effet sur les prix répercutés au consommateur. La Cour table a minima sur une augmentation des coûts moyens de production de 10 %. Cependant, compte tenu des « nombreuses incertitudes » que le rapport met en évidence, l’UFC-Que Choisir ne saurait se satisfaire d’une projection aussi aléatoire, d’autant que selon la méthode employée mais aussi la technologie retenue (3) , les prix pourraient fortement varier (du simple au double).
 

En conséquence, refusant que ce rapport soit classé sans suite, l’UFC Que Choisir demande aux pouvoirs publics :

• Dans un premier temps, de lancer un débat sur le vrai coût du nucléaire et sur ses impacts sur le prix de l’électricité sur le long terme à partir d’éléments objectifs, ce qui implique :
* De réaliser des devis précis et réguliers sur les investissements à réaliser pour maintenir les centrales actuelles dans un état de fonctionnement et de sureté optimaux ;
* De réaliser des scénarios précisément chiffrés sur les options disponibles quant au traitement des déchets.
 

• Dans un deuxième temps, sur la base des éléments obtenus, de réaliser un travail prospectif, mettant en concurrence les technologies alternatives au nucléaire afin d’orienter la politique énergétique de la France vers la technologie qui a le meilleur rapport qualité environnementale/prix".
 

(1) L’enfouissement en grande profondeur.
(2) Précisément sur la sureté, au mieux, seule la moitié des dépenses serait déjà provisionnée.
(3) Par exemple, avec les méthodes citées par la Cour des Comptes ; le coût minimum de production pour un EPR serait entre 70 et 90 euros le MWh, contre une fourchette de 33 à 49 euros pour la technologie actuelle.

 

Quelques réflexions

En plein brouillard, on a au moins une ou deux certitudes :
 

-  Avec un coût de production de 69 €/MWh (selon l'Union Française de l'Electricité), l’éolien terrestre voit confirmer sa compétitivité.   

-  Quant au risque nucléaire, il va être de plus en plus cher à assurer. Si on prolonge les centrales (« l’option la moins chère », selon l’autre rapport, celui de la commission Besson), il va bien falloir payer la facture assurantielle. En France, le montant des garanties en responsabilité civile de l’exploitant nucléaire (soit le montant d’indemnisation en cas d’accident) est actuellement faible, plafonné à 91,5 millions d’€. La Cour des Comptes recommande de le relever à 700 millions d’€. En fait, il s’agit juste d’être en conformité avec les conventions de Paris et de Bruxelles (ce qui est quand même la moindre des choses !). En Belgique, depuis le 1er janvier 2012, la garantie en responsabilité civile nucléaire a été portée à 1,2 milliards d’€, la Grande-Bretagne prévoit de faire passer la garantie à 1,35 milliards. En Allemagne et en Autriche, le montant de cette garantie est illimité.
 

Un article intéressant sur la problématique de l’assurance du risque nucléaire :
http://www.argusdelassurance.com/metiers/analayse-le-risque-nucleaire-est-il-inassurable.51473


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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 02:08

 

Selon la 2ème édition du Baromètre Ifop pour Qualit’Enr (*),  ¼ des français se disent plus intéressés par les énergies renouvelables qu’il  y a un an. A la question «Depuis un an, diriez-vous que vous vous intéressez plus, autant ou moins aux énergies renouvelables ? »  68% répondent « autant », 25% «plus » et 7% « moins ».

 

Facteur déterminant : Le coût de l’énergie
 

Concernant la raison de cet accroissement d’intérêt pour les EnR,  c’est le coût des énergies qui arrive en tête (93%) devant le débat autour du nucléaire (75%). Vient ensuite la politique publique (74%), soit les mesures de type crédit d’impôt, éco prêt, tarif d’achat. 
 

La facture énergétique douloureuse pour tous !
 

Aujourd’hui, le montant de la facture en énergie (électricité, gaz, charbon, pétrole…) du foyer est jugée «assez élevé » et « très élevé » par 90% des sondés (en hausse de 2 points par rapport à l’an dernier). Les personnes dont la résidence principale est équipée en énergies renouvelables partagent le même point de vue (à 88%). La perception que cette facture énergétique va augmenter est unanime, chez les équipés en EnR comme chez les non équipés.
 

Le bois-énergie a la cote
 

Les Français ont confiance à 78% dans les divers systèmes énergies renouvelables et 31% des personnes sondées désirent s’équiper de ce type de systèmes, contre 25% en 2011. L’insert bois, le système solaire combiné chauffage /eau chaude, et la pompe à chaleur sont les équipements qui inspirent le plus confiance (à hauteur de 81% pour chacun d’entre eux). Viennent ensuite la chaudière bois (79%), le chauffe-eau solaire (77%), le poêle à bois (76%) et les panneaux photovoltaïques (73%).
Concernant l’équipement de la résidence principale, 16% disposent d’un insert bois et 11% ont un poêle à bois.
 

Photovoltaïque et chauffe-eau solaire en tête des intentions d’achat
 

Avec des scores respectifs de 14% et de 13%, ces équipements sont les premiers cités dans les intentions d’achat. N’est-ce pas un peu paradoxal alors que le marché du solaire domestique est en berne ? «Des intentions qui progressent et un marché qui se contracte signifient que des barrières se sont aggravées» précise Frédéric Micheau de l’Ifop.
La récente baisse du prix des installations PV favorisera-t-elle le passage à l’acte d’achat ?  Le coût d’une installation photovoltaïque de 3 kWc est actuellement de 12000€ en moyenne a déclaré André Joffre, Président de Qualit’EnR, contre 20000 € il y a un an.
 

A noter : Parmi les principaux freins à l’acquisition d’un équipement  d’énergies renouvelables  sont cités, le fait de ne pas être propriétaire (38%), puis le prix à l’achat (32%).

 

Enfin, comme en 2011, près de ¾ des particuliers font davantage confiance à un installateur disposant d’une qualification.

 

(*) Enquête réalisée du 10 au 12 janvier 2012 auprès d’un échantillon de 1052 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.
 

Résultats de l’enquête disponibles en téléchargement :

 www.qualit-enr.org (rubriques : Presse /communiqués de presse)

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26 janvier 2012 4 26 /01 /janvier /2012 09:04

 

Selon un article paru sur le site d’Euractiv le 24 janvier, des avocats représentant des militants britanniques antinucléaires ont déposé une plainte auprès de la Commission européenne au sujet des subventions atomiques qu'elle alloue. Si elle est maintenue, cette plainte pourrait empêcher la construction de nouveaux réacteurs dans l’UE.

 

L’association qui a déposé la plainte, Energy Fair, argue que la limitation des responsabilités accordée par les gouvernements britanniques et européens à l'industrie nucléaire constitue une forme de subvention déloyale. Si celle-ci était supprimée, le secteur du nucléaire ne serait plus compétitif face aux autres technologies faibles en carbone.

 

Energy Fair réunit des universitaires, des scientifiques et des  consultants en énergie. Sa coordination est assurée par Gerry Wolff (également coordinateur du projet Desertec UK et de « Kyoto 2 Support Group »). La démarche d'Energy Fair est soutenue par une douzaine de personnalités et d’entités variées dont  « Campaign for Nuclear Disarmament », Eurosolar, Sortir du nucléaire.

 

L’article d’Euractiv

http://www.euractiv.com/fr/energie/des-militants-portent-plainte-pour-supprimer-les-subventions-au-nucl-aire-news-510333
Le site d’Energy Fair

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25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 12:14

 

 


Type d'installation                                                Puissance                                  c€/kWh

 


 

Résidentiel                    Intégration au bâti          [0-9kWc]                                      38,80

                                                                             [9-36kWc]                                    33,95

                                      Int. simplifiée au bâti      [0-36kWc]                                    22,49
                                                                             [36-100kWc]                                21,37


 

Enseignement                Intégration au bâti          [0-9kWc]                                      30,09
ou santé                                                                [9-36kWc]                                    30,09

 

                                       Int. simplifiée au bâti      [0-36 kWc]                                   22,49

                                                                              [36-100 kWc]                               21,37


 

Autres                                Intégration au bâti       [0-9kWc]                                      26,09

bâtiments

                                       Int. simplifiée au bâti      [0-36kWc]                                     22,49                                                                               [36-100kWc]                                 21,37


Tout type                                                               [0-12MW]                                      11,08

 d’installation   


 

Dans l'attente de la publication prochaine au Journal Officiel.
Infos complémentaires : www.photovoltaique.info
  


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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 22:22

 

Le GPPEP (Groupement des Particuliers Producteurs d'Electricité Photovoltaïque), une association de 1200 membres qui représente 200 000 installations PV de particuliers en France, interpelle les candidats à la présidentielle sur l'avenir et le développement de cette énergie.
 

Une remarque de ma part au GPPEP : Votre lettre commence par « Monsieur », mais il y a aussi des Madames qui sont candidates à la présidentielle ! Bon, allez, je ne chipote pas là-dessus, vos questions sont intéressantes. J’ai retenu pour ma part : Suppression éventuelle des critères d’intégration au bâti, création d’un livret vert pour le financement des installations PV, implication citoyenne, révision du système des appels d’offres, problème de l’approvisionnement des grands groupes en panneaux d’origine étrangère.
Voici donc la lettre du GPPEP aux candidat(e)s à la présidentielle (qui  leur a été envoyée le 20 janvier) :

 

Monsieur,
 

Dans le cadre de votre candidature à l'élection présidentielle, nous aimerions informer les adhérents du Groupement des Particuliers Producteurs d’Électricité Photovoltaïque (GPPEP) quant à vos intentions sur le développement des énergies renouvelables, notamment l'énergie photovoltaïque.
 

D'un point de vue général :
 

• Quelle sera votre politique globale en termes d'énergie (tarif, accessibilité, diversification de la production, etc.) ?

• Quels sont vos projets et vos objectifs en termes d'énergies renouvelables ?
D'un point de vue plus particulier à l'énergie photovoltaïque :
• Quelle part pensez-vous donner au photovoltaïque dans le panel des énergies renouvelables ? (Chiffrage et financement)
• Pensez-vous que les objectifs du Grenelle de l'environnement doivent être considérés comme un minimum et non comme un plafond ? En conséquence, êtes-vous prêts à reconsidérer les "quotas" à la hausse ?
• Lorsqu'il ne s'agit pas de construction neuve ou de rénovation totale du toit, êtes-vous favorable à la suppression des critères actuels d'intégration au bâti pour l'accès au tarif résidentiel (plus coûteux et source de sinistres pour les particuliers) ?
 

Par ailleurs, pouvez-vous nous apporter quelques précisions :
 

• Que pensez-vous d’un contrat au volume (par exemple 80 000 kWh achetés à un prix bonifié, le reste étant acheté au tarif de gros) et non plus en durée, le but étant un rééquilibrage entre les régions sans surcoût inutile pour la collectivité ?
 

• Êtes-vous favorable à la création d'un livret vert pour financer les installations photovoltaïques et les travaux d'amélioration énergétique des logements ? (L’argent de la vente d’énergie est mis sur ce compte et il ne peut être débloqué que pour rembourser l’installation ou effectuer des travaux d’amélioration de l’habitat. Une fois que la maison atteint une consommation d’énergie de niveau BBC, l’argent peut être utilisé librement)
 

•Envisagez-vous de mettre en place un système de traçabilité des modules solaires, si oui, lequel ?
 

•Pensez-vous impliquer les particuliers dans les sociétés de gestion de parcs photovoltaïques via des SCI ou de nouvelles structures de sociétés à but non lucratif ?
 

• Pensez-vous mettre à disposition, à titre gracieux, les sites pollués (ancienne base aérienne, etc.) pour des grands parcs photovoltaïques financés par les citoyens ?

 

• Le gouvernement actuel a proposé des appels d’offres pour les installations de 100 à 250 kWc. Ces appels d’offres sont tirés uniquement par le prix et il y a un délai d’attente long entre la parution de l’AO et la sélection (juillet 2011 à janvier 2012). Ceci a tendance à décourager les porteurs de projets et à favoriser les panneaux fabriqués dans des pays à faibles coûts. Pensez-vous modifier ce système afin d’accélérer les délais et favoriser la filière et les panneaux français ?

 

• Les grands groupes français (Total) et ceux dont l’état est actionnaire majoritaire (EdF, GdF Suez, La Poste) installent des panneaux fabriqués par des sociétés étrangères aux dépens des sociétés françaises. Que pensez-vous faire pour favoriser la filière française ?

 

• Pensez-vous organiser des campagnes de promotion de l'énergie photovoltaïque ?

 

• La fiscalité pour le particulier (TVA 7%, crédit d'impôt et non imposition des revenus issus du photovoltaïque) sera-t-elle conservée et étendue au delà de 3 kWc ?
 

• Le tarif d'achat sera-t-il toujours fixé à la date de la PTF (Proposition Technique et Financière d’ERDF pour le raccordement) ?

 

• Pensez-vous modifier le système de fixation des tarifs d’achat pour les maisons à usage principal d’habitation ? Si oui pourriez-vous en donner les grandes lignes ainsi que le coût associé ?

 

• Quelles propositions faites vous pour améliorer le traitement des demandes ERDF ?

 

Dans l'attente de vos réponses, veuillez agréer, Monsieur, nos salutations distinguées.

Cordialement
Le président du GPPEP et toute son équipe.

Pour en savoir plus sur le GPPEP www. gppep.org

 

 

NB: mail du GPPEP reçu le 22 janvier : L'en-tête de la lettre a bien été personnalisée à l'intention du (ou de la) candidat(e).

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20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 17:48

 

Le 19 janvier, le Syndicat des Energies Renouvelables a présenté son  Livre Blanc des énergies renouvelables, une feuille de route pour 2020 (avec une projection 2030) qui propose de porter la part des énergies renouvelables à 25%, soit de dépasser l’objectif du Grenelle fixé à 23% d’EnR dans le mix énergétique.  A la clé : Un excédent de 3,4 milliards d’€ pour la balance commerciale (ou un déficit en moins), 20 millions de tonnes de CO2 évitées, et la création de 125 000 emplois.

 

20 000 MW de photovoltaïque
 

But principal : Poursuivre la trajectoire du Grenelle, à l’exception de l’objectif pour le photovoltaïque rehaussé à 20 000 MW au lieu de 5 400 MW. Le SER préconise d’inscrire 20 000 MW en 2020 dans la PPI (Programmation pluriannuelle des investissements), d’étendre le tarif d’achat aux installations de plus de 100 kWc (actuellement soumises au régime des appels d’offres), de modifier le système de décroissance du tarif pour envisager un volume cible annuel de 1700 MW. Le SER est prêt à étudier avec les pouvoirs publics un nouveau mécanisme de dégressivité a précisé Jean-Louis  Bal, Président du SER.

 

Libérer la petite hydraulique
 

Parmi les 12 propositions du Livre Blanc, on note le soutien au développement de la petite hydraulique avec un objectif de 27 500 MW en 2020. L’hydroélectricité est un bon complément aux énergies solaire et éolienne, notamment en raison de ses possibilités de stockage. A l’horizon 2020, cette forme d’énergie fournira  3 Twh d’électricité supplémentaire à l’équilibre offre/demande et à la stabilité du réseau électrique. Anne Penalba, Présidente de France Hydro Electricité, regrette que la petite hydraulique soit victime « d’un millefeuilles de couches réglementaires ». (avec une conciliation difficile entre « l’inscription du potentiel hydroélectrique dans les schémas régionaux » et « le classement des cours d’eaux »).

 

100% d’énergies renouvelables dans les îles
 

C’est possible à l’horizon 2030. Pour 2020, le Livre Blanc prévoit un objectif de 50% d’EnR en Corse et dans les DOM-TOM. Pour l’atteindre, Jérôme Billerey, Président de la Commission Outre-Mer du SER, préconise notamment la prise en compte de l’autoconsommation et une adaptation des lois littoral et montagne très contraignantes. Des développements de solutions de stockage sont en cours et ces territoires isolés sont un peu « le laboratoire des réseaux électriques du futur » précise Jean-Louis Bal.

 

Placer les EnR au cœur du bâtiment
 

et mieux prendre en compte le chauffage au bois dans la RT 2012 font également partie des propositions des professionnels.

 

Quel coût pour le consommateur ?
 

La mise en œuvre des propositions du Livre Blanc est chiffré à 5 milliards d’€ en 2020 comme contribution à la CSPE, ce qui représente une hausse de 12% de la facture du consommateur. Contrepartie : Une dynamique industrielle, des créations d’emploi et un bénéfice de la balance commerciale.  

 

Les atouts industriels français dans la compétition internationale
 

Sur le plan mondial en 2010, les investissements dans les énergies renouvelables ont dépassé 200 milliards de $. De grands pays émergents (Chine, Inde, Brésil) ont lancé des plans ambitieux d’équipements pour la production des énergies renouvelables. Malgré la crise, le secteur est plutôt en forme. Mais il faut reconnaître que ce n’est, hélas, pas tout à fait le cas en France. La filière photovoltaïque a perdu 7000 emplois, la dégressivité trimestrielle du tarif est une catastrophe (d’autant que le 19 du 1er mois, on ne connait toujours pas le tarif d’achat qui s’applique sur le trimestre en cours !) et l’éolien terrestre, filière mature et prometteuse, est entravée par des procédures administratives lourdes et complexes. Les professionnels du SER restent néanmoins confiants. « La France est dans la course » et a des  atouts pour « se placer dans le peloton de tête ».  Jean-Louis Bal, Président du SER, a rappelé la présence d’entreprises françaises sur l’ensemble de la chaîne de valeur (Sillia, Fonroche, Photowatt, Auversun dans le photovoltaïque ; Vergnet, Aérowatt, Alstom et Areva dans l’éolien, pour en citer seulement quelques-unes). Certaines ont déjà pris place à l’international.

 

Eolien terrestre : une implantation laborieuse
 

L’énergie éolienne terrestre se développe en France au rythme de 1000 MW chaque année, mais 1350 MW sont nécessaires pour réaliser les objectifs du Grenelle et il faudra « trouver une solution autrement on ne sera pas au rendez-vous » précise Nicolas Wolff, Président de France Energie Eolienne. Concernant la parité réseau de cette énergie, elle est très proche et sera effective d’ici 2 ou 3 ans. Sur le marché de gros, le prix de l’électricité varie entre 50 et 60€/MWh et celui de l’éolien est à 80 €/MWh. Le fossé existant est en train de disparaître, explique Nicolas Wolff. L’éolien est d’ores et déjà compétitif notamment avec le coût de l’électricité de l’EPR (estimé à 70 €/MWh).

 

Est-ce que le contexte français, centralisé, avec une production d’EnR aux mains de grands groupes (alors que les EnR en Allemagne sont majoritairement détenues par de petites unités locales)  n’est pas un handicap pour leur développement ?  « Si la possibilité d’investir dans les renouvelables pour les citoyens et les collectivités n’a pas atteint le même niveau de maturité qu’en Allemagne et au Danemark, il y a des progrès »,  répond Nicolas Wolff.

 

Orienter l’épargne vers les EnR
 

Parmi les pistes pour favoriser l’investissement privé dans les EnR, Eric Vincent, Vice-Président du SER, a évoqué la possibilité de ré-orienter le Livret de Développement Durable. Objectifs proposés : Améliorer les conditions commerciales des banques pour le financement des EnR ou créer un mécanisme de garantie qui permettrait aux banques et assurances de diminuer leurs besoins de fonds propres pour financer les énergies renouvelables.

 

Engager le débat avec les candidats à la présidentielle 

 

Contributions du Syndicat des Energies Renouvelables au débat sur l'énergie, les propositions du Livre Blanc seront discutées lors du colloque annuel du SER le 7 février à la maison de l’UNESCO.  Intitulé «Energies Renouvelables, énergies de notre siècle », ce colloque accueillera, outre les Ministres Eric Besson et Nathalie Kosciusko-Morizet, des sommités du monde de l’énergie (dont Gérard Mestrallet de GDZ-Suez, Luc Oursel d’Areva , Henri Proglio d’EDF), des chercheurs (Daniel Lincot du CNRS), et des candidats à la présidentielle.

 

Le Livre Blanc est téléchargeable en ligne sur le site du SER www.enr.fr

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18 janvier 2012 3 18 /01 /janvier /2012 12:17

 

La dernière version de l’enquête « le logement idéal des français » du groupe PAP (de Particulier à Particulier) révèle que les français surveillent davantage leur consommation d’énergie et « développent leur éco-conscience ». Alors qu’il y a 10 ans une grande majorité des futurs accédants à la propriété étaient incapables de définir des termes comme HQE ou BBC, aujourd’hui ils sont connus par les trois quarts des futurs propriétaires (81 % en 2011).
 

 

La mise en place du diagnostic de performance énergétique (DPE) rendu obligatoire en France par le décret du 15 septembre 2006, a favorisé leur notoriété auprès des futurs acquéreurs et joue désormais un rôle majeur dans le choix du logement. L’augmentation du coût des énergies (gaz, électricité, etc.) ces dernières années ne paraît pas étrangère à cette évolution, même s’il faut souligner la part croissante de l’éco-conscience, remarque  l’enquête. « En l’espace de six ans, la frugalité dans la consommation d’énergie est un critère qui justifie un investissement plus important dans son futur logement. En 2011, 81,9 % des futurs accédants se disent prêts à revoir à la hausse leur investissement pour un logement peu énergivore, contre 75,3 % en 2007 ». Souligné, dans les tendances 2011 : Un tiers des accédants tient compte de la possibilité de récupérer les eaux de pluie ou de la présence de matériaux verts (31 %) pour déterminer la valeur d’un logement.

 

Source : PAP.

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