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28 octobre 2010 4 28 /10 /octobre /2010 16:25

 

Aujourd’hui, les  Ministères de l’Economie et du Budget ont été victimes d’une panne d’électricité de 7h15 à 8h15. On ne peut pas dire que ce soit très rassurant, ça. Parce qu’au beau milieu des menaces terroristes, si les responsables de l’Etat n’y voient  plus rien…  N’est-il pas urgent d’installer des éoliennes de secours pour  les membres de notre gouvernement ?  

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26 octobre 2010 2 26 /10 /octobre /2010 22:52

 

Vous vous rappelez le vieux slogan d’EDF, « nous vous devons plus que la lumière.. » ?  et bien en France, au XXIème siècle, c’est toujours le trouble et l’obscurité dès qu’il s’agit des prix de l’électricité.  

 

Suite aux menaces de hausses des factures au prétexte du coût élevé de l’électricité solaire, l’Association des professionnels du solaire Enerplan  demande la transparence sur les charges de la CSPE, notamment sur les subventions à la cogénération et les charges liées au TarTAM.

 

Le communiqué d’Enerplan :

 

 Laisser entendre que le déficit de la Contribution au Service Public de l’Electricité (CSPE) - 1,6 milliard d’euros à fin 2010 - serait à mettre à la charge du coût d’achat de l’électricité solaire, ce qui justifierait l’augmentation du prix de l’électricité de 3 à 4% dès 2011, relève de l’injustice.

 

La Commission de Régulation de l’Energie (CRE) note dans son rapport d’activité 2009 à propos des charges prévisionnelles 2010 pour la CSPE,  « une hausse significative des charges liées à l’obligation d’achat évaluées à près de 1 240 M€, dont 528 M€ au titre des énergies renouvelables. Les charges liées à la péréquation tarifaire sont également en augmentation et s’élèvent à 918 M€ »

 

Le déficit de CSPE qui prospère depuis quelques années, n’est donc pas grevé par le développement de l’électricité solaire en France – marginal avant 2009 et encore non significatif en 2010/11 – mais est impacté entre autre par la subvention de la cogénération (828 M€ en 2008, 521 M€ en 2009, 668 M€ en 2010), ou encore par les charges prévisionnelles liées au TarTAM (retour à un tarif semi-réglementé pour les entreprises parties vers le marché libre et revenues s’abriter sous la solidarité nationale) estimées par la CRE de 361,7 M€ en 2010. Le photovoltaïque, avec moins de 800 MW connectés d’ici fin 2010, ne devrait guère peser dans la CSPE que pour 120 M€ cette année, selon la CRE. Les chiffres sont têtus et ne peuvent mettre en accusation la charge financière du photovoltaïque, pour justifier la prochaine augmentation de l’électricité.

 

Il est vrai que le financement du développement de l’électricité solaire d’ici l’atteinte de la parité réseau avant 2020, est un véritable challenge qui appelle une démarche de démocratie énergétique. Ce développement qui intègre la lutte contre l’inflation énergétique, aura un impact maîtrisé sur la facture d’électricité des Français. Nous devons avoir une approche transparente des enjeux financiers, de façon holistique pour prendre en compte l’ensemble des externalités, non liées au coût du développement de la production électrique d’origine renouvelable, qui alourdiront la facture électrique des Français.

 

Enerplan, organisation professionnelle de l’énergie solaire, demande cette transparence pour éclairer les Français et ne pas les laisser croire, que le rattrapage de la CSPE en 2011 soit imputable à l’achat d’électricité solaire. Accuser de nouveau le photovoltaïque est à la fois injuste et infondé. Rappelons que la part du photovoltaïque dans la CSPE coûtera en 2010 à un ménage moyen - qui consomme 3500 kWh/an - moins d’un euro par an, et guère beaucoup plus en 2011 : nous sommes très loin de la nécessité d’augmenter le prix de l’électricité de 3 à 4 % pour financer les kWh solaires.

 

Source : Enerplan

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25 octobre 2010 1 25 /10 /octobre /2010 22:09

 

Un amendement au projet de la loi de finances 2011 prévoit une augmentation de la CSPE qui entraînerait une hausse de plus 3% des tarifs réglementés de l’électricité pour les particuliers dès l’an prochain. Outre une forme d’injustice (une grande partie des industriels qui bénéficient  d’un plafonnement de la CSPE seront épargnés), le motif - le rachat de l’électricité solaire qui soi-disant plomberait la CSPE -  est contesté par les professionnels.


Le SER (Syndicat des Energies Renouvelables) dénonce une manipulation. Voici son communiqué  :

 

« Hausse des prix de l’électricité : Les énergies renouvelables, bouc émissaire habituel

Une disposition du projet de loi de finances ouvre la voie à une hausse du prix de l’électricité imputée à la forte augmentation des charges de service public de l’électricité, qui seraient liées aux énergies renouvelables. Les professionnels contestent le diagnostic et souhaitent rappeler les éléments de coûts qui construisent ces charges de service public de l’électricité. 

La contribution au service public de l’électricité est une taxe forfaitaire payée par le consommateur d’électricité pour payer un certain nombre de surcoûts parmi lesquels :

-          Le financement de la production d’électricité à partir de la cogénération gaz ;

-          La péréquation tarifaire (c’est-à-dire le fait que les consommateurs des DOM COM paient un tarif identique aux consommateurs métropolitains malgré un coût de production de l’électricité plus important) ;

-          Le financement des énergies renouvelables électriques ;

-          Etc.

 

Pour 2010, la Commission de Régulation de l’Energie rappelle que le financement des énergies renouvelables pèse pour 24 % de la taxe quand la cogénération gaz pèse 32 % et la péréquation tarifaire 41%. Historiquement, ce sont bien la péréquation tarifaire et la cogénération gaz qui captent la plus grande partie de la charge de service public de l’électricité (cf. graphique ci-dessous).

 

 

CSPE décomposition

* Estimation


Lorsque la CSPE ne suffit plus à couvrir les charges réelles de service public, l’opérateur historique n’est plus compensé par l’Etat par la dite taxe à la hauteur des coûts réels. C’est le cas aujourd’hui à hauteur de 1,6 milliard d’euros. C’est pourquoi, le Parlement a décidé de proposer, à juste titre, dans le cadre du projet de loi de finances, une augmentation du plafond forfaitaire de la CSPE afin qu’EDF puisse être remboursée des sommes avancées. En effet, le déficit de recouvrement a été creusé ces dernières années par les charges les plus lourdes, à savoir la péréquation tarifaire et les contrats d’achat, concernant l’électricité produite à partir de centrales de cogénération gaz.

Les énergies renouvelables, si elles bénéficient d’un soutien financier à travers la CSPE, ne représentent pas aujourd’hui, à elles seules, une charge qui justifie l’augmentation de 3,2% de la facture électrique dont les médias se sont faits l’écho. En 2010, les énergies renouvelables électriques auront coûté 6,3 euros par ménage ».

 

Source : Le Syndicat des Energies Renouvelables

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24 octobre 2010 7 24 /10 /octobre /2010 22:26

 

L’Association Solaire Citoyen née à Paris il y a un an, a lancé un projet solaire participatif original, inspiré d’une démarche réalisée dans des universités allemandes.  Le but : Proposer à tous les citoyens intéressés par l’énergie solaire qui ne peuvent pas toujours s’équiper eux-mêmes (locataire,  habitant de copropriété), d’investir dans une installation photovoltaïque collective.  Principe : Des personnes morales (commune, entreprise, université,… ) prêtent leurs toits pour installer des panneaux photovoltaïques. Une structure  (qui devrait être une SAS à fonctionnement coopératif) regroupera les personnes qui veulent financer  l’installation. Le capital investi par le collectif est remboursé progressivement, avec un intérêt, à partir du produit de la vente de l’électricité à EDF ou à Enercoop.  Le détenteur du toit  peut devenir propriétaire de l’installation au bout de 20 ans et continuer à produire de l’électricité pour son propre compte. Ouverte à de nouveaux adhérents, l’Association Solaire Citoyen a déjà des contacts avec des détenteurs de toits intéressés par le projet.

Pour en savoir plus : http://solairecitoyen.wordpress.com

 

Malgré leur mise en quarantaine, les  ENR  sont  toujours plus  mobilisatrices !

 

Le Réseau Action Climat de France vient de faire un bilan amer des abandons du  Grenelle de l’Environnement, dénonçant les choix énergétiques  « fossile et nucléaire toujours, les ENR en galère ». Le RAC-F souligne à juste titre  le durcissement de la réglementation à l’égard des éoliennes et le manque de soutien au photovoltaïque : « La feuille de route énergétique du Grenelle prévoit de faire passer la production à partir d’ENR de 20 Mtep à 37 Mtep d’ici 2020. En représentant près d’un tiers des nouvelles productions (5 Mtep), la filière éolienne doit y jouer pleinement son rôle. Pourtant les dispositions de la loi Grenelle 2 ont rendu plus contraignantes les règles d’implantations d’éoliennes (classement ICPE, seuil minimum de 5 éoliennes par parc, etc.), ce qui risque fortement de mettre un coup d’arrêt au développement de la filière. Les récentes communications du gouvernement montrent par ailleurs un manque de soutien à la filière photovoltaïque qui est tout aussi inquiétant ».  www.rac-f.org/Grenelle-de-l-environnement-3-ans.html

 

Et bien, en dépit de ce climat incertain et de ces sombres perspectives, les citoyens sont de plus en plus nombreux à se mobiliser pour des projets d’ENR solidaires !  A l’instar de l’Association Solaire Citoyen, des structures comme Solira à Lyon se sont déjà engagées dans des projets participatifs. Le site www.photovoltaique.info recense une vingtaine d’initiatives.  Les signes d’une autre révolution,  énergétique et pacifique ?

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21 octobre 2010 4 21 /10 /octobre /2010 23:03

 

Depuis 2007, le nombre d’emplois dans  la filière photovoltaïque chez nous a été multiplié par 10. Actuellement, le secteur emploie en France 24 310 personnes, dont 6 700 dans la production industrielle (modules, câbles, wafers, cellules, onduleurs, etc…), près d’un millier dans la recherche en laboratoire (CEA, INES…) et plus de 16 000 dans l’installation et le développement de projets, selon le Syndicat des Energies Renouvelables.

 

 La puissance photovoltaïque raccordée au 30 juin en France était de 511 MW (dont 422 MW en métropole et 89 MW en Outre-Mer et Corse). Sur ces  511 MW, environ 200 MW représentent des installations inférieures à 3 kWc, 200 MW des installations de 3 à 500 kWc, et  100 MW des installations supérieures à 500 kWc (on notera la taille du parc français très modeste, comparativement au 10 000 MW du parc allemand). Il y a 3 716 MW en file d’attente, mais  on ne sait pas estimer la part des projets qui se concrétiseront réellement.  Le SER déclare  « avoir demandé officiellement aux pouvoirs publics et à la Commission de Régulation de l’Energie la mise en place par ERDF et sous leur contrôle d’un mécanisme de transparence totale sur cette file d’attente ».

 

Alors que le rapport Charpin veut  limiter la croissance du parc photovoltaïque à 500 MW par an, le SER défend un volume de 1 000 MW par an. Le risque d’explosion  de la CSPE n’est pas fondé. Fin 2010, La part PV dans la CSPE se monte à 10%.

 

Pour calculer le coût du photovoltaïque pour la collectivité, ne faut-il pas prendre en compte les coûts d’acheminements évités par la production photovoltaïque ? Le SER prévoit d’intégrer le sujet dans une prochaine étude.

 

Le développement des installations PV sur le réseau a des atouts

 

Sur les enjeux relatifs au raccordement, le SER précise que :

 

« La réglementation relative au raccordement des installations de production fixe le principe que toute opération de raccordement est majoritairement financée par le demandeur (au moins 60 % du coût du raccordement).

Sur la base de scénarios de développement du photovoltaïques allant de 500 à 1 000 MW par an, les coûts de raccordement et de développement à charge des gestionnaires de réseaux et financés dans le cadre du TURPE sont évalués entre 70 M€/an et 140 M€/an. Ces éléments de chiffrage sont donc inférieurs d’un facteur 10 à ceux annoncés par ERDF (1 000M€/an).

Concernant les enjeux techniques, le développement des installations photovoltaïques sur les réseaux Basse Tension  présente plusieurs avantages pour le gestionnaire de réseau : diminution des transits au niveau des départs et réduction de la facture d’accès au réseau, réduction des chutes de tension, etc. Les éventuelles situations de contraintes de tension, limitées à des configurations particulières, ne risquent pas de provoquer de black-out ; la mise en oeuvre de mesures simples (régulation de tension, etc.) permet de traiter ce phénomène en optimisant l’intégration de systèmes photovoltaïques sur ces réseaux ».

  

Relever le défi d’une filière solaire française

 

Quid de l’impact du nouveau contexte réglementaire (baisse des tarifs d’achat et diminution du crédit d’impôt) sur les projets en cours et les emplois dans la filière ? Certaines entreprises ont réduit la voilure :  Fonroche, fabricant et installateur français de modules PV a gelé une 3ème ligne de production sur son site de Roquefort dans le Lot-et-Garonne.  Mais sans pour autant baisser les bras.  Emix, fabricant de blocs et de plaquettes de silicium polycristallin à Saint-Maurice-la-Souterraine (Creuse) veut relever le défi d’une filière solaire française et vient de créer, avec une dizaine d’entrepreneurs (dont Fonroche),  « le groupement des industriels français  du photovoltaïque », tout juste après avoir lancé un panneau solaire 100 % français, le McPv.  Une lueur d’espoir dans la sinistrose ambiante.

 

 

Rappel :

 

Depuis septembre 2010, le tarif d'achat de l’électricité photovoltaïque est le suivant:

 

Type d'intégration

Bâtiments d'habitation

Bâtiments d'enseignement et de santé

Autres types de bâtiments

Intégration au bâti (installations < 250 kWc)

neufs et existants :
58 cts€ si < 3 kWc

51 cts€ au delà

51 cts€

44 cts€

Intégration simplifiée au bâti

A partir de 2011 pour les installations < 3 kWc :
37 cts€

37 cts€

Non intégré au bâti (y compris centrales au sol)

35,2 cts€ pour les DOM-COM
27,6 cts€ en Métropole
Si l'installation est > 250 kWc, le tarif de 27,6 cts€ est régionalisé de 0 jusqu'à 20% pour les régions les plus au nord

Source : Enerplan

 

 

Précisions :

 

Installation intégrée au bâti : Les panneaux solaires doivent assurer eux-mêmes l’étanchéité de la toiture. Le tarif d'intégration au bâti s’applique aussi  à d’autres installations sous certaines conditions.  Il faut que les panneaux photovoltaïques assurent au moins l'une des fonctions suivantes: allège, bardage, brise soleil, garde-corps de fenêtre, de balcon ou de terrasse, mur rideau.

 

Installation avec intégration simplifiée au bâti : Les panneaux solaires sont installés parallèlement au plan du toit, mais n’assurent pas eux-mêmes  l’étanchéité.

 

Plafonds  pour l’énergie produite

 

Le volume d’électricité produit éligible au tarif d’achat est plafonné annuellement.  Ce plafond est égal au produit de la puissance crête installée par 1 500 heures si l’installation est en métropole continentale ou  1 800 h dans les autres cas. Par exemple, pour une installation intégrée au bâti de 3kWc, le volume acheté au prix fort est limité à 4500 kWh /an  (3 x 1500). Pour les installations photovoltaïques pivotantes sur un ou deux axes permettant le suivi de la course du soleil, le plafond est égal au produit de la puissance crête installée par 2 200 heures si l’installation est  en métropole continentale ou par 2 600 heures dans les autres cas. Au-delà des plafonds, l’énergie produite est rémunérée à 5 c€/kWh.

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20 octobre 2010 3 20 /10 /octobre /2010 16:38

 

Le projet de Loi de Finances 2011 qui envisage de réviser certains avantages fiscaux liés aux  investissements dans  les PME et les  entreprises innovantes,  est susceptible d’affecter les projets solidaires dans les énergies renouvelables comme ceux portés par  l’association Energie Partagée et l’association Solaire Citoyen.

Finansol, le collectif des acteurs de la finance solidaire, a réagi et déposé un amendement au Projet de loi de Finances 2011 afin que les projets  EnR  locaux et citoyens continuent de pouvoir bénéficier des réductions fiscales existantes.

La position argumentée  de Finansol :

« L’article 14 du Projet de Loi de Finances 2011 (PLF) propose un aménagement des réductions d’impôt sur le revenu (IR) et d’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) au titre de la souscription au capital de PME et d’entreprises innovantes afin d’améliorer l’efficacité économique de la dépense fiscale et de prévenir certaines situations abusives.

Dans ce contexte, les activités financières ont été exclues des avantages fiscaux car, selon l’exposé des motifs, ‘ elles ne connaissent pas de difficultés structurelles à trouver des financements en fonds propres’.

Si cet argument vaut probablement pour les activités financières spéculatives, il en va différemment des structures financières solidaires (appelés communément « financeurs solidaires ») dont la mission est de financer et d’accompagner la création et le développement d’activités à forte utilité sociale (principalement dans les secteurs de l’emploi, du logement très social, de l’environnement et de la solidarité internationale).

Priver les souscripteurs au capital des financeurs solidaires des avantages fiscaux existants  entrainerait  une forte baisse des fonds propres de ces derniers, et donc une limitation de leur intervention en faveur du développement économique et de l’emploi sur les territoires, notamment de personnes très éloignées du monde du travail.

Les rédacteurs du PLF ont exclu de l’aménagement des réductions d’impôt, les entreprises solidaires exerçant une activité de gestion immobilière à vocation sociale (c'est-à-dire les financeurs solidaires œuvrant dans le secteur du logement très social).

Finansol demande que cette exclusion soit étendue à l’ensemble des entreprises agréées solidaires quelles que soient la nature de leur activité et la composition de leur capital (1)  .

C’est donc  le maintien des dispositions fiscales actuelles en faveur des entreprises solidaires  qui est souhaité. »

(1)      Concernant la composition du capital, les financeurs solidaires ayant un statut coopératif ou associatif dans ¾ des cas, les risques de dérives sont inopérants.

 Sources : Finansol, Enercoop et l'Association Solaire Citoyen

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13 octobre 2010 3 13 /10 /octobre /2010 09:47

 

Suite à la tenue du Congrès Solarpaces à Perpignan du 21 au 24 septembre dernier, Derbi (le pôle de compétitivité dédié au développement des énergies renouvelables dans le bâtiment et l’industrie en Languedoc-Roussillon) a dressé un bilan de la manifestation.

 

 

Voici les points principaux du communiqué :

 

Du 21 au 24 septembre, sous l’égide du laboratoire Promes du CNRS (www.promes.cnrs.fr), avec l’appui d’Estela (www.estelasolar.eu/), du pôle de compétitivité Derbi (www.pole-derbi.com) et de l’Imeder (www.perpignan.cci.fr), Perpignan a accueilli la 16ème édition du congrès mondial Solarpaces. Parmi les 800 scientifiques et industriels présents , les délégations d’experts américains, allemands et espagnols représentaient la moitié des participants originaires de 42 pays, dont le Japon, Israël , l’Australie, la Chine , la Corée , l’Afrique du Sud, les Emirats Arabes auxquels s’ajoutent entre autres la Tunisie , l’Algérie, l’Egypte, et la Turquie. La France, avec 142 participants, était le troisième pays représenté.

(…)

 

Ces quatre journées denses,  rythmées de conférences plénières et d’ateliers spécialisés (plus de 300 contributions scientifiques collectées), ont été  suivies d’une journée de visite des grandes infrastructures de recherche européenne du Four Solaire d’Odeillo et de la plate forme  Thémis Solaire Innovation en cours de réhabilitation sous l’impulsion du Conseil Général des Pyrénées Orientales, de la Région Languedoc Roussillon et du Pôle Derbi.

(…)

 

Après Las Vegas en 2008, Berlin en 2009, ce rassemblement  des spécialistes de la filière solaire thermodynamique à concentration (centrales solaires à tour type Thémis, à miroir cylindro-paraboliques, à concentrateur Fresnel  etc.) prend un virage important.

 

 En effet, pour la première fois, 8 de ses  20 sponsors privés étaient des entreprises françaises, dont l’une apparaît, dès sa première contribution, en sponsor « platine ». La majorité d’entre elles exposait d’ailleurs leur savoir faire au Palais des Congrès de Perpignan lors du salon associé à la conférence.

 

Cette édition a été marquée par la revue de projets industriels,   en cours de financement ou de réalisation,  dont la taille est toujours plus importante  tels que le projet  Sham 1 à Abou Dhabi qui annonce la puissance de 100 MW ou le projet Ivanpah de 390 MW aux Etats Unis. L’autre nouveauté remarquable est l’arrivée en scène de groupes industriels français de premier rang : Areva, Alstom, Total,  Saint Gobain, CNIM et Gdf Suez qui annonçait le premier jour du séminaire, le lancement d’un projet de centrale solaire hybride au Chili, et de PME françaises innovantes telles que Solar Euromed, Soitec ou Exosun …

 

Les perspectives d’un marché de  30 GW à 40GW par an (l’équivalent de 20 centrales nucléaires) et quelques 90 milliard d’euros à horizon 2050 semblent attiser  d’ambitieuses convoitises. Malgré un retard sur leurs concurrents espagnols et allemands notamment, les entreprises françaises ont une carte à jouer.

(…)

 

Création de l’Institut Themisol

 

Le levier de la recherche et développement, à travers une poursuite de la baisse du prix de production du KWh solaire, est l’une des clefs du futur de ce marché prometteur. Dans ce contexte, l’annonce de la création de l’Institut d’Excellence Themisol, basé à Perpignan, et adressant notamment les filières solaires à concentration (CSP et CPV), semble venir à point nommé dans le renforcement de la recherche française au profit des entreprises locales, nationales et internationales.

 

Plus d’infos : www.solarpaces2010.org

 

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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 13:50

 

Champs-d-eoliennes--Bouin-.jpg

 

                                                Photo : © Christophe Mongrédien / CLER

                                           Champs d’éoliennes (Parc éolien de Bouin, Vendée)

 

 

 

 

-  Dis donc, est-ce que tu vas manifester pour les retraites ?

 

-  Heu, non. Ma dernière manif, c’était pour les éoliennes.

 

-  Ah… Bon. Mais quel rapport ?

 

-  Et bien, l’éolien, c’est un grand chantier d’avenir qui peut donner du travail à beaucoup de monde chez nous. Qui dit plus de boulot, dit plus de cotisations et pas de problème de déficit des caisses de retraite…

 

-  Mouais… c’est un peu simpliste ton truc. Et tu crois vraiment qu’on pourrait s’en sortir comme ça ?

 

-  Pour l’instant, c’est mal barré. Les éoliennes ont été classées ICPE en régime d’autorisation, ça va être de plus en plus difficile d’en installer. Très triste, tout ça.

 

-  Alors qu’est ce que tu vas faire ?

 

-  Je vais en adopter une. Adopter une éolienne, c’est un geste simple, gratuit, qui ne risque pas de nous attirer les foudres de Moody’s. C’est sur www.ewea.org/freshair

 

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8 octobre 2010 5 08 /10 /octobre /2010 15:53

 

 

Bâtiments basse consommation, à zéro énergie ou à énergie positive, les constructions sont plus nombreuses, plus belles, et, ô bonheur, un peu moins chères. Les réalisations distinguées le 6 octobre par Observ’ER (l’Observatoire des Energies Renouvelables), à la remise des prix de son 12ème concours « Habitat solaire, Habitat d’aujourd’hui », en témoignent. Et leurs installations photovoltaïques proviennent souvent d’industries locales. Tagada tsoin tsoin, Monsieur Charpin 

 

 

 

Parmi les plus remarquables :

 

-L’école maternelle de Pringy (Haute-Savoie).

Prix Grenelle 2010 BBC (Bâtiment Tertiaire).

 

L’école a une structure et un parement bois, elle est équipée d’une toiture photovoltaïque (tuiles Imerys) de 90m2 pour une puissance de 9,9 kWc. Son chauffage est assuré à 80% par une chaudière à bois. Conso en énergie primaire : 48,90 kWh/m2/an (39,97 kWh/m2/an si on déduit la production PV).

 

- Les Hauts de Feuilly à Saint-Priest (Rhône).

Prix Grenelle 2010 BBC (Maisons individuelles groupées)

 

Lotissement de 31 maisons passives, à ½ heure en tramway du centre de Lyon. Le défi relevé par le mandataire MCP Promotion et l’architecte Thierry Roche : Densifier l’habitat (peu de foncier disponible, chaque parcelle dispose de  400 m2, maison comprise) tout en réalisant un ensemble harmonieux et aéré. Les maisons (ossature bois préfabriquée en atelier) ont des triples vitrage et une isolation de 25 cm de laine de verre en façade. Elles sont équipées de 6 m2 de capteurs thermiques et de 12 m2 de panneaux photovoltaïques (fournis par Clipsol) ; Le chauffage est assuré par une PAC réversible (2 kW).  Coût de consommation d’énergie par maison (chauffage compris) : 350 € /an en moyenne

   Les 3 premières maisons (110 à 150 m2) ont été commercialisées en 2009 entre 390 000 et 530 000€ (terrain compris). Suite à la crise, l’offre a évolué. La vingtaine de maisons à construire d’ici 2011 seront de plus petites tailles (68 m2 et 80 m2 habitables) et moins chères. Thierry Roche travaille sur d’autres maisons passives à Lusignan (Rhône) avec un coût de construction de 1000 m2.

 

- Groupe scolaire Jean-Louis Marquèze à Limeil-Brévannes (Essonne)

Prix spécial Bâtiment tertiaire énergie zéro.

 

Conçu par l’agence d’architecture Lipa et Serge Goldstein,  c’est le 1er établissement scolaire (2 écoles, maternelle et primaire) « zéro énergie ». Sa structure en béton est isolée par l’extérieur. Il dispose de 531 m2 panneaux photovoltaïques (Tenesol) en façade et sur les préaux qui assurent une production annuelle de 58500 kWh, et de 30 m2 de capteurs thermiques. Le chauffage est fourni par une PAC eau-eau de 90 kW. Serge Goldstein a précisé qu’un suivi conso a été fait « pour voir si les objectifs étaient atteints » et c’est le cas. La conso en énergie primaire de l’établissement est de 22 kWh/m2/an (réduit à 1,7 kWh/m2/an avec l’apport du photovoltaïque).

 

- Résidence étudiante et sociale à Paris

Prix réhabilitation logement collectif

 

L’enjeu : Réhabiliter un bâtiment post-haussmanien (datant de 1926) du 15ème arrondissement avec une extension pour accueillir une résidence très sociale (55 logements) et une résidence étudiante (34 logements). Malgré une isolation par l’extérieur impossible, les caractéristiques thermiques du bâtiment ont été très nettement améliorées. La consommation en énergie primaire supérieure à 400 kWh/m2/an, est maintenant de l’ordre de 86 kwh/m2/an

   Les Bâtiments de France, jusqu’alors hostiles à l’intégration de PV dans ce contexte architectural, ont accepté la surélévation en bois et zinc du 8ème étage qui modernise le haut du bâtiment. Cette surélévation a permis d’accueillir une centrale thermique (qui réduit les charges des locataires) et une centrale photovoltaïque. « En ce moment, il se passe des choses intéressantes à Paris » a déclaré un représentant de Equateur SAS, le cabinet d’architectes qui en est le maître d’œuvre.

 

D’autres coups de cœur parmi les réalisations primées :

 

-     La résidence du Cèdre à Obernai (Bas-Rhin) qui accueille 24 logements sociaux sur 4 étages et qui est l’un des rares bâtiments collectifs en bois.

 

-     Une maison individuelle en Vendée qui produit 2 fois plus d’énergie qu’elle consomme.

 

-     La case Démété à la Réunion qui prouve que, même sous les tropiques, on peut se passer de climatisation sans souffrir de la chaleur.

 

-     La première maison Effinergie chauffée avec un poêle à bois dans le Doubs, qui prouve que  l’on peut vivre au chaud avec une moindre consommation d’énergie même quand il fait -20° dehors.

 

-     La maison Zen à Montagnole (Savoie), dont le maître d’œuvre, Alain Ricaud, ingénieur Supélec, a expérimenté une technologie photovoltaïque CIS allemande et veut maintenant créer une usine de fabrication de CIS en France via son entreprise Screen Solar. C’est l’auteur d’un livre tout récent « Construire une maison à énergie positive » paru aux éditions Dunod.

 

Le palmarès complet du concours « Habitat Solaire, Habitat d’Aujourd’hui » et l’ensemble des réalisations sont présentées en détail dans le n° 199 (septembre-octobre 2010) de la revue Systèmes Solaires.

A commander sur www.energies-renouvelables.org

 

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5 octobre 2010 2 05 /10 /octobre /2010 22:13

 

 

Un évènement Cleantuesday consacré à la capture et à la séquestration du CO2.

Parmi les intervenants :
-la start up française Geogreen
-le leader mondial Veolia
-un exposé sur la situation aux USA par la journaliste Anne Senges
-autres intervenants
12 octobre (18h30 à 21h30) à La Cantine, 151 rue Montmartre, 75002 Paris. Inscription :
http://cleantuesdayparis.fr/event/cleantuesday-paris-capture-et-sequestration-co2

 

 

Réunion de l'association Solaire Citoyen, engagée dans la promotion de l'énergie solaire en Ile de France avec projet de création d'une coopérative pour l'installation de panneaux solaires grâce à un investissement collectif et participatif.

14 octobre (19h à 22h) à la Maison des Associations du 11ème,  (Salle 2), 8 rue du Général Renault 75011 (métro Voltaire ou Saint Ambroise)

Apéro à partir de 19h (apportez vos boissons sans alcool!)

Début de la présentation du projet à 19h30.

Inscription : solairecitoyen@riseup.net

Infos: http://solairecitoyen.wordpress.com/

 

 

3èmes Journées Parisiennes de l’Energie et du Climat

Plus de 30 visites-découverte de bâtiments écologiques, d'éco-quartiers, de réseaux de chauffage et de froid, des expositions, etc… dans tout Paris. Certaines visites sont prévues pour les enfants.

16 et 17 octobre à Paris. Programme sur :

http://www.paris.fr/portail/accueil/Portal.lut?page_id=9654&document_type_id=4&document_id=90212&portlet_id=23774

 

 

Café Pro de l’EDIF (Association Energies Durables en Ile de France), une rencontre destinée aux professionnels et porteurs de projet dans les énergies durables (efficacité énergétique, énergies renouvelables), pour échanger idées, points de vue, expériences et contacts.

19 octobre à 19 h. Péniche Antipode, face au 55 quai de la Seine, 75019 Paris. Métro : Stalingrad ou Riquet. Vélib : station 19029 au 51 quai de la Seine. Bus : 60 ou 54.

Pas de frais d’entrée, juste la consommation d’une boisson (issue du commerce équitable) par courtoisie envers l’équipe de la Péniche.

Nombre de places limitées à 50 personnes. Inscription obligatoire (clôture 17 octobre au soir)

http://www.edif.asso.fr/spip.php?article206

 

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J'espère, à travers ce blog, contribuer à alimenter un débat démocratique sur nos choix énergétiques.
Un peu la tête dans les étoiles certes, mais les pieds sur terre dans des baskets bleues. Twit: Colorwatt
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