Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
3 juin 2013 1 03 /06 /juin /2013 22:19

 

Le 22 mai dernier, l’Union Française de l’Electricité a organisé à Paris un débat sur les enjeux de l’hydroélectricité qui n’a pas abordé le sujet le plus sensible, la mise en concurrence des concessions hydrauliques. S’il n’était pas à l’ordre du débat, il est à l’ordre du jour, la Commission Européenne ayant rappelé à la France le 29 mai l’urgence de réformes dont l’ouverture du marché de l’énergie. 

Première énergie renouvelable électrique, l’hydroélectricité produit près de 83 % de l’électricité renouvelable (en France et dans le monde) et joue un rôle important dans l’équilibre offre / demande du système électrique. Flexible, elle est particulièrement intéressante pour pallier à l’intermittence des ENR. C’est actuellement la seule technologie de stockage de masse de l’énergie électrique, via les centrales disposant d’un réservoir et les STEP (stations qui pompent et stockent l’eau, permettant de restituer une production électrique lors des pics de consommation).

 

Un essor plutôt bloqué

En France, la filière représente 20% de la puissance et 13% de la production électrique.  La Convention pour le Développement d’une hydroélectricité Durable (*) lui a assigné un objectif d’augmentation de sa production de 3 TWh/an d’ici 2020 et de sa puissance de pointe de 3000 MW. Les voies de développement sont possibles, mais pas particulièrement dégagées.

 

La création d’ouvrages nouveaux

C’est la voie la plus à même de répondre aux ambitions des EnR, mais une très forte proportion (72% environ) du potentiel hydraulique est impactée par les projets de classement des cours d’eau, ce qui paralyse les initiatives.  Les producteurs (membres de la Commission Hydroélectricité du Syndicat des Energies Renouvelables) demandent que des zones propices soient définies et que des appels d’offres soient lancés pour des nouveaux projets hydroélectriques dans ces zones.

 

La valorisation ou l’équipement de seuils existants

Des solutions permettant de contribuer à restaurer la continuité écologiques existent mais sont limitées.


L’optimisation du parc existant

Est déjà au maximum. Peu de gain de production à espérer de ce côté-là. Selon les professionnels « les gains de rendement éventuellement réalisables ne pourront, au mieux, que compenser partiellement les 2 à 4 TWh de pertes induites par l’entrée en vigueur de nouvelles réglementations environnementales ». D’autre part, « les difficultés techniques et administratives (augmentation de débit dérivé, de la hauteur de chute) de tels projets ne permettent pas nécessairement de leur trouver un équilibre économique ».

 

 

Propos et commentaires

 

Si les vieux moulins font toujours rêver, le développement de l’hydroélectricité en France parait dans l’impasse. Entre une administration redoutant « les prédateurs»  prêts à faire main-basse sur "les bijoux de famille", et la réglementation kafkaïenne qui s’est emparée des  milieux aquatiques, on a du mal à identifier les ouvertures possibles (c’est du moins l’impression que j'ai ressentie lors de ce débat).

 

La crainte de brader le patrimoine

Pour François Brottes, Président de la Commission des Affaires économiques de l’Assemblée Nationale, l’hydroélectricité est « une boîte à bijoux » fortement convoité par les réserves de poissons, les pratiquants de canoë-kayak et «des industriels qui souhaitent acheter des équipements déjà amortis ».

 

Marie-Noëlle Battistel, députée PS de l’Isère et représentante de l’Association Nationale des Elus de Montagne, rédige actuellement un rapport sur l’hydroélectricité. Objectif : Replacer l’hydro dans le mix énergétique de demain, traiter la question de la petite hydroélectricité et de la fin des contrats d’achat, et celle de la remise en concurrence des barrages hydroélectriques. Questions sous-jacentes « Comment on le fait ? », « Y a-t-il des solutions pour y échapper ? ». Elle considère avec inquiétude l’arrivée de nouveaux opérateurs (« est-ce que l’on sera entendu de la même façon ?»), fait part de craintes liées à l’emploi, les barrages étant pourvoyeurs de travail  local, et déclare à propos des SEM (Sociétés d’Economie Mixte), « on veut être associés ».

(Dans un entretien à la Gazette des Communes son plaidoyer pour « un encadrement très serré des appels d’offres » pour que  l’Etat garde la maîtrise de l’outil hydroélectrique).

 

L’état écologique des rivières, objet de toutes les attentions

Selon Claire-Cécile Garnier, adjointe au Chef du Bureau des milieux aquatiques à la Direction de l’Eau et de la Biodiversité du Ministère de l’Environnement et de l’Energie, « les classements vont laisser libre un peu plus de 3 TWh (…) on n’a pas pour objectif de bloquer l’hydroélectricité », elle ajoute que l’objectif de la DEB est « la préservation de la biodiversité aquatique » en rapport avec les exigences de la Directive Cadre sur l’Eau.  Il s’agit de veiller à la continuité écologique des rivières, c'est-à-dire favoriser la circulation des poissons et des sédiments (que les constructions hydrauliques entravent). Le besoin de restaurer habitats et milieux aquatiques impose « des aménagements obligatoires sur les ouvrages existants » (classement en liste 2) et « d’enlever certains barrages qui ne servent à rien et qui ne sont pas équipés en hydroélectricité ».

Et l’impact des centrales nucléaires sur le réchauffement des cours d’eau, est-il suivi avec autant de zèle par l’administration ? Oui, « on s’en occupe » mais « l’impact des centrales nucléaires sur le réchauffement des cours d’eau, c’est très difficile à mesurer» m’a répondu Claire-Cécile Garnier en marge du débat.

 

Polémique sur le classement des cours d’eau en réservoirs biologiques

Anne Penalba, Présidente de France Hydroélectricité et Vice-Présidente de l’UFE et du Groupe de Travail Hydroélectricité de l’UFE, a rappelé les points forts de l’hydroélectricité, en particulier son  « ratio énergie » (construction et aménagement versus production et énergie produite) qui culmine à 280, devant l’éolien à 45. Autres atouts : La grande durée de vie des installations, leur fonctionnement de 4000 heures /an à pleine charge (comparativement, c’est 6500 h /an pour le nucléaire, 2200 h /an pour l’éolien et 1000 h/an pour le photovoltaïque).  D’autre part, la très grande diversité des installations (petit moulin, grand barrage, prise d’eau,…) permet une alimentation de pointe et en base, à partir d’une production locale. Des efforts ont été faits pour intégrer d’emblée les enjeux environnementaux et énergétiques dans les installations, « depuis 84, on met des passes à poissons. On participe aussi au programme de R&D Anguilles ». La profession conteste le classement en réservoirs biologiques (Liste 1) des cours d’eau, jugé flou et arbitraire. On pourrait « sauvegarder 6 TWh de plus », précise Anne Penalba (le classement en réservoir biologique empêche la construction de nouveaux ouvrages).  Concernant les aménagements nécessaires sur les ouvrages existants, pour lesquels Anne Penalba, rappelle qu’il y a des productions significatives et que ce sont des réalisations sur fonds privés, la profession demande « pragmatisme et attention pour chaque ouvrage ». « On plaide pour une démarche de diagnostic partagé qui sauvegarde le plus d’énergie possible » précise Anne Penalba.

 

Une filière exportatrice

Jean-Charles Galland, Président de la Commission Hydroélectricité du SER a souligné que l’hydroélectricité, avec près de 21 000 employés en 2012, est la première des ENR en termes d’emplois. Exportatrice (à hauteur de 400 millions d’€ par an), la filière participe à l’équilibre de la balance commerciale de la France.

 

Les STEP en quête d’un modèle économique

Jean-Baptiste Séjourné, Président du Groupe de Travail Hydroélectricité de l’UFE, a évoqué la problématique des STEP. « Pour développer une STEP, il faut 10 ans a minima. Pour avoir des moyens disponibles à horizon 2025/2030, il faut d’ores et déjà créer les conditions d’investissement dans ces moyens qui ne sont pas aujourd’hui remplis (…) Les acteurs ne sont pas incités à investir ». En fait, plus le développement des ENR croît, plus le prix de l’électricité sur le marché baisse, moins il y a de rentabilité possible. De surcroît, le stockage n’est pas rémunéré.

 

La DGEC (représentée par Antoine Pellion, chef du Bureau de la production électrique) a besoin de visibilité pour accompagner le développement des outils de stockage tels que les STEP. Un mécanisme de capacité devrait « rémunérer les capacités de stockage ».

 

Dans la salle, le représentant de France Nature Environnement - opposée au développement de l’hydroélectricité, y compris de la petite hydraulique -, a déclaré être intéressé par le développement des STEP. Est-ce bon signe ?

 

Les moulins à eau ont encore des ressources  

Ravie d’appendre, en marge du débat, qu’un programme européen, Restor Hydro, est dédié à la restauration des anciens moulins avec des financements coopératifs, dans un but productif, patrimonial, environnemental et éventuellement pédagogique.  Ces témoins d'une autre époque ne sont pas condamnés à illustrer les livres de contes, mais peuvent reprendre du service et contribuer, même modestement, à notre bouquet énergétique futur.

 

 

(*) Convention signée le 23 juin 2010 par Jean-Louis Borloo, des élus, des énergéticiens, des hydroélectriciens et des associations  de protection de la nature (dont le WWF). Cette Convention a pour objectif d’harmoniser développement de la production hydraulique et respect des milieux aquatiques. France Nature Environnement, très opposée au développement de l’hydroélectricité, y compris petite hydraulique, ne l’a pas signée. Pour des raisons différentes, la FNPF (Fédération Nationale pour la Pêche en France) campe sur les mêmes positions que FNE.

Repost 0
Published by Mijo - dans hydraulique
commenter cet article
27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 01:23

 

Voilà des nouvelles qui éclairent ce printemps maussade et laissent présager  que malgré la déprime et nos difficultés, la situation en France n’est pas complètement désespérée. Au vu des premiers résultats bruts de la consultation du 25 mai sur la transition énergétique (*), cette fameuse transition est considérée comme un bienfait. Pour plus de 66% des consultés, elle représente « une chance de s’engager dans un modèle de société plus sobre, avec une nouvelle qualité de vie, plus respectueuse de l’environnement ». Venant du peuple le plus pessimiste du monde, c’est sublime et c’est un message fort.

L’autre surprise, que certains signes annonçaient un peu (vu le succès des Colibris), c’est que les vrais gens(**) penchent davantage pour le scénario NegaWatt (économies d’énergie, efficacité, développement des EnR) que pour celui du MEDEF (coup de frein aux EnR).

 

 

Quelques extraits et quelques commentaires

(Les résultats n’intégrent pas les consultations Outre-Mer, encore en attente, les données définitives peuvent donc différer un peu).

 

La transition d’abord une chance, puis une urgence, puis une opportunité

Pour 66% des consultés, la transition est une chance. Derrière la chance, c’est l’urgence : A 47,53%, ils répondent que la transition est « Une urgence, car le modèle énergétique actuel n’est plus soutenable du point de vue de l’environnement ».  Ensuite, « une opportunité : en terme de choix d’investissement qui permettent de créer de nouvelles filières d’emplois » est citée à hauteur de 32%. Ils ne sont que 3,51% à considérer que c’est « un risque fort, car cela met en danger les emplois actuels dans l’énergie dans un ensemble de secteurs lié directement ou indirectement à l’énergie » et seuls 1,24% estiment que c’est « un retour en arrière, cela va nous contraindre à renoncer à notre niveau de confort actuel ».

 

L’environnement est la motivation numéro 1

Les principales motivations pour que la France s’engage dans la transition énergétique : La réduction de la pollution et la protection de l’environnement est citée en tête (37,5%), devant la réduction de l’importation des énergies fossiles pour devenir plus indépendant (32%), et le  développement des EnR (30%). Les autres thèmes (anticiper la raréfaction des ressources en pétrole et en gaz, lutter contre le changement climatique, prévenir l’augmentation des prix des énergies, …) font des scores plus faibles.

 

Les postes de consommation d’énergie sur lesquels les consultés ont le sentiment de pouvoir agir : D’abord les déplacements (45,75%). C’est peut-être signe que même les captifs de l’auto (ceux qui n’ont pas de transports en commun à proximité) se sont mis à covoiturer (j’en connais plus d’un qui en sont ravis). Viennent ensuite : « La consommation courante, en choisissant des produits et des services qui demandent peu d’énergie» (35%), « le comportement et les petits gestes »( 34%), « les investissements sur l’isolation thermique de mon logement (33%).

 

Beaucoup craignent de basculer dans la précarité énergétique

A la question « Vous-même vous considérez vous en précarité énergétique ? » 43 % répondent « pas encore, mais j’ai des craintes »,  41% répondent « non », 11% répondent « oui » (5% n’ont pas répondu).

 

Aller vers une forte réduction de la consommation d’énergie, est perçue comme une chance aussi. 33,6% répondent « c’est une chance pour la société française parce que cette réduction va demander de nouveaux équipements et de nouvelles activités qui vont soutenir l’économie ». 26% estiment que c’est « une chance pour les ménages et les entreprises qui vont pouvoir maitriser leur facture énergétique tout en vivant ou fonctionnant comme maintenant, en mieux » et 24% que « c’est un moyen de réduire notre impact sur l’environnement ». Ils sont beaucoup moins (6,54%) à considérer que c’est « une contrainte pour les ménages et les entreprises », ne sont que 3, 53% à penser que c’est « une mise en cause trop importante du libre choix de nos modes vie et de notre consommation » et 2% à juger que c’est  « un fort ralentissement d’un des moteurs de la croissance et la compétitivité de l’économie française ».

 

Sur la partie « Risques, Bénéfices, et Moyens » :

 

Le souci des générations futures

A la question « Quelle serait pour vous les principales conséquences pour la France de ne pas changer sa stratégie énergétique ? »  En tête, 49% répondent « un risque de faire porter aux générations futures la nécessité d’agir dans l’urgence ». Donc nos concitoyens, dont une forte  proportion redoute de tomber dans la précarité énergétique, ne sont pas dans une logique de court-terme.

 

Décentralisation énergétique, autonomie et EnR

Projection en 2050. Et si la transition énergétique était réalisée, quel effet ? Citée en tête (35%) « la majorité de l’énergie est produite et consommée localement, à l’échelle des bassins de vie » Puis (32 %) « La France est autonome sur le plan énergétique, du coup la balance commerciale s’est rééquilibrée », ensuite (31,49%) « La création de nouvelles filières économiques liées aux énergies renouvelables a permis de créer des milliers de nouveaux emplois ».  

 

Les décisions à prendre : R&D et investissements dans les EnR

Concernant les grandes décisions à mettre en œuvre rapidement, sont citées d’abord (49,75%) : « Lancer un vaste programme de R&D national et européen », puis (45,77%) : « réorienter les investissements vers les énergies renouvelables et le développement de filières économiques » et (39,50%) « Introduire une fiscalité écologique et incitative : Prêt à Taux Zéro, subvention, déduction fiscale, certificats énergie, système de bonus/ malus... ».

 

Des citoyens plus éco-responsables

Quel rôle privilégier pour les citoyens dans la mise en œuvre de la transition ? Largement en tête (63,78%) : « Les citoyen-ne-s seront avant tout acteurs via la maitrise de leur consommation individuelle : réduction de la consommation, comportements plus sobres, investissement dans leur logement et les équipements plus performants, choix de fournisseurs d’énergie et des sources d’énergie ».

 

Quelles contreparties acceptables à la hausse du prix de l’énergie ? En tête (49%) : « Si le nouveau modèle énergétique a des effets positifs sur l’environnement et la santé ».

 

Après la journée d’échange, 77,45% des consultés estiment que la transition énergétique « aura un effet plutôt positif pour la société française ».

 

La journée citoyenne et la démarche participative sont plébiscitées 

Les consultés sont majoritairement (67%) satisfaits de l’organisation de la journée citoyenne dans leur région. Et à la question «Faudrait-il organiser dans le futur d’autres démarches de participation nationale, comme cette Journée citoyenne, sur des sujets différents ? », 75% répondent « Tout à fait ».

 

Les consultés sont plus mitigés sur l’impact des résultats de cette consultation sur les choix politiques en faveur de la transition énergétique au niveau régional et national.

 

Tous les résultats bruts sur :

http://www.transition-energetique.gouv.fr/sites/default/files/resultats_journee-citoyenne_25mai.pdf  

 

 

(*) Le 25 mai, dans 14 régions volontaires, plus de 1000 citoyens ont échangé sur les

enjeux de la transition énergétique. Après avoir reçu une information équilibrée (livret d’information au préalable et diffusion de vidéos en séance), et débattu entre eux, ils ont chacun répondu à 18 questions clés.

 

(**) A propos des participants, le communiqué du Secrétariat Général du Débat National sur la Transition Energétique, précise qu’ils ont été « recrutés par des instituts de sondage spécialisés pour assurer une diversité des panels », mais que les panels « ne sont pas statistiquement représentatifs de la population Française » et que cela « n’est pas un sondage ». Vous suivez ? Moi, j’ai juste retenu que les consultés ne sont ni des éminences de l’énergie, ni des marketeux du secteur, ni des khmers verts, car les sondeurs ont « veillé à ce que les participants ne soient pas impliqués dans la transition énergétique, à titre professionnel ou militant » selon le communiqué.

Repost 0
23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 22:20

 

La France est en récession, le chômage est en hausse, tous les indicateurs sont en rouge. Raisons de plus pour s’intéresser aux idées du « Collectif pour une Transition Citoyenne »  (*) qui défend « un nouveau modèle écologique et social »  porteur de « un million d’emplois non délocalisables et utiles à l‘ensemble de la société». Une utopie ? Non, un projet à long terme, inspiré d’expériences qui marchent déjà. Et pour ceux qui en doutent, il s’appuie même sur quelques chiffres présentés lors d'une conférence de presse le 21 mai.

  

   Pour la partie énergétique, il reprend le scénario NégaWatt qui, en mettant l’accent sur la rénovation des logements, les énergies renouvelables et les économies d'énergie, permet de créer 235 000 emplois en 2020 et plus de 600 000 en 2030 (selon une étude très précise de Philippe Quirion, économiste du laboratoire CNRS-CIRED).

  

   Pour la partie agricole, il s’inspire du scénario  Afterres 2050 de Solagro qui préconise un programme de relocalisation de la production et des achats alimentaires. Selon un « convertisseur alimentaire »  mis au point par Terre de Liens Normandie, ce programme conduit à un solde positif de 600 000 emplois. Schématiquement : On évalue les besoins d’une commune, la surface nécessaire pour produire, les équipements indispensables, puis on détermine le nombre de paysans à installer, explique Philippe Cacciabue, directeur de la Foncière Terre de Liens (attention, le régime alimentaire a un impact et le convertisseur n’est pas fait pour calculer l’autonomie totale). Reste que ce ne sont pas des élucubrations. Des études menées aux Etats-Unis (dont une publiée dans la Harvard Business Review) sur le « coefficient multiplicateur » de l’achat local, confirme ces données.

 

A l’appui, plusieurs actions concrètes menées avec succès par les membres du Collectif sont citées, dont :

Les 1600 AMAP (Associations pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne) qui alimentent près de 200 000 consommateurs via 50 000 familles adhérentes. Les 120 jardins bio du réseau des jardins de Cocagne qui sont cultivés par 4000 jardiniers en insertion professionnelle et fournissent chaque semaine des paniers de légumes, de fruits et de fleurs à 20 000 familles. Les 100 fermes bio (sur 2500 hectares) détenues collectivement par 10 000 citoyens (actionnaires, donateurs, adhérents) du Mouvement Terre de Liens (pour 30 millions d’€ d’investissement et 1 million d’€ de dons). Les 4 millions d’€ collectés auprès de 2300 citoyens pour financer des projets décentralisés d’énergie renouvelable via Energie Partagée. Les 70 000 personnes du mouvement Colibris qui participent à différentes actions solidaires locales.

 

Une sobriété heureuse plutôt qu’une ébriété consumériste

Au Festival de la Transition (du 24 au 26 mai à Cluny), les réseaux membres du Collectif feront le 25 mai, une déclaration commune. Il s’agit d’un appel à une transformation non-violente de la société, le choix d’une forme de sobriété heureuse plutôt que celui d’une ébriété consumériste.  Pour participer, on peut privilégier l’approvisionnement local et les circuits courts, choisir un fournisseur coopératif d’électricité verte, placer son argent dans des projets éthiques, intégrer une coopérative d’habitants, participer à une recyclerie, à une crèche parentale, financer la production locale d’énergies renouvelables ou s’impliquer dans un mouvement solidaire.

 

Le Collectif n’a pas vocation à devenir un mouvement politique et souhaite œuvrer surtout à l’échelle locale. A-t-il quelques points communs avec le mouvement « 5 étoiles » animé par Beppe Grillo en Italie ? Non. On n’en a jamais parlé, répond Cyril Dion, Directeur des Colibris. « A la rigueur, sur certaines prises de position, on rejoint un peu EELV (Europe Ecologie Les Verts)… » déclare Cyril Dion que la politique ne semble pas beaucoup inspirer.  Il finit par avouer que la personnalité qui l’a enthousiasmé le plus, c’est Barack Obama, « une personne intègre » qui, malgré ses qualités « n’a pas pu faire le quart du dixième de ce qu’il voulait faire parce qu’il s’est heurté aux lobbies et aux parlementaires qui refusaient les grands changements perçus comme des suicides politiques». C’est dire si certaines mutations sont difficiles. Bref, le collectif n’annoncera pas « le grand soir » mais plutôt « les petits matins ». Une transition, somme toute, très zen.

 

(*) Le Collectif pour une Transition Citoyenne réunit 12 mouvements alternatifs : les AMAP, l’association Attac, les magasins Biocoop, le réseau Cocagne (jardins maraichers biologiques à vocation d’insertion sociale et professionnelle), la CFé (coopérative de finance éthique), le mouvement Colibris, Enercoop (fournisseur d’électricité verte), Energie Partagée (projets citoyens d’énergies renouvelables et de maîtrise de l’énergie), la Nef (épargne et crédit bancaires éthiques), la foncière Terre de Liens (financement solidaire pour permettre l’installation de paysans et le développement d’une agriculture bio), le Plan ESSE (Economie Sociale, Solidaire et Ecologique), Villes et Territoires en transition (le réseau français du mouvement mondial Transition Network).

 

Quelques compléments :

Focus sur le scénario NegaWatt  et sur les pistes des Colibris

Repost 0
17 mai 2013 5 17 /05 /mai /2013 17:21

 

Le GPPEP (Groupement des Particuliers Producteurs d’Electricité Photovoltaïque), qui compte 2000 adhérents, alerte une nouvelle fois sur les risques d’incendie liés aux panneaux photovoltaïques Scheuten équipés de certains boitiers Solexus. Susceptibles de s’enflammer dans les installations intégrées au bâti, ils sont à l’origine de sinistres qui ont détruit l’an dernier 12 maisons.

Selon Joël Mercy, Président du GPPEP, 5000 à 10000 installations de particuliers (sur 300 000 en France) seraient équipées de ces panneaux. Si les propriétaires ont bien reçu la consigne de couper leur installation, certains pourraient être tentés de passer outre ou de redémarrer la production, faute de dédommagements pour leurs pertes. Beaucoup sont en effet en difficulté pour rembourser le crédit souscrit pour l’achat des panneaux.  Il existe pourtant des solutions techniques simples, explique Joël Mercy, on peut par exemple remplacer les boitiers Solexus par des boitiers Costal, ou échanger les panneaux contre d’autres. Des entreprises ont fait des propositions techniques et financières intéressantes.  Mais les assureurs (MAIF, MACIF, Groupama,…) qui ont pourtant pris la mesure du problème à travers des analyses, font la sourde oreille, et AIG, l’assureur de Scheuten, refuse de payer. Depuis son dépôt de bilan en février 2012, Scheuten a été repris par le chinois Aiko Solar Energy Technology, et la nouvelle entité, Scheuten Solar, n’assure pas les garanties du matériel précèdent.  Face à cette situation bloquée, le GPPEP veut alerter les élus et les pouvoirs publics pour trouver des solutions.

Le site du GPPEP www.gppep.org

Repost 0
Published by Mijo - dans solaire
commenter cet article
30 avril 2013 2 30 /04 /avril /2013 19:16

 

Pizzas bio, électricité de sources 100% renouvelables, livraisons par fret fluvial, recyclage de jouets, font partie des 11 actions retenues par la ville de Paris dans le cadre de la première édition de « La Promotion du Paris Durable 2013 ». Elles ont été sélectionnées pour leur pertinence, leur caractère écolo et innovant, parmi plus de 130 propositions.

 

Les 11 actions :

 

- GreenPizz : Pizzeria bio et éco-responsable dans les 9e et 15e arrondissements de Paris. Choix de la carte, bio et AOC, avec salades et soupes de saisons. Restaurant éco-conçu, emballages respectueux de l’environnement, et tri sélectif.

 

-  Enercoop : Fournisseur d’électricité issue d’énergies renouvelables et solidaires, organisé en coopérative. Une alternative pour diminuer son empreinte écologique.

 

-  Franprix entre en Seine : Projet de fret fluvial qui livre 80 magasins parisiens de la chaîne Franprix. Chaque jour, 450 palettes de marchandises et 26 conteneurs sont acheminés par voie fluviale générant 2 à 4 fois moins de CO2 par rapport au transport routier.

 

- Ecofrugal Project : Une méthodologie adaptée aux particuliers qui transpose les éco-gestes en économies financières. Saviez-vous que le simple fait de réduire le gaspillage alimentaire pourrait vous rapporter jusqu’à 832€ par an ?

 

- Beaugrenelle : Un aménagement de la société Gecina qui a installé la plus grande toiture végétalisée Parisienne dans le 15e arrondissement, soit 7 000 m2 de verdure. Près de 800 m2 seront dédiés à la création de jardins partagés gérés par une association à destination des riverains et des écoles.

 

- Carlton’s Montmartre : L’hôtel donne une seconde vie aux équipements hôteliers (linge, mobilier, vaisselle)  en partenariat avec des associations locales d’aide aux démunis.

 

- Rejoué : Cette association récupère et recycle des jouets d’occasion dans le 14e arrondissement. En un an, plus de 8 tonnes de jouets collectés ont permis à des salariés en insertion de retrouver un emploi ou une formation.

 

- La Réserve des Arts : Une ressourcerie spécialisée dans la récupération de matériel dans le 20e arrondissement. L’association collecte des déchets de matières (chutes, rebus , etc) provenant du secteur du luxe, de l’événementiel et du bricolage, pour les mettre à disposition des professionnels de la création qui les réemploient ou les recyclent.

 

- Une copropriété du 15e arrondissement : Elle a mis en place une gestion écologique de ses espaces verts avec limitation des tontes, recyclage sur place des déchets, réintroduction de plantes sauvages locales, limitation des arrosages, suppression des produits phytosanitaires, etc. Des nichoirs à oiseaux et à chauves-souris favorisent aussi le retour de la faune et la flore sauvages.


-  Do Mo Tek : Une solution de partage local pour emprunter des objets dans le 11e arrondissement. L’association met à disposition - gratuitement et pour une semaine - appareil à raclette, perceuse etc. … ustensiles ou outils qui ne servent que ponctuellement.

 

- Une résidente du 13e arrondissement : Elle a mis en place un compost dans l’immeuble où elle habite. Grâce à ses deux bacs de compost chacun des résidents a réduit de 40kg par an le poids de ses poubelles.

 

Possibilité de découvrir les actions en détails sur le site www.promotionparisdurable.fr  et de les soutenir (jusqu’au 24 juin). L’ensemble opération est destiné à promouvoir le développement durable au quotidien, à impliquer la population parisienne et à inspirer d’autres propositions éco-citoyennes.

 

Repost 0
25 avril 2013 4 25 /04 /avril /2013 01:12

 

Dans le groupe « contact des entreprises » auditionné dans le cadre du débat national sur la transition énergétique, on n’est pas tous du même avis. Alors que 130 entreprises se sont prononcées le 10 avril pour la prolongation du parc nucléaire français (ce qui remet en question l’objectif de réduction de l’atome dans le mix), 6 fédérations (France Energie Eolienne,  Club Biogaz ATEE, AFPG, Enerplan, FNB, Amorce ) donnent un point de vue différent, plaidant pour une stratégie ambitieuse dans le domaine des énergies renouvelables et une démarche décentralisée.

 

Ne pas rater le rendez-vous de la transition énergétique

 

Dans un communiqué, France Energie Eolienne rappelle les objectifs européens de production d’énergies renouvelables (23% de la consommation d’énergie en 2020) et les promesses du Président de la République « réduire la part d’électricité nucléaire à 50% d’ici 2025 », auxquels ces professionnels adhèrent, et précise :

 

« Cela nécessite une croissance très forte des capacités de production de chaleur et d’électricité renouvelable. Alors que la France a pris du retard sur ses engagements européens en matière d’énergie, la synthèse du groupe contact des entreprises de l’énergie du Débat national de la transition énergétique propose la continuité plutôt que la transition. France Energie Eolienne, Club Biogaz ATEE, AFPG, Enerplan, FNB (Fédération Nationale du Bois ), Amorce, membres de ce groupe appellent de leurs voeux à plus d’ambition des entreprises et de la France en matière de développement des énergies renouvelables ».

 

Pour le camp de FEE : « la transition énergétique doit d’abord se traduire par une politique ambitieuse en matière de maîtrise de la consommation énergétique, une augmentation de la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique français, et plus généralement s’engager vers une économie bas carbone ».

 

Le scénario negaWatt cité favorablement

 

Alors que l’UFE (Union Française de l’Electricité) a violemment critiqué le scénario negaWatt, le groupe s’en inspire, du moins en partie.  La suite du communiqué :

 

« Les programmations pluriannuelles des investissements pour la chaleur et l'électricité avaient dès 2009 retenu une augmentation conséquente de la part d’énergie renouvelable produite en 2020. Pourtant, nous constatons que nous avons décroché de la trajectoire donnée. Il faut donc relancer vigoureusement les énergies renouvelables en France, et en parallèle les économies d’énergie. Les scénarios les plus ambitieux en termes de transition montrent qu’il est possible de créer 235 000 emplois en 2020 et 632 000 emplois en 2030, notamment dans le bâtiment et les énergies renouvelables (source : négaWatt).

 

Et pour finir, un plaidoyer pour une approche territoriale et décentralisée :

 

« Il faut s’engager résolument dans la transition de nouveaux modes de production et de consommation, respectueux de l’environnement. Une approche territoriale nouvelle doit être développée pour impliquer les acteurs locaux (entreprises, collectivités et populations) et développer une vision décentralisée de la transition avec une gouvernance adaptée. Donnons-nous les moyens d’une politique volontariste, créatrice d’emplois, porteuse de nouvelles technologies et raisonnée dans nos modes de consommation énergétique. Les signataires de ce communiqué s’engagent à rester mobilisés au sein du groupe de contact des entreprises de l’énergie du grand débat, afin de contribuer à l’émergence d’une conception d’une politique énergétique à la hauteur des enjeux de la transition énergétique ».

 

 

Un article du Monde révèle que Le MEDEF veut investir dans les gaz de schistes, maintenir le nucléaire et contingenter les énergies renouvelables. Le débat va être un peu sport.  

Repost 0
18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 23:36

 

Le Comité pour la fiscalité écologique s’est prononcé ce 18 avril pour une réduction de l’avantage accordé au diesel, qui, en France, est moins taxé que l’essence. Cette singularité a pour conséquences : Un manque à gagner de 7 milliards d’€ pour l’Etat pointé récemment par la Cour des Comptes, une dieselisation à outrance du parc automobile qui conduit à importer une partie de ce carburant – ce qui accroît encore le déficit de notre commerce extérieur -, et une dégradation de la qualité de l’air.

L’avis du Comité de fiscalité écologique a été salué par les ONG (Fondation Nicola Hulot, WWF, France Nature Environnement et Réseau Action Climat de France).

 

Voici le communiqué des ONG :

 

« Cet après-midi le Comité pluripartites et indépendant pour la fiscalité écologique a adopté un avis qui pointe les 7 milliards d’avantages fiscaux dont bénéficient chaque année la technologie diesel malgré son impact sur la santé et l’environnement. D’ici juin le Comité, dans le cadre de sa mission, devra documenter précisément l’impact d’un rattrapage progressif sur les Français et les constructeurs automobiles. Surtout, il évaluera les mécanismes assortis à cette hausse de la fiscalité sur le gazole qui permettront de préserver le pouvoir d’achat et les constructeurs automobiles grâce à la réutilisation des recettes.

Par ailleurs, comme le Comité, la Fondation Nicolas Hulot, le WWF, le Réseau Action Climat et France Nature Environnement considèrent que les exonérations fiscales sur le carburant envoient des incitations indésirables sur le plan environnemental. Nos organisations souhaitent que d'ici juin, ces dépenses fiscales soient justifiées et que des solutions alternatives soient trouvées.

Nos organisations rappellent qu’elles ont d’ailleurs mis sur la table de nombreuses propositions. Enfin nos organisations se félicitent globalement du bon travail du Comité qui placera en juin le gouvernement face à ses responsabilités. Continuera-t-il à subventionner en 2014 la pollution de l’air pour 7 milliards annuels au mépris de la santé de nos enfants et de ses engagements sur la transition écologique ou aura-t-il le courage d’engager un rattrapage progressif dont les bienfaits sont prouvés? Quels dispositifs mettra-t-il en œuvre pour accompagner les ménages et les entreprises dans la transition ? »

Repost 0
Published by Mijo - dans transport
commenter cet article
17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 00:48

 

Voilà une bonne nouvelle pour les écosystèmes marins ! L’entreprise Ecover va contribuer à la collecte des déchets plastiques qui polluent les océans, pour les réutiliser dans les emballages de ses produits. Ce filon insolite, « le plastique marin », est pour Ecover « une nouvelle aventure ». Pionnier des produits d’entretien et des lessives écologiques, Ecover s’est distingué en 2011 en créant le « Plantastique », un nouveau matériau 100% végétal pour ses emballages, à base d’éthanol de canne à sucre. Une solution innovante mais susceptible de générer, à long terme et à grande échelle, une surexploitation agricole. Pour diversifier sa démarche, Ecover a décidé d’exploiter les déchets plastiques échoués en mer. Selon Le Monde, « 300 millions de tonnes de plastique sont produites chaque année dans le monde, dont près de 10 % finissent dans les océans ». Ces déchets sont tellement nombreux qu’ils forment des plaques à la surface des eaux, équivalentes à la taille d’un continent dans le Pacifique.

 

Coopération entre écolos, marins pêcheurs et recycleurs

 

Pour récupérer les plastiques dans les océans, Ecover s’appuie sur l'association Waste Free Ocean, qui équipe les bateaux de pêche pour récupérer le plastique en mer et sur les pêcheurs eux-mêmes. Des bacs collectant ces déchets marins sont déjà en place dans plusieurs ports européens, dont Le Havre (Seine Maritime), Saint Jean de Luz (Pyrénées Atlantiques) et Saint Mandrier (Var), pour la France. Ce plastique est ensuite trié, puis acheminé vers l'usine de recyclage Closed Loop Recycling  à Dagenham en Angleterre, à proximité de Londres. Enfin, les éléments à recycler sont transférés au plasturgiste Logoplaste, (à Reading en Angleterre), chargé de produire les emballages Ecover.

A partir de 2014, les prochaines bouteilles Ecover seront fabriquées à partir de trois plastiques différents : le Plantastique, le PET recyclé et le plastique marin péché en mer.

 

Entreprise d’origine belge, Ecover développe depuis 30 ans des produits à base d’ingrédients d’origine végétale et minérale. C’est le premier industriel de son secteur à proposer des emballages bioplastiques. Ecover a étendu sa démarche écologique à tous les chainons de l’entreprise. Ses produits (lessives, hygiène et entretien), distribués dans plus de 26 pays, sont fabriqués à Malle en Belgique et à Boulogne-sur-Mer en France dans des usines éco-conçues certifiées ISO 14 001. En février 2013, Ecover a lancé la gamme 0%, déclinée en 4 produits (lessive en poudre, lessive liquide, adoucissant, liquide vaisselle). Sans parfum, ni colorant, ni azurant optique, ils sont totalement biodégradables et recyclables.

Repost 0
15 avril 2013 1 15 /04 /avril /2013 15:58

 

Prochains Rendez-Vous 

6ème édition des journées européennes du solaire, du 13 au 18 mai, des évènements dans toute la France. www.journees-du-solaire.fr

2ème édition du Colloque photovoltaïque du SER / SOLER sur le thème « Repenser l’énergie localement et rayonner à l’international ». Au programme : 3 tables rondes dont une sur « les pistes de l’autoconsommation ». Le 28 mai, à Paris-La Défense. Rens. et Inscriptions www.colloque-pv.fr

3èmes rencontres nationales "Énergie et territoires ruraux, vers des territoires à énergie positive" (organisées notamment par la Région Bourgogne avec le CLER) du 5 au 7 juin à Cluny. www.tepos2013.fr

7ème édition de la journée mondiale de l’éolien à l'initiative de l'EWEA (European Wind Energy Association) et du GWEC (Global Wind Energy Council), le 15 juin, partout dans le monde. France Energie Eolienne relaie l’événement en organisant un concours national de dessin destiné aux classes de CM1 et CM2 (lots à gagner : vidéoprojecteur 3D, maquettes d’éolienne, kits d’expériences énergies renouvelables...). Le thème retenu cette année est "Mon éolienne est la plus originale". Date limite de remise des dessins : 3 mai.  Rens. www.fee.asso.fr

 

Et également :

Conférence « vers le 100% renouvelable » à San Francisco le 16 avril

http://theenergycollective.com/rosana-francescato/205171/path-100-renewables

Solar Europe Industry Initiative Workshop (sur l’innovation dans le photovoltaïque) le 7 mai, et Solarexpo, du 8 au 10 mai à Milan. www.epia.org et www.solarexpo.com

Eole Industrie, journées organisées par France Energie Eolienne à destination des décideurs, élus, iindustriels, les 4 et 5 juin au Centre des congrès de Reims en Champagne-Ardenne (1ère région française en puissance éolienne installée avec 1 GW et un objectif de 3 GW en 2020). www.fee.asso.fr  

 

Quelques news  

Pour Google, le futur de l’énergie, c’est l’énergie verte.

http://www.forbes.com/sites/michaelkanellos/2013/03/20/google-explains-why-the-future-of-energy-is-green/?utm_campaign=techtwittersf&utm_source=twitter&utm_medium=social

Barack Obama prévoit d'accroître de 40% les investissements dans les énergies renouvelables et les smart grids en 2014.

http://www.smartgridnews.com/artman/publish/Business_Policy_Regulation/Obama-proposes-major-clean-energy-investments-in-next-year-s-budget-5676.html#.UWbQj

L’Allemagne veut sortir du charbon.

http://www.pv-magazine.com/news/details/beitrag/germany-calls-for-coal-exit_100010882/?utm_source=twitterfeed&utm_medium=twitter#axzz2QGT8yOpY

 

Repost 0
12 avril 2013 5 12 /04 /avril /2013 17:38

 

Le 11 avril, le Conseil Constitutionnel  a rendu un avis sur la Loi Brottes. Celui-ci rejette le bonus-malus sur la consommation énergétique des foyers, mais valide la procédure de simplification pour l’éolien, reconnaissant qu’elle participe « à l’objectif de transition vers un système énergétique sobre » et que les articles 24, 26 et 29 (insérés par amendement gouvernemental) sont conformes à la Constitution et notamment à la Charte de l’environnement. Les Zones de Développement de l’Eolien et la règle des 5 mâts sont donc supprimés.

Les professionnels de l’éolien, les porteurs de projets éoliens associatifs et  les amis des énergies renouvelables saluent cette décision. « C’est une bonne nouvelle et un soulagement pour la filière éolienne éprouvée depuis deux ans. Ces mesures vont conforter le développement de l’éolien en France, en conciliant logique industrielle et logique d’aménagement du territoire » a déclaré Nicolas Wolff, Président de France Energie Eolienne.  Le Syndicat des Energies Renouvelables a approuvé également cette décision « qui constitue un véritable soulagement et permet, désormais, de mettre en application les mesures d’urgence que le Gouvernement avait annoncées lors de la conférence environnementale. Ces mesures vont permettre à la filière éolienne et ses 10 000 emplois de se relancer après deux années difficiles».

 

Des années de difficultés et de combats

Depuis quelques années, l’empilement de contraintes successives ont complètement paralysé la filière éolienne terrestre en France, actuellement en attente. « Le seuil atteint pour l’année 2012 est de 757 MW alors qu’il aurait dû être, selon les engagements pris par la France pour 2020, quasiment trois fois plus important à 1 300 MW par an », précise le communiqué de France Energie Eolienne. Le secteur réunit des salariés motivés (certains ont manifesté dans Paris en mai 2010), des PME françaises dynamiques (dont Valorem, Aerowatt). Certaines, qui avaient développé des activités industrielles, se sont trouvées en difficultés (Vergnet, Ceole). L’espoir est toujours là et il y a des embauches à la clé. Puisse-t-il n’être pas trop tard. http://www.infos-dijon.com/article.php?sid=30458&thold=0

Repost 0
Published by Mijo - dans éolien
commenter cet article

Présentation

  • : Une autre énergie est possible
  • Une autre énergie est possible
  • : Les énergies renouvelables, leurs enjeux et leurs usages au quotidien.
  • Contact

Profil

  • Mijo
  • Journaliste indépendante.
 
J'espère, à travers ce blog, contribuer à alimenter un débat démocratique sur nos choix énergétiques.
Un peu la tête dans les étoiles certes, mais les pieds sur terre dans des baskets bleues. Twit: Colorwatt
  • Journaliste indépendante. J'espère, à travers ce blog, contribuer à alimenter un débat démocratique sur nos choix énergétiques. Un peu la tête dans les étoiles certes, mais les pieds sur terre dans des baskets bleues. Twit: Colorwatt

Recherche

Liens