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6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 17:14

 

Le cadre législatif très restrictif pour l’implantation des éoliennes Outre-mer a été assoupli en Guadeloupe. Le Syndicat des Energies Renouvelables et sa Commission des régions ultramarines se réjouissent de cette modification, mais Jérôme Billerey (Président de la Commission ultramarines du SER) dénonce la cohabitation impossible des éoliennes avec les radars de Météo France.


Le communiqué du Syndicat des Energies Renouvelables :

 

La délibération du 8 octobre 2012 du Conseil régional de la Guadeloupe relevant du domaine de la loi relative à l'implantation des éoliennes en zone littorale vient d'être publiée au Journal Officiel. Cette délibération instaure une dérogation à la loi Littoral pour l'implantation d'éoliennes.

La décision du Conseil régional, qui dispose du droit d’édicter des règles spécifiques en matière de maîtrise de la demande d’énergie, de réglementation thermique et de développement des énergies renouvelables, va permettre de lever un certain nombre de freins concernant des projets éoliens en attente. En particulier, les trois projets, représentant 15 MW, lauréats de l’appel d’offres de novembre 2010 et dont les résultats avaient été publiés en février 2012 par le Gouvernement, vont pouvoir être lancés.

Jusqu’à ce jour, le développement de l’éolien en Guadeloupe était confronté à deux lois contradictoires : la loi Littoral, qui interdisait l’extension de l’urbanisation en dehors des agglomérations existantes et la loi Grenelle 2, qui interdisait l’implantation d’éoliennes à moins de 500 mètres des habitations existantes. Dans ces conditions, la plupart des sites retenus par les porteurs de projets étaient dans l’impossibilité d’accueillir des éoliennes.

« Les professionnels saluent cette avancée indispensable, mais hélas insuffisante, pour la réalisation de ces projets éoliens avec stockage. En effet, le cadre fiscal de ces derniers demeure incertain et la cohabitation avec les radars de Météo France est impossible dans les conditions actuelles sur des territoires aussi restreints » expliquent Jérôme Billerey, Président de la Commission des régions ultramarines du SER, et Jean-Louis Bal, Président du Syndicat des énergies renouvelables.

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6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 11:08

 

Le 11 mars dernier une chaîne humaine pour réclamer la sortie du nucléaire réunissait 60 000 personnes de Lyon à Avignon. Le collectif « Réaction En Chaîne Humaine » (groupe Sortir du nucléaire Drôme/Ardèche) qui en est à l’origine,renouvelle l’opération. Pour protester contre le choix persistant de l’option atomique et la promesse plus très sûre de la fermeture de la centrale de Fessenheim, le collectif, avec l’appui  du réseau Sortir du Nucléaire, veut « encercler les lieux du pouvoir nucléaire »  le 9 mars à Paris avec une nouvelle chaîne.

 

L’initiative, comme la précédente, est ouverte à tous ceux qui souhaitent participer. But : Relier Paris d’Est en Ouest et encercler 18 lieux clés où siègent grandes entreprises du secteur, ministères et autres institutions représentant « l’ossature du système nucléaire ».  Le Collectif Réaction en Chaîne Humaine dénonce « des décisions de politique énergétique, qui sont restées le fait de quelques d’hommes d’État, hauts fonctionnaires et ingénieurs » et des citoyens « tenus à l’écart ». Il pointe un débat sur l’énergie qui n’est qu’une « initiative de façade », alors que « tout est fait pour préserver le statu quo en faveur du nucléaire » et veut permettre aux citoyens de « reprendre en main leur avenir énergétique jusqu’à présent confisqué ».

 

Animations et prises de parole sont prévues, selon le lieu et la thématique des organisations qui participent. Parmi les tribunes : SUD Rail parlera des transports de déchets , le Collectif Citoyen d’Information sur la Radioactivité et le Nucléaire s’exprimera sur  la démocratie, Independant Who sur le problème sanitaire. La BAC, ou Brigade Activiste des Clowns, des militants imaginatifs, annoncent une animation sur «l’Intervention de la Narine nationale au Mali ».  

 

L’évènement « non violent et convivial » se poursuivra par un concert de soutien gratuit de 17 h 30 à 20 h à La Bastille avec HK & les Saltimbanques, LéOparleur, et se finira par un film.

 

« la transition énergétique, c’est l’arrêt du nucléaire »

 

Le réseau Sortir du Nucléaire, qui fédère 940 associations, demande l’arrêt des projets électronucléaires en cours (EPR de Flamanville, ligne THT Cotentin-Maine, Bure, etc…) « tant que les citoyens n’auront pas été en mesure de se prononcer démocratiquement sur notre politique énergétique et sur le recours à l’énergie nucléaire, y compris si nécessaire par un référendum » ;  Le renoncement à la prolongation de l’exploitation des réacteurs ayant atteint ou dépassé les 30 ans de fonctionnement ; l’arrêt complet de tous les projets portés à l’étranger par l’industrie nucléaire française.

A la conférence de presse, les responsables du réseau Sortir du Nucléaire ont rappelé que les énergies renouvelables «ont créé en Allemagne plus de 382 000 emplois directs, soit plus que le nucléaire en France».

 

Le refus du nucléaire gagne du terrain

 

Voilà le débat sur la transition énergétique poussé hors des salons feutrés, dans la rue,  et bousculé par une prise de position « le refus du nucléaire » qui gagne du terrain, en Europe, dans le monde et même en France, patrie de l’atome.

Outre les traditionnels groupes militants, différentes associations locales, souvent a-politique, se sont créées pour exiger plus de transparence sur le sujet et ouvrir un débat citoyen. C’est le cas de « Confluence pour sortir du nucléaire », à Conflans (78). A Sortir du Nucléaire Paris, on accueille de plus en plus de gens inquiets, notamment de jeunes parents, préoccupés par les risques générés par les installations nucléaires, déclare Simone Fest.

   Les convois de déchets, qui vont augmenter à la mise en service de Bure, suscitent de plus en plus la crainte et l’irritation des populations qui découvrent leur passage lors de déraillement.  Les conducteurs de ces convois ne bénéficient pas du même suivi que les travailleurs du nucléaire, bien qu’il y ait déjà parmi eux un cas de thyroïde, déplore Philippe Guiter du Syndicat SUD Rail. Parmi les risques redoutés : L’incendie dans un tunnel. Un CASTOR peut résister à 800 degrés pendant 30 mn, or l’incendie du tunnel du Mt-Blanc a atteint 1000 degrés pendant 8 heures.

 

Ouvrir un débat sur le maintien de l’arme nucléaire

 

Le Réseau Sortir du Nucléaire déplore que « aucun aspect de la dissuasion nucléaire, des composantes de la force nucléaire, de son coût, ne peut être débattu ».  En effet, « son budget est sacralisé, alors que tous les autres postes budgétaires, notamment au niveau social, se serreront la ceinture » et « le rapport du Sénat sur ‘L'avenir des forces nucléaires françaises’, publié en juillet 2012, conclut à la nécessité de maintenir l'ensemble de l'arsenal nucléaire actuel et programme des modernisations jusqu'en 2070 ».

A ce sujet, précisons quand même que Paul Quilès, Alain Juppé (ancien Premier Ministre de Jacques Chirac) et le général Bernard Norlain ont déjà contesté de façon argumentée le maintien de la dissuasion nucléaire.

Dans un livre récent « Arrêtez la bombe ! » Paul Quilès veut briser l’omerta sur la dissuasion nucléaire, une option « dépassée et dangereuse ». Si un ancien ministre de la Défense s’y met aussi…

http://www.rue89.com/rue89-planete/2013/03/05/six-idees-fausses-sur-lesquelles-sappuient-les-defenseurs-de-la-bombe

Voir  aussi  l’exposé du général Bernard Norlain http://www.dailymotion.com/video/xwlz07_le-general-bernard-norlain-et-la-dissuasion-nucleaire_news#.UTcEv1dBkg8

 

Associations, intellectuels, artistes et people se lèvent contre le nucléaire

 

La chaîne humaine du 9 mars accueillera des personnes de toute la France et des pays voisins. Des départs groupés vers Paris en cars, à vélo, en train, à pied sont organisés par des associations et collectifs locaux.

L’organisation de l’évènement est portée par près de 200 personnes, dont des représentants de 26 mouvements : Agir pour l'environnement, Alliance écologiste indépendante, Armes nucléaires STOP, ATTAC France, CAP21, CIREN (Collectif citoyen d'Information sur le Nucléaire et la Radioactivité), Collectif Stop EPR ni àPenly ni Ailleurs, Confluence Pour Sortir du Nucléaire, Convergence citoyenne pour une Transition énergétique, Europe Écologie Les Verts, Enercoop, Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique (FASE), France Libertés - Fondation Danielle Mitterrand, Gauche Anticapitaliste, Greenpeace, La Gauche par l'exemple, Les Alternatifs, Jeunes Ecologistes, Ligue Internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté, Mouvement des Objecteurs de Croissance, Nouveau Parti Anticapitaliste, Parti de Gauche, Sortir du nucléaire Paris, SUD-Rail, Utopia et Yosomono.net (femmes japonaises contre le nucléaire).

La chaîne humaine est également soutenue par une douzaine de structures nationales : les Amis de la Terre, Baraka, CNIID (Centre National d’Information Indépendante sur les Déchets), Colibris, Fédération Française Union Touristique Les Amis de la Nature, France Nature Environnement, IDAE (Information pour la Défense des Animaux et de l’Environnement), MAN (Mouvement pour une Alternative Non-Violente), Oïkos Kaï Bios, Réseau Action Climat, Union Pacifiste de France.

Parmi les personnalités sympathisantes du mouvement : le sociologue Edgar Morin, le scientifique Bernard Laponche, le romancier Michaël Ferrier,  le réalisateur Gérard Mordillat, le compositeur Sanseverino, le chanteur Kent, l’auteur de BD Etienne Davodeau,  et aussi Isabelle Autissier, Pierre Rabhi et d’autres.

 

Plus d’infos sur www.chainehumaine.org

Appel solennel au gouvernement français signé par 68 organisations quelques jours après le début de la catastrophe de Fukushima.

http://groupes.sortirdunucleaire.org/Appel-solennel-de-revendications

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4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 11:18

 

Le Syndicat des Energies Renouvelables a approuvé la publication du décret sur la double valorisation de la méthanisation. Les professionnels entendent apporter aussi leur contribution au développement de la filière biogaz, ralenti par des obstacles réglementaires et financiers.

 

Le Communiqué du Syndicat des Energies Renouvelables :

 

Un nouveau décret et deux arrêtés modificatifs ont été publiés le 28 février au Journal Officiel concernant la filière biogaz, au moment où les professionnels adressent leurs propositions pour un développement industriel de la filière aux Pouvoirs Publics.

« Le nouveau dispositif permet aux producteurs de biogaz de valoriser simultanément leur production sous forme d'électricité et sous forme de biométhane injecté dans les réseaux de gaz naturel, en leur accordant le double bénéfice des dispositifs de soutien existants pour la production d'électricité à partir de biogaz (tarif d'obligation d'achat) et pour la production de biométhane injecté (tarif d'achat garanti). (…) Jusqu'à présent, les producteurs de biogaz devaient choisir une forme de valorisation et le dispositif financier de soutien associé », indique le communiqué publié par le Ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie.

Grâce à ce nouveau cadre tarifaire, les professionnels de la filière vont pouvoir investir dans de nouveaux projets, optimisés sur le plan énergétique et économique. Néanmoins, les acteurs du secteur regrettent que ce dispositif ne s’applique pas aux installations existantes.

Si ces mesures constituent une avancée importante pour le développement de cette filière énergétique, de nombreux obstacles, principalement réglementaires et financiers, subsistent. Pour les lever, le groupe de travail Biogaz du Comité d’Orientation Stratégique des Eco-Industries (COSEI), piloté par le Syndicat des énergies renouvelables, a adressé ce matin-même (jeudi 28 février)  les conclusions de ses travaux qui visent à faire émerger une véritable filière industrielle française en facilitant le développement d’un marché national. « Les propositions, contenues dans ce rapport, ont également vocation à alimenter le Plan national biogaz annoncé lors de la Conférence environnementale et qui devrait être présenté prochainement par le Gouvernement », explique Jean-Louis Bal, Président du Syndicat des énergies renouvelables et du Groupe de travail Energies renouvelables du COSEI.

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27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 23:43

 

Stéphane Hessel vient de décéder à l’âge de 95 ans, et tous ceux que ses multiples combats ont inspirés sont en deuil. Figure de la Résistance, il a milité aussi en faveur de l’indépendance algérienne.  Tout en menant parallèlement une carrière diplomatique comme Ambassadeur de France, il a, plus récemment, pris position pour la cause palestinienne et la défense des sans papier.  Contre les inégalités, il a appelé  à « une insurrection pacifique » en 2010 dans un manifeste d’une trentaine de pages, « Indignez-vous ! », qui a eu un succès international et s’est vendu à  4,5 millions d’exemplaires dans le monde. Plusieurs mouvements d’indignés qui ont émergé  un peu partout s’y sont référés.

Voici les dernières lignes de son manifeste :

« Non, cette menace n’a pas totalement disparu (la barbarie fasciste). Aussi, appelons-nous toujours à une véritable insurrection pacifique contre les moyens de communication de masse qui ne proposent comme horizon pour notre jeunesse que la consommation de masse, le mépris des plus faibles et de la culture, l’amnésie généralisée et la compétition à outrance de tous contre tous. »

« A ceux et celles qui feront le XXIème siècle, nous disons avec notre affection :

« CREER, C’EST RESISTER.
RESISTER, C’EST CREER.”

Stéphane Hessel, Les Indignés, Indigène Editions.

 

Le vrai bonheur, c’est que ce n’est pas là son dernier livre. Le prochain « A nous de jouer ! » rédigé avant sa mort, est sur le point d’être publié. Merci Stéphane Hessel pour ce beau combat qui donne des raisons d'espérer.

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22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 17:44

 

Mercredi 20 février, quelques jours avant l’ouverture du Salon de l’agriculture, Nicolas Hulot a annoncé lors d’une conférence de presse , «I Field Good », une campagne qui veut «associer le plus grand nombre de citoyens  à la réforme de la PAC (Politique Agricole Commune) en cours » pour défendre un autre modèle agricole, basé sur la qualité et la proximité, et inspiré des pratiques de l’agriculture biologique et de l’agroécologie.  Les propositions sont issues d’une réflexion menée par la Fondation Nicolas Hulot avec le groupe PAC 2013.

 

Le processus de réforme de la PAC est jalonné par 2 dates clés (le vote en plénière du Parlement européen en mars et la négociation finale des chefs d’Etat en juin), à l’issue duquel les 500 millions de consommateurs et 11,7 millions d’agriculteurs européens connaîtront le visage de l’agriculture des 6 prochaines années. « Cette réforme ne peut pas se faire en catimini de la société et des citoyens » martèle Nicolas Hulot. Avec 50 milliards d’€ par an (dont 9,5 milliards attribués à la France), la PAC est le 1er budget européen et « les citoyens sont en droit d’être informés de ce que l’on fait de leur argent ». Nicolas Hulot rappelle l’échec des politiques agricoles des 40 dernières années qui ont généré une agriculture intensive en intrants (eau, engrais, pesticides) et en énergie, source de dégâts environnementaux. De surcroit, ce productivisme n’a pas permis la progression des revenus, et l’Europe, en 10 ans, a perdu 25% d’emplois agricoles.

 

 Les 4 orientations de I Field Good pour réformer la PAC

 

1) Favoriser le soutien à l’emploi agricole et à l’installation

Les aides de la PAC doivent cibler le maintien et la création d’emplois et cesser de favoriser l’agrandissement des exploitations existantes au détriment de la transmission.

 

2) Réorienter les aides vers une agriculture plus soucieuse de l’environnement

Soutenir les bonnes pratiques (comme la rotation de 4 cultures dont une plante légumineuse).

 

3) Revoir la répartition des aides

Actuellement, 85% des aides vont à 23% des agriculteurs. Le programme de I Fiel Good préconise une meilleure répartition des aides et une orientation de celles-ci vers les agriculteurs qui font des efforts pour préserver le climat.

 

4) Supprimer les subventions à l’exportation

Subventionnés par la PAC, les surplus agricoles européens se retrouvent sur les marchés du Sud moins chers que ceux produits sur place (poulets congelés, poudre de lait…). Résultat : Leur propre agriculture est déstructurée et leur développement entravé.

 

Pour mobiliser les citoyens en faveur d’une agriculture plus saine et plus solidaire, I Fiel Good a mis en ligne une pétition. Les signatures recueillies seront remises début juin au ministre de l’agriculture, qui représentera la France lors des négociations finales avant l’été.

Détail du programme et pétition www.ifieldgood.org

 

 

 

Une manifestation « contre l’élevage industriel » le 3 mars

 

L’Association NOVISSEN (Nos Villages Se Soucient de l’Environnement) vient d’annoncer une manifestation le 3 mars au Salon de l’Agriculture pour protester contre un projet de ferme-usine en Picardie qui associe un élevage géant de 1000 vaches et un méthaniseur de 1,5 MW. L’association NOVISSEN acronyme de "Nos vies saines", est née en 2011 sous l’impulsion de la population locale opposée à ce projet, dénoncé comme « alarmant pour la santé, la sécurité, l’environnement, destructeur pour l'emploi et immoral pour la condition animale ».

Le projet qui défraye la chronique a inspiré une pièce de théâtre jouée par des comédiens amateurs de la région :

http://picardie.france3.fr/2013/01/12/drucat-80-quand-les-1000-vaches-inspirent-sur-les-planches-179343.html

L214, une autre association opposée à l’élevage industriel, fait état d’un sondage d’OpinionWay (*) selon lequel 90% des personnes interrogées sont défavorables aux élevages qui concentrent les animaux dans des bâtiments fermés sans leur laisser d'accès à l'extérieur. 91% de ces personnes sont opposées à l'installation d'un élevage de 1000 vaches en projet dans la Somme.

(*) Enquête Opinion Way  réalisée le 20 et 21 février auprès d’un échantillon de 1007 personnes représentatif de la population de 18 ans et plus, via un questionnaire en ligne.

 

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22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 00:26

 

Dénonçant « des mesures et des actes qui vont à l’encontre de la transition vers un système énergétique plus sobre, plus équitable et moins polluant » , les ONG (dont le Réseau Action Climat France, France Nature Environnement, Greenpeace France, la Fondation Nicolas Hulot, CLER) demandent 14 mesures « pour une vraie transition énergétique ». Parmi celles-ci :

Une obligation de travaux de rénovation thermique à terme pour les logements,

-  L’arrêt de toute nouvelle infrastructure de transport routier ou aérien,

-  Une décision de sortie du nucléaire et un engagement sur un scénario aboutissant à 100% d’ENR en 2050,

-   Faire du financement de la transition énergétique une priorité réelle et assumée de la nouvelle banque publique d’investissement (BPI).

 

Les ONG et associations demandent a minima le respect des engagements de la France au niveau européen et dans le cadre des accords internationaux sur les changements climatiques, soit :

- La division par 4 des émissions de gaz à effet de serre (GES) en France d’ici 2050, la réduction des émissions d’au moins 17% d’ici 2020 par rapport à 1990, de 20% au niveau européen (et plus en cas d’un accord international sur le climat),

- La réduction de 20% la consommation primaire d’énergie en 2020 par rapport au scénario tendanciel au niveau européen d’ici 2020,

- La réduction, en France, des consommations d’énergie du parc des bâtiments existants d’au moins 38% d’ici 2020.

 

Haro sur les décisions contraires à la transition énergétique

 

Les ONG critiquent des choix récents qui vont à l’encontre du discours initial du Président de la République sur la transition énergétique (prononcé le 14 septembre, à l’ouverture de la conférence environnementale). Par exemple, le soutien affirmé du nucléaire alors que le gouvernement s’est engagé à réduire de 75% à 50% sa part dans la production d’électricité d’ici à 2025. Autre sujet qui fâche : L’annonce par le ministre du Redressement productif que la France allait se lancer dans l’exploitation du gaz de houille en Lorraine, alors que la transition énergétique suppose de sortir de la dépendance aux énergies fossiles. Enfin, le soutien au transport routier et aérien au détriment des autres modes de transports moins polluants fait grincer des dents. Pour les ONG et associations, le débat ne doit pas omettre les infrastructures de transport, alors même qu’une commission est en train de réviser le SNIT (schéma national des infrastructures de transport).

 

Les 14 mesures  :

 

1)      Des bâtiments plus économes.

Mise en place progressive d’une obligation de travaux pour tous les logements anciens individuels et collectifs pour les porter au niveau d’exigences du label BBC Rénovation (80 kWhEP/m2/an) d’ici à 2050, s’accompagnant d’outils de financement adaptés. La réalisation de l’étude sur l’obligation de rénovation dans le secteur du logement, prévue par la loi Grenelle 1, devient à ce titre extrêmement urgente. Elle doit permettre de définir les paliers de temps (par exemple : obligation pour les logements classés G à partir de 2016, puis pour ceux classés F trois ans plus tard, etc.) et certains critères de priorité (chauffage électrique, précarité énergétique,...). Une première étape pourra consister à interdire la mise en vente ou en location de bâtiments de classe énergétique G et F à partir de 2018 ; combinée à des aides pour les propriétaires concernés. Un tel système a récemment été mis en place en Angleterre.

 

2)      Une mobilité rééquilibrée.

Abandonner tout projet aéroportuaire, autoroutier et routier. Développer un réseau national de trains Intercités et sauver le fret ferroviaire. Développer des infrastructures d’intermodalités, des plateformes multimodales et de covoiturage,… Réduire les limitations de vitesse : 110 km/h (au lieu de 130 km/h) sur l’autoroute, 80 km/h (au lieu de 90 km/h) sur les nationales, 30 km/h (au lieu de 50 km/h) en ville. Selon les ONG, une mesure similaire mise en place en Espagne a permis une réduction de 8% de la consommation de carburant et 450 millions d’€ d’économies sur les importations de pétrole.

 

3)      Stopper le gaspillage de l’électricité.

Faire de la consommation d’énergie des produits un critère de choix obligatoire dans tous les marchés publics. Mener des campagnes de sensibilisation auprès du grand public pour l’adoption de gestes économes.

 

4)      Eradiquer la précarité énergétique.

Le niveau BBC (bâtiment basse consommation) rénovation doit devenir la norme pour le logement pour les propriétaires occupants ou bailleurs. Les ONG proposent d’intégrer des critères de performance énergétique dans les textes encadrant l’insalubrité des logements et plaident pour « un chèque énergie » pour les plus modestes.

 

5)      Supprimer progressivement les modes de chauffage polluants et inefficaces.

Dans le collimateur, le fuel et le chauffage électrique, mais pas de solution générale. C’est au cas par cas, le chauffage au bois en zone rural étant considéré comme plus pertinent que l’usage du gaz pour lequel il faut être raccordé.

 

6)      Sortir du mirage des énergies non conventionnelles.

Les ONG estiment que l’interdiction de la fracturation hydraulique ne va pas assez loin et veulent « l’ arrêt définitif de tout projet d’exploration ou d’exploitation de gaz et d’huiles de schiste, et plus généralement de toute énergie fossile non conventionnelle, sur le territoire français, quelle que soit la technique envisagée ».

 

7)      Programmer l’arrêt du nucléaire.

Adoption d’une décision de sortie du nucléaire (l’objectif va donc au-delà de la décision du gouvernement de diminuer la part du nucléaire de 75%à 50%) avec un calendrier précisant des échéances de fermeture des réacteurs. Arrêt du chantier de Flamanville. Arrêt des recherches sur la 4ème génération. Arrêt du retraitement et de la production du MOX. Arrêt de  l’exportation de technologies nucléaires à l’étranger. Arrêt des projets d’enfouissement des déchets. Bye bye le nuke ? Pas tout à fait. Il va falloir gérer les déchets déjà produits et le démantèlement, ça va faire beaucoup de boulot.

 

8)      Soutenir les ENR.

Pour le photovoltaïque, les ONG veulent que l ‘on cesse de privilégier l’intégration au bâti, une exigence qui « rend plus chères les installations au détriment du consommateur. Sa suppression contribuerait à maîtriser la CSPE en ajustant le tarif d’achat. L’intégration pose de plus des problèmes de qualité et d’assurance des installations ». Pour l’éolien, les ONG veulent de la simplification et favoriser l’appropriation locale (contrôle des élus, participation des citoyens, etc…).

 

9)      L’agriculture, actrice de la transition.

Développer la méthanisation (avec des garde-fou) et le biogaz. « L’agriculture, tout en préservant sa vocation première qui restera de nourrir les hommes, pourra utiliser les sous-produits des productions agricoles (déjections d’élevage, résidus de cultures...) pour produire de l’énergie ».

 

10)   Gouvernance : Mieux répartir le pouvoir entre l’Etat et les collectivités.

Les ONG demandent entre autres, le rétablissement de l’autorité des collectivités sur la gestion de leurs réseaux de distribution de l’électricité et du gaz, en leur accordant la possibilité de créer une Entreprise Locale de Distribution chargée d’assurer un vrai service public local de l’énergie.

 

11)   Soutenir les projets citoyens d’ENR et d’efficacité énergétique.

En particulier, permettre aux acteurs publics et coopératifs, à l’instar de nos voisins européens (Allemagne et Danemark), de faire part de leurs initiatives le plus largement possible sans passer par un visa de l’AMF (Autorité des Marchés Financiers).

 

12)   Transition, reconversion, formation.

Notamment : Prévoir l’accompagnement des transitions professionnelles pour que les travailleurs des secteurs qui vont perdre des emplois puissent se réinsérer, dans les secteurs en développement.

 

13)   Financement de la transition énergétique.

Faire du financement de la transition énergétique une priorité réelle et assumée de la nouvelle banque publique d’investissement (BPI).

 

14)   Une fiscalité juste.

Les ONG demandent le rattrapage des taxes sur le diesel et la fin des exonérations diverses comme la taxation du kérosène utilisé pour les vols intérieurs. Ces mesures pourraient être utilement couplées à des « chèques mobilité » pour aider les ménages les moins aisés.

 

Plus de détails : http://www.rac-f.org/IMG/pdf/14_propositions_ONG_-_DP.pdf

Site des ONG pour le débat sur la transition énergétique : www.transitionenergetique.org

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16 février 2013 6 16 /02 /février /2013 00:52

 

L’artiste allemand Marcus Kayser a mis au point un prototype d’imprimante 3D,  Solar Sinter, qui fonctionne à l’énergie solaire. Il l'a développé dans le cadre de ses études de design au Royal College of Art de Londres. La machine réalise, à partir de sable qu'elle fond, des objets en verre, modélisés préalablement en version numérique. Elle est alimentée uniquement par des panneaux photovoltaïques. Démonstration dans le désert de Siwa, en Egypte (en 2011).

 

 

 

 

Un Open Bidouille Camp à Gennevilliers

 

Avis aux bricolos, amateurs de recyclage et autres activités DIY (Do It Yourself), les bidouilleurs remontent le camp aujourd’hui, au Fac Lab de Gennevilliers (92). Après le succès de sa 1ère édition le 22 septembre 2012,  l’expérience « gratuite, ouverte et fun garantie» est renouvelée. Au programme : Logiciels libres, impression 3D et autres trucs numériques, mais pas que, il y a aussi cuisine (avec Disco Soupe, préparation d’une soupe à partir de légumes récupérés), tricot (écharpes et snoods),  jardin (bombes végétales), upcycling et même un atelier brassage de bières. Une zone est réservée aux petits et une table ronde « Hacker l’Education » est prévue  à 15h sur le sujet « Comment et dans quelle mesure les valeurs et les pratiques des hackers doivent entrer dans les écoles ? » avec des représentants du logiciel libre et des fondateurs du Fac Lab.

Lieu : Université de Cergy Pontoise, avenue Marcel Paul, ZAC des Barbanniers, 92230 Gennevilliers, aujourd’hui, de 10 h à 19 h.

Structurée en Association Loi 1901, l’Open Bidouille Camp est une initiative destinée à essaimer partout en France et ailleurs. A son origine : Des créatifs convaincus que « la bricole ouvre d’autres voies que la route allant de la maison au supermarché ».

http://openbidouille.net  

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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 18:39

 

 

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Et distribution de tracts aujourd’hui à Paris. C’est une initiative de l’Association AISBL (de droit belge et sans but lucratif) qui veut lancer le mouvement Slow Cosmétique à l’échelle mondiale et entend bien « révolutionner la salle de bains ».

 

Pour Julien Kaibeck, le fondateur du mouvement, « L’impact écologique et psychologique de la cosmétique actuelle est très lourd pour la planète, pour notre portefeuille et pour notre état d’esprit. Face à ce constat, certains se disent qu’une autre cosmétique est possible

 

Le site internet de Slow Cosmétique fournit un décryptage de la liste INCI (International Nomenclature of Cosmetics Ingredients), la fameuse liste qui référence les ingrédients qui doivent figurer obligatoirement sur les emballages des cosmétiques. Il donne aussi quelques conseils « slow » pour éviter les produits nocifs, des infos sur les labels, et des repères sur les ingrédients dont il faut se méfier. Par contre, on ne sait pas encore, parmi les marques, lesquelles sont « slow » et lesquelles ne le sont pas. Le référencement est en cours.

www.slow-cosmetique.org

 

 

Les cosmétiques, ça se recycle ?

 

Le problème des cosmétiques, bio ou pas, c’est leur date de péremption, relativement courte quand on en consomme peu  (de 3 à 12 mois, en général).  Que faire, me suis-je dit,  de cette crème de jour « ultra lift », pas bio, offerte et peu utilisée ? Bien qu’elle soit périmée depuis longtemps, je trouvais dommage de la jeter. Finalement, sur les conseils de quelqu’un sur un forum écolo (simplicité volontaire), j’en ai étalée un peu sur mes bottines. Ça leur a fait un super lifting ! Mais bon, j’aurais pas osé sur des neuves. Celles-ci ont déjà échappées de justesse à la poubelle grâce au cordonnier qui les a réparées. Les voilà requinquées pour de nouveaux périples.

 

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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 19:13

 

Selon le Syndicat des Energies Renouvelables, la filière hydraulique compte une centaine d’entreprises (PME, ETI et grands groupes) représentant actuellement plus de 20 000 emplois dans notre pays. Il existe 2250 centrales hydroélectriques en France. La plus grande se situe à Grand-Maison, dans l’Isère, avec une puissance installée de 1 800 MW, et plus de 2000 petits ouvrages sont répartis sur tout le territoire. Ce parc d’une puissance de 25 400 MW, soit 20 % des capacités électriques françaises, assure aujourd’hui 13 % de la production électrique nationale.

 

31 000 emplois à l'horizon 2030

 

Le Grenelle de l’Environnement et la Programmation Pluriannuelle des Investissements ont fixé à la filière un objectif d’augmentation de sa puissance de pointe de 3 000 MW, et une production supplémentaire de 3 TWh, d’ici 2020. Selon le Syndicat des Energies Renouvelables, l’atteinte de ces objectifs, qui nécessitera simultanément la compensation des 2 à 4 TWh de pertes induites par la protection des milieux aquatiques, passera par l’optimisation du fonctionnement des centrales existantes mais surtout par la création de nouvelles centrales, dont de type STEP (Station de Transfert d’Energie par Pompage), qui constituent un outil performant d’équilibrage du réseau par leur capacité à stocker l’énergie. L’exploitation du potentiel de la filière pourrait générer 31 000 emplois en 2030, estime Jean-Louis Bal, le Président du SER.  Ce développement concourt aussi à l’atteinte des objectifs du gouvernement par le biais d’une réduction de 40% des émissions de gaz à effet de serre et plus de 5 millions de tonnes de CO2 évitées par an.

« En développant son potentiel, l’hydroélectricité contribue significativement aux objectifs de la transition énergétique et au développement du futur mix énergétique, mais aussi à la création d’emplois et au développement des territoires. C’est ce que nous souhaitons », déclarent Anne Penalba, Présidente de France Hydro Electricité et Jean-Charles Galland, Président de la commission Hydroélectricité du SER.

 

Le SER et France Hydro Electricité viennent de publier le 1er annuaire des fabricants et fournisseurs de la filière hydroélectrique française. Il est téléchargeable en ligne :

http://www.enr.fr/docs/2013135500_LivreHYDROBD2.pdf

 

 

Remarque : On comprend mal le refus gouvernemental de la mise en concurrence du renouvellement des concessions hydrauliques qui retarde le développement de la filière. C’est d’autant plus bizarre que cette rigidité française  fait figure d’exception en Europe. Décidément, encore un blocage...

 

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Published by Mijo - dans hydraulique
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12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 22:48

 

Le 7 février, lors du colloque du SER (« Energies renouvelables, industrie et territoires », premier évènement labellisé débat sur la transition énergétique), Delphine Batho, Ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie, a remis le Trophée des énergies renouvelables à Marcel Deneux, sénateur de la Somme.

 

Auteur d’un rapport sur le changement climatique (*) et fervent partisan des énergies renouvelables, Marcel Deneux  a contribué à faire de la Somme un département en pointe dans les EnR, notamment dans l’éolien. Il est aussi Vice-Président de l’Office National de l’Etude du Réchauffement Climatique (ONERC), Vice-Président de l’Office Parlementaire des Choix Scientifiques et Technologiques (OPCEST) depuis 2011 (Sénat), il est membre de la nouvelle Commission du Développement Durable au Sénat depuis sa création et du Conseil d’orientation de l’observatoire national sur les effets du réchauffement climatique en France métropolitaine et dans les DOM-TOM.

 

* Rapport parlementaire (2002) "L'évaluation de l'ampleur des changements climatiques, de leurs causes et de leur impact prévisible sur la géographie de la France à l'horizon 2025, 2050 et 2100".

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