Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 16:06

 

A l’occasion de son rendez-vous annuel à Vienne, du 4 au 7 février, l’EWEA (European Wind Energy Association ) a fait un bilan de la progression de l’énergie éolienne en Europe. En croissance en 2012, la tendance est incertaine en 2013.

 

Selon le communiqué de FEE (France Energie Eolienne) / EWEA :

 

En 2012, selon l’EWEA, 11600 MW supplémentaires ont été installés, pour totaliser à ce jour une puissance installée de 105,6 GW. Cette progression reste toutefois plus significative qu’en 2011, où la puissance installée représentait à l’époque 9400 MW.

 

Selon Christian KJAER, directeur général d’EWEA, « les chiffres 2012 reflètent les commandes passées avant le climat dʼincertitude politique qui a atteint lʼEurope en 2011. Lʼimpact a été direct et négatif sur le secteur. Nous nous attendons à une dégradation beaucoup plus importante en 2013 et 2014 sur les niveaux dʼinstallation».

 

26 % des capacités électriques installées en Europe en 2012 furent des éoliennes pour un investissement compris entre 12,8 et 17,2 Md €. Aujourd’hui, l’éolien couvre déjà 7 % des besoins en électricité Européens, contre 6,3% à la fin 2011.

 

18 états membres en retard

 

L’Union Européenne est en retard de 2000 MW sur son plan de développement des énergies renouvelables. 18 États sont en retard dont la France, le Portugal, la Grèce, la Slovaquie, la République tchèque ou encore la Hongrie.

 

Les énergies renouvelables représentent 69 % des nouvelles capacités de puissance en 2012 alors que les énergies traditionnelles telles que le fioul, le charbon et le nucléaire voient leur capacité diminuer suite aux fermetures de sites.

 

Panorama des installations en Europe :

 

• Allemagne (2,4 GW, soit 21% de la nouvelle capacité éolien EU),

• Royaume-Uni (1,9 GW, soit 16%)

• ltalie (1,3 GW, soit 11%)

• Roumanie (0,9 GW, 8%)

• Pologne (0,9 GW, soit 8%)

• France (0,75 GW, soit 7%)

 

En termes de capacité totale installée, l’Allemagne est en tête avec 31,3 GW (30%), suivie par l'Espagne (22,8 GW, soit 22%), le Royaume-Uni (8,4 GW, 8%), l'Italie (8,1 GW, 8%) et la France (7,5 GW, 7%).

 

Concernant la France, deux mesures d’urgence sont attendues : la notification du tarif d’achat auprès de la Commission européenne et l’adoption de la loi PPL Brottes. « Le grand débat sur la transition Energétique devant lui durablement dégager la voie de l’éolien français » précise le communiqué.

 

Pour rappel : La proposition de loi Brottes a été rejetée pour la seconde fois au Sénat le 6 février et le texte doit être examiné en séance publique au Sénat le 14 février. En cas de rejet, il sera alors soumis à l’Assemblée Nationale et adopté définitivement dans sa version  du 18 janvier.

 

France Energie Eolienne a représenté la filière éolienne française, à Vienne, du 4 au 7 février 2013, lors de l’EWEA Annual Event. Elle y partageait l’espace commun du Pavillon France, sous l’égide d’UBIFRANCE. Une vingtaine d’entreprises et clusters y étaient également présentes, dont EADS Astrium, le Grand Port Maritime de Bordeaux, D.E.F., Delta Box, Encis Wind, Epsiline, Epsilone Composite, ESI Group, Fixator, Foure Lagadec, Franceole, Freyssinet , G Tec, Plastineol, Rollix, Scaime, Valorem et le SER.

 

Pour Nicolas Wolff, Président de FEE, « l’équipe de France de l’éolien était particulièrement visible à Vienne. Promouvoir le made in France auprès des grands donneurs d'ordre de la place est une priorité pour France Energie Eolienne ».

 

Source : Communiqué de France Energie Eolienne

Repost 0
Published by Mijo - dans éolien
commenter cet article
8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 20:07

 

C’est l’année du 50ème anniversaire du Traité de l’Elysée et le 14ème colloque du Syndicat des Energies Renouvelables accueillait hier, parmi les personnalités, Peter Altmaier, Ministre Fédéral allemand de l’Environnement, de la Protection de la Nature et de la Sureté Nucléaire, et Delphine Batho, Ministre française de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie. Les deux représentants de l’Allemagne et de la France ont annoncé une coopération bilatérale dans les énergies renouvelables afin de faire de l’Europe le modèle d’une transition énergétique réussie.  Malgré des  différences historiques dans les choix énergétiques, sur le nucléaire notamment, « nous avons la conviction de points communs entre Energiewende en Allemagne (le tournant énergétique) et la transition énergétique en France » a précisé Delphine Batho. « Nous pouvons travailler ensemble » et cette démarche « qui a une dimension sociale, environnementale et économique », est aussi « une stratégie de compétitivité pour la place de l’Europe dans la mondialisation » a-t-elle déclaré.  Parmi les priorités, « reconstruire une position franco-allemande sur les mécanismes de soutien au prix de la tonne de CO2 ».

   Peter Altmaier, qui a fait une allocution dans un français admirable, a affirmé que « la transition énergétique sera le projet écologique et économique du XXIème siècle ». Il a parlé d’un nécessaire « découplage entre la croissance économique et les ressources naturelles » dans un monde qui aura bientôt 7 à 8 milliards d’habitants. Il a évoqué «le besoin  de règles nouvelles pour réconcilier croissance économique et protection du climat et de l’environnement». Peter Altmaier a dit aussi qu’il avait toujours admiré les français « qui osent très souvent rêver  (…) et qui ont initié des projets comme Ariane et Airbus ». Nous devons rêver de l’avenir de la transition énergétique  et « avec la nouvelle coopération franco-allemande, le rêve deviendra bientôt réalité » a-t-il conclu.

 

La réalité française : Un retard à rattraper

 

En introduction du colloque, Jean-Louis Bal, Président du SER, a rappelé que la cible de 23% d’énergies renouvelables dans notre mix énergétique, nous engage à produire 20 Mtep (millions de tonne équivalent pétrole) d’EnR supplémentaire d’ici 2020. Or, la tendance actuelle nous conduirait seulement entre 13 et 14 Mtep supplémentaire correspondant à 17 ou 18% d’EnR. Jean-Louis Bal a souligné que « il est urgent de redresser la barre sans attendre une loi de programmation énergétique qui serait votée au mieux  au printemps 2014 ».

 

Quelques « indignados » avec des envies de révolution

 

Pas de porteurs de pancartes à ce colloque dans les locaux de l’UNESCO, mais la table ronde consacrée aux enjeux locaux a pris une tonalité moins académique que les autres. Visiblement asphyxiés par des coûts astronomiques demandés pour le raccordement des installations solaires et éoliennes, des développeurs ont manifesté leur indignation. Après un exposé de Michèle Bellon (Présidente d’ERDF) sur la nécessité d’aménager le réseau pour accueillir les EnR (94% sont raccordées sur le réseau de distribution) et de créer de nouveaux postes sources, Arnaud Mine, Président d’Urbasolar et Président de SER-SOLER, a réagi le premier. «Il y a une urgence absolue à faire bouger tout ce qui doit bouger (…) Il va falloir trouver des solutions pour résoudre les problèmes de conservatisme . Concernant le photovoltaïque, la proximité des lieux de production et de consommation rend  la problématique des réseaux marginale » a déclaré Arnaud Mine. On a cru ensuite que Jérôme Billerey, Président du Directoire d’Aerowatt, racontait  un mauvais film, mais c’était son vécu sur le terrain. « En Outre-Mer, pour renouveler une installation déjà payée, on m’a demandé 650000 €, puis c’est devenu 2,5 millions d’€ ». Antoine Saglio, Directeur Général d’Eneryo,  n’est pas convaincu par la transition. «C’est  un truc de technocrate.  Je ne sais pas qui a trouvé ce mot, ça me fait penser à transit intestinal,  c’est un peu médical (…) ll  y a un autre mot, que j’ai entendu dans la bouche d’Arnaud Mine, révolution.  « La révolution énergétique » au moins tout le monde comprend (…) Mais ceux qui ont initié le débat, veulent-ils vraiment la rupture ? la révolution ? (…) L’électricité est plus chère en Allemagne, et alors ?  Vous voyez  en Allemagne des clochards partout et des tas d’usines qui ferment ? ».  Il a plaidé pour une simplification administrative, réclamé plus de transparence sur les informations relatives au réseau d’ERDF et… il a été très applaudi par la salle.

     On a entendu aussi une histoire un peu triste. Paul Vergès, Sénateur de La Réunion  a évoqué les perspectives d’autonomie énergétique en 2025 de ce département d’Outre-Mer et les efforts faits pour développer les énergies renouvelables. Actuellement à la Réunion plus de 40% des logements individuels et collectifs sont équipés de chauffe-eaux solaires et l’objectif est d’arriver à 100%. Mais alors que d’autres projets  d’ENR ont été lancés, dont une ferme éolienne et des centrales solaires, tous ces projets, a-t-il dit, ont été stoppés par les autorités à Paris.

 

Comme le dit le Ministre allemand, Peter Altmaier, les français ont des aptitudes à rêver. Mais si actuellement  les plus inventifs d’entre eux, ceux qui ont osé rêver et qui ont investi beaucoup d’énergie dans l’éolien et le solaire, commencent à parler de révolution… c’est quand même le signe inquiétant qu’il y a dans notre pays quelque chose de bloqué.

 

 

Création de l’Office franco-allemand des Energies Renouvelables

 

Delphine Batho, Ministre de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie, et Peter Altmaier, Ministre Fédéral Allemand de l’Environnement, de la Protection de la Nature et de la Sureté Nucléaire, ont annoncé la création d’un Office franco-allemand pour les énergies renouvelables. Succèdant au Bureau de coordination des Energies Renouvelables  créé en 2011, il a pour but d’approfondir la coopération entre les deux pays et de promouvoir la transition énergétique. Ses missions prévoient, entre autres, de soutenir « les autorités publiques et les entreprises établies en France et en Allemagne » dans le domaine des EnR et « de contribuer au développement d'un réseau franco-allemand aux plans politique, scientifique et commercial ».

 

Le document officiel :

http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/declaration_francaise_FINALE.pdf

 

 

Coopération entre RTE et le SER pour intégrer les ENR dans le réseau de transport

 

RTE (gestionnaire du réseau public de transport d’électricité) et le SER ont annoncé une collaboration pour améliorer le raccordement et l’insertion des énergies renouvelables dans le réseau de transport. Le SER s’efforcera d’améliorer la localisation des zones présentant un potentiel important du point de vue des acteurs économiques, en faisant part à RTE de cette localisation le plus en amont possible de la réalisation des S3REnR (Schémas régionaux de Raccordement au réseau des énergies renouvelables). De son côté, RTE s’efforcera de fournir des variantes, lors des phases de concertation des S3REnR avec les producteurs dans toutes les régions où des variantes sont possibles.

 

Le SER et RTE collaboreront également sur les éléments techniques relatifs au système électrique. Enfin, ils publieront un « Observatoire des énergies renouvelables » qui fournira des données de raccordement, des infos sur le développement du réseau de transport, et sur l’exploitation et la contribution des énergies renouvelables à l’équilibre offre-demande. 

Repost 0
6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 19:16

 

Le 30 janvier, le lancement de la (R)évolution des Colibris a suscité l’afflux de plusieurs milliers de personnes ! La salle de l’espace Reuilly ( Paris 12ème) avec ses 750 places, n’a pas pu accueillir tout le monde. Est-ce le charisme de Pierre Rabhi ou le projet alternatif des Colibris qui suscite tant d’élan ?

 

Dénonçant « un modèle pyramidal, fondé sur une exploitation industrielle effrénée des ressources naturelles, une croissance matérielle sans limite, un consumérisme de masse, une grande centralisation des pouvoirs et des moyens et un secteur financier dont l’emprise est devenue toute puissante (…) », les Colibris (association créée en 2007 sous l’impulsion de Pierre Rabhi) proposent de construire « une société écologique et humaine ». Tous ceux qui sont intéressés et décidés à «reprendre le pouvoir » peuvent participer.

   La feuille de route des Colibris définit des initiatives dans 5 domaines (économie, agriculture, éducation, démocratie, énergie). Elles seront mises en œuvre au cours de 5 étapes successives.

- En février 2013, l’objectif est de localiser l’économie. Les suggestions : privilégier les commerçants et producteurs locaux, changer de banque, participer à un carrotmob (récompenser les commerces socialement responsables), randonnée des acteurs locaux le 30 mars, créer une monnaie locale.

- En avril 2013, programme : « Planter ce que nous mangeons ». Il s’agit de planter partout des fruits et des légumes pour relocaliser une partie de la nourriture, sur le modèle et avec les « incroyables comestibles », un mouvement citoyen né en 2008 en Angleterre qui plante des légumes et les met à disposition gratuitement.

- En septembre 2013, « révolutionner l’éducation ».

- En janvier 2014, « réinventer la démocratie ».

- En avril 2014 «économiser et produire de l’énergie –renouvelable-" .

 

Les propositions sont issues des 27 forums et 700 ateliers (qui ont accueilli plus de 2000 personnes) organisés l’an dernier par Colibris dans toute la France à l’occasion de l’opération « Tous Candidats ». Les idées ont été regroupées, synthétisées et associées à des propositions d’experts comme celles de l’association NegaWatt pour l’énergie, le collectif d’agronomes Solagro pour l’agriculture, le réseau américain d’entrepreneurs et de citoyens BALLE (Business Alliance for Local Living Economies) pour l’économie. La feuille de route, ouverte aux contributions, est en ligne sur le site des Colibris et sera mise à jour tous les 6 mois.  

 

Dans le contexte actuel de crise où la montée de la précarité, l’explosion du chômage et le recul industriel ont montré les limites d’un modèle basé sur l’hyperconsommation et le pillage des ressources, on comprend que le projet des Colibris soit si mobilisateur. Pas de théorie ennuyeuse ni de manifeste politique ni de promesse du grand soir, mais des actions concrètes et la possibilité pour chacun de « faire sa part » pour construire une société moins gaspilleuse, plus solidaire. C’est aussi une question de survie.

 

Le site des Colibris : www.colibris-lemouvement.org

Prochaine réunion de lancement de la (R)évolution Colibris en Nord Pas de Calais à Lille le 16 février.

 

Quelques lectures complémentaires :

 - « L’après Wall Street sera local » (Les nouvelles économies locales), de Raphaël Souchier (Actes Sud).

- « Changeons d’énergies, Transition mode d’emploi »  de Thierry Salomon, Marc Jedliczka, Association NegaWatt. (Coédition Actes Sud, NégaWatt, Colibris).

Repost 0
31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 12:09

 

Malgré la crise, la cote des énergies renouvelables ne faiblit pas, révèle la 3ème édition du Baromètre Ifop (*) pour Qualit ’EnR sur « Les français et les énergies renouvelables ».

 

Un taux d’équipement et des intentions en hausse

40% déclarent être équipés (+5 points par rapport à 2012). Parmi eux, les plus de 35 ans le sont davantage que les autres, et les employés et les ouvriers le sont plus que les cadres, probablement parce que ces derniers résident davantage dans des grandes villes  où s’équiper est plus compliqué (plus de logements collectifs, de contraintes urbaines, …) **.

 

Le taux d’équipement en énergies renouvelables (insert, poêle à bois, chauffe-eau solaire, pompe à chaleur… ) monte à 63% en zones rurales, plafonne à 38% dans les villes moyennes et chute à 14 % à Paris. Pas de surprise non plus, les propriétaires sont toujours plus équipés que les locataires (51% contre 19%). Le taux d’équipement des français en EnR est quand même remarquable, si on le compare  à celui à peine plus élevé, de la population en smartphone (45%), a souligné Frédéric Micheau de l’Ifop.

 

La progression du parc d’équipements de la résidence principale est ainsi répartie : L’insert bois (19%, +3 points), le poêle à bois (14%, +3points), la pompe à chaleur (11%, +2points), les panneaux photovoltaïques (6%, +1 point), le chauffe-eau solaire (5%, +1 point), le système solaire combiné chauffage / eau chaude (4%, + 1 point), la chaudière à bois (4%, +2 points).

 

L’intention d’équipement est également en hausse : En 2013, 37% des français (contre 31% en 2012) qui n’ont pas d’EnR veulent équiper leur logement. Les propriétaires (41%) et parmi ceux-ci, les détenteurs d’une maison individuelle (46%), sont les plus motivés. En tête des intentions d’achat, le chauffe-eau solaire (17%, + 4 points), suivis par le système solaire combiné chauffage / eau chaude (16%, + 4 points), les panneaux photovoltaïques (15%, + 1 point), le poêle à bois (14%, + 5 points), la pompe à chaleur (12%, stable), l’insert bois (10%, + 1 point), la chaudière bois (8%, + 1 point).

 

67% jugent l’action des pouvoirs publics insuffisante pour promouvoir les EnR

 

Pour les français, les énergies renouvelables sont respectueuses de l’environnement (93%, + 1 point), favorisent l’indépendance énergétique (89%, +2 points), permettent de se sentir bien chez soi (85%) et permettent de faire des économies (77%, -1 point). A la question « Diriez-vous que l’action des pouvoirs publics pour promouvoir les EnR vous paraît (adaptée / excessive / insuffisante) ?" 23% répondent adaptée, 10% excessive, et 67% insuffisante.

 

La facture énergétique (électricité, gaz, fioul, etc…) jugée élevée par tous

 

En 2013, 93% des français (contre 90% en 2012) jugent leur facture énergétique « élevée » (dont 37% « très élevée » et 56% « assez élevée »). Ceux dont la résidence principale est équipée en EnR la jugent également élevée à 90%. Sans illusion, la grande majorité (88%, +4 points) estime que cette facture va augmenter au cours des 2 prochaines années et 83% de ceux qui sont équipés en EnR répondent la même chose.

 

La majorité toujours autant intéressée par les EnR

 

72% se déclarent autant intéressés par les EnR qu’il y a un an, mais 9% (+ points) sont quand même moins intéressés et ceux qui s’affirment plus intéressés sont en régression (19%, - 6 points).

 

Les EnR et le gaz naturel, largement en tête des « filières à encourager »

 

A la question « Selon vous, pour la production de chaleur et d’électricité, faut-il encourager chacune des filières suivantes (EnR, gaz naturel, nucléaire, charbon, gaz de schiste, fioul) ?» 96% sont d’accord pour encourager les EnR, 80% pour le gaz naturel, 54% pour le nucléaire (avec un clivage entre les plus âgés « pour » et les plus jeunes « contre »). A l’inverse, une majorité considère qu’il ne faut pas encourager le charbon (57% sont opposés), le gaz de schiste (65% contre) et le fioul (68% contre).

 

La confiance dans les équipements gagne du terrain

 

Les équipements jugés de plus en plus fiables, dans l’ordre  : Le système solaire combiné chauffage, eau chaude (85%, 4 points), l’insert bois (84%, +3 points), le chauffe-eau solaire (82%, + 5 points), la chaudière à bois (82%, + 3 points), le poêle à bois (82% + 6 points), la pompe à chaleur (82%, + 1 point), les panneaux photovoltaïques (73%, stable).

 

La confiance dans les installateurs d’EnR est stable

 

Comme l’an dernier, 61% déclarent avoir confiance dans les installateurs d’EnR. Les critères de confiance sont le label ou la qualification de l’installateur (79%, +6points), ses références de réalisation (73%, + 4 points), la recommandation d’un parent, ami, voisin (71%, égale), l’implantation locale (50%, +3 points).

 

Pour André Joffre, Président de Qualit’EnR (spécialiste de la qualification des entreprises dans le domaine des énergies renouvelables), « cette édition du baromètre a révélé une fois de plus que nos concitoyens perçoivent à ce jour les énergies renouvelables comme étant viables et efficaces, mais surtout qu’ils passent à l’acte en s’équipant (...) ». En 2012, malgré le contexte économique, plus de 10 000 qualifications « Reconnu Grenelle de l’Environnement » (Qualisol, QualiPV, Qualibois et QualiPAC) ont été délivrées, soit une part très représentative du marché français des EnR, rappelle André Joffre.

 

(*) Sondage réalisé auprès d’un échantillon de 1008 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas), le 8 et 9 janvier via un questionnaire en ligne.

 

(**) Remarque en marge du baromètre : Certains réseaux de chaleur qui chauffent les logements collectifs sont alimentés par des EnR. A Paris, la CPCU (Compagnie Parisienne de Chauffage Urbain) qui dessert plus de 460 000 logements, a décidé d’accroître la part d’EnR de son bouquet énergétique, de 43% en 2011 à plus de 50% bientôt, notamment via la géothermie,  en substitution d’énergies fossiles. Les énergies renouvelables sont compatibles avec les grandes villes mais l'équipement dépend moins des volontés individuelles.

 

Repost 0
28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 17:23

 

Le débat national sur la transition énergétique a été lancé officiellement le 24 janvier par le Ministère de l’Ecologie et du Développement durable. Déployé dans toute la France jusqu’en juillet 2013, il conduira à un projet de loi de programmation en octobre 2013. « Ouvert et citoyen », il doit permettre à tous les français de s’exprimer sur des questions comme « Quelle énergie dans 10, 20, 30 ou 40 ans ? Quels sont les investissements nécessaires aujourd’hui ? Comment développer les énergies renouvelables ? Comment optimiser au maximum nos consommations, utiliser au mieux l’énergie disponible ? ». Concrètement, chacun pourra s’informer et donner son avis lors de réunions publiques  et de consultations dans les régions  et via un site internet ouvert bientôt. Certaines collectivités ont déjà pris des initiatives dans ce sens, comme la Région des Pays de la Loire qui a organisé à Angers le 13 novembre, le premier des 5 débats des Etats régionaux de l'énergie.

 

Les journées de l’énergie, les 29, 30 et 31 mars

 

3 jours consacrés à l’énergie sur le modèle des journées du patrimoine, avec possibilité de visiter des installations de production et de distribution d’énergie dans les entreprises et les collectivités locales.

 

Une journée citoyenne le 25 mai

 

Avec une «démarche de démocratie participative » basée sur le protocole « world wide views » du Danish Board of Technology récemment utilisé lors de la conférence d’Hyberabad des Nations Unies sur la biodiversité.  Le principe : Dans chaque région, des panels d’une centaine de citoyens seront réunis pour débattre des enjeux de la transition énergétique, à partir d’un socle commun de questions auquel chaque région co-organisatrice ajoutera une question portant sur des enjeux locaux liés à la transition énergétique. Le 25 mai, via un dispositif de centralisation, les résultats des débats seront présentés au cours de la journée, une cartographie précise devant révéler les attentes et les opinions des citoyens.

 

Des évènements « labellisés »

 

L’agenda du débat est susceptible d’accueillir d’autres initiatives, nationales ou territoriales, et tout organisateur à caractère collectif peut proposer un évènement et demander sa labellisation au titre du débat national sur la transition énergétique. Condition : « Les événements proposées à la labellisation doivent avoir pour objectif de diffuser de l’information sur la transition énergétique, permettre l’expression des préoccupations de tous et doivent traiter le plus largement possible les différents aspects de la transition énergétique ».

 

Plus d’infos :

http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/2013-01-24_dossier_de_presse_debat_transition_energetique.pdf

 

Tableau de bord de la mise en œuvre de la feuille de route de la transition écologique :

http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/Tableau_de_bord.pdf

 

 

14ème colloque du SER, 1er évènement labellisé

 

Le 14ème colloque annuel du Syndicat des Energies Renouvelables est le 1er évènement labellisé «Débat national transition énergétique ». Intitulé « Transition énergétique : industrie et territoires », et placé sous le Haut Patronage de François Hollande, Président de la République, il accueillera de nombreuses personnalités dont Delphine Batho (Ministre de l’Ecologie, du Developpement Durable et de l’Energie) et Peter Altmaier (Ministre allemand de l’environnement au sein du gouvernement fédéral), et abordera les enjeux économiques, industriels et locaux de la transition énergétique. Le jeudi 7 février 2013, à la Maison de l’UNESCO à Paris.

Programme : http://www.enr.fr/docs/2013152741_ProgrammecolloqueSER2013V17.3.pdf

Repost 0
24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 23:20

 

Dans un communiqué, le Syndicat des Energies Renouvelables tire la sonnette d’alarme :

 

Eolien terrestre : Le ralentissement se confirme et les perspectives d’atteinte des objectifs 2020 s’éloignent encore

 

Le bilan électrique 2012 de RTE, publié avant-hier, confirme les craintes des professionnels de la filière éolienne française : 757 mégawatts (MW) seulement ont été raccordés au réseau électrique dans le courant de l’année 2012 : c’est une baisse de 19 % par rapport au nombre de mégawatts raccordés en 2011, qui avait déjà été une année particulièrement difficile avec 928 MW installés contre 1 190 installés en 2010.

Aujourd’hui, le parc s’élève à 7449 MW, alors que l’objectif que la France s’est fixé à l’horizon 2020 est de 19000MW.

Ce chiffre inquiétant éloigne encore un peu plus notre pays de la trajectoire qui doit lui permettre de respecter ses objectifs en matière d’énergie renouvelable puisque le rythme de raccordements nécessaires pour les atteindre s’élève à plus de 1 400 MW par an.

« Nous sommes à 54 % du rythme annuel qui nous permettrait de respecter les engagements que nous avons pris concernant le développement du parc éolien terrestre français qui doit atteindre 19 000 MW en 2020 », explique Jean-Louis Bal, Président du Syndicat des énergies renouvelables, « la filière éolienne ne peut attendre les conclusions du débat lancé par le Gouvernement. Les mesures d’urgence annoncées doivent être mises en œuvre très vite si nous voulons encore disposer des outils industriels et des compétences pour diversifier notre mix électrique à l’issue du débat sur la transition énergétique ».

Les raisons de ce ralentissement sont connues : la complexification du cadre réglementaire mis en place en 2010, les difficultés de raccordement au réseau électrique et l’incertitude sur l’avenir d’achat du kWh éolien. Les professionnels de la filière, réunis au sein du SER, appellent à la mise en œuvre urgente d’une simplification du cadre réglementaire, devenu incompatible avec le développement de l’énergie éolienne.

« Tenir les engagements pour l’éolien terrestre est d’autant plus impératif que le calendrier des appels d’offres de l’éolien maritime nous conduit bien au-delà de 2020 pour la mise en exploitation des 6 000 MW offshore prévus par le Grenelle de l’environnement », rappelle Jean-Louis Bal.

 

Source : Communiqué du SER

 

Remarque : Affligeant. Ces objectifs font partie de nos engagements européens au titre du Paquet Energie Climat. S’ils ne sont pas atteints, la France encourt des pénalités. L'Allemagne, de son côté, dépassera probablement ses objectifs.

Repost 0
Published by Mijo - dans éolien
commenter cet article
21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 02:26

 

Suite à l’examen de la proposition de Loi Brottes sur la tarification progressive de l’énergie, les 17 et 18 janvier à l’Assemblée Nationale, des mesures de simplification pour la filière éolienne ont été votées. Elles concernent :

- La suppression des ZDE (Zones de Développement de l’éolien).

- La suppression de la règle du minimum de 5 mâts. Une bonne nouvelle pour les associations locales qui développent des projets éoliens de taille modeste et pour certaines régions, comme la Bretagne, déficitaire en production électrique. Les petits parcs s’insèrent plus facilement dans certains paysages et ne nécessitent pas de lignes haute tension.

- Des dérogations à la loi littoral pour permettre l’installation d’éoliennes dans les DOM-TOM et le raccordement des parcs off-shore en métropole.

 

La proposition de loi doit passer en 2ème lecture au Sénat en février.

 

Concernant  le problème du tarif d’achat attaqué par Vent de Colère et pour lequel une décision de la Cour de Justice Européenne est attendue, les professionnels misent sur une issue positive. Dans un communiqué, France Energie Eolienne a salué une déclaration de Delphine Batho, qui lors des questions au Sénat a évoqué la décision du gouvernement d’engager des discussions avec la Commission Européenne sur l’arrêté tarifaire éolien. « Cette action, que FEE appelle de ses vœux depuis des mois, rassure les professionnels sur le soutien du gouvernement à la filière et la perspective d’un redémarrage à court terme » précise le communiqué de FEE.

 

Repost 0
Published by Mijo - dans éolien
commenter cet article
16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 22:30

 

Selon un sondage Ipsos (*) réalisé du 3 au 10 décembre 2012 pour le Syndicat des Energies Renouvelables, un Français sur cinq a entendu parler du débat sur la transition énergétique et plus de « 80 % des interviewés jugent importante la tenue de ce débat ».

 

Sept personnes sur dix estiment que, jusqu’à présent, la place accordée à la question énergétique dans l’action gouvernementale est insuffisante. Elles considèrent par ailleurs que les sujets liés à la transition énergétique sont prioritaires. Le développement des énergies renouvelables constitue le sujet de tout premier plan en matière d’énergie : 63 % des interviewés estiment qu’il fait partie des priorités. Spontanément, les énergies renouvelables sont associées à des valeurs positives. Elles bénéficient d’un large soutien de nos concitoyens puisque 91 % d’entre eux en ont une bonne image et que 9 Français sur 10 sont favorables à leur développement.

 

84 % des Français estiment que les énergies renouvelables ne se développent pas suffisamment rapidement dans notre pays : leur développement permettrait de réduire notre dépendance au pétrole importé (pour 83 %) et d’être plus indépendant en matière d’énergie (pour 68 %). Leur rôle dans la protection de l’environnement est largement reconnu, mais leur performance, leur image d’énergies de l’avenir, leur fiabilité et leur capacité à produire de l’énergie bon marché sont également très largement citées. En outre, pour 54 % de nos concitoyens, le secteur contribue beaucoup à la croissance économique française.

Tous les Français connaissent les énergies renouvelables et un Français sur deux dit savoir précisément ce qu’elles sont. L’énergie éolienne et l’énergie solaire sont les plus connues.

 

L’acceptabilité des éoliennes

Pour 83% des français, l’énergie éolienne a une bonne image. A travers ce sondage, IPSOS a également évalué l’acceptabilité de la présence d’éoliennes dans l’environnement des personnes interrogées. 80 % des interviewés sont prêts à accueillir des éoliennes dans leur département, 68% dans leur commune. Et 45 % des Français sont prêts à accepter des éoliennes dans leur champ de vision depuis chez eux, contre 40 % qui y sont opposés. On note que cette acceptation est aussi forte chez les interviewés qui habitent la campagne, a fortiori plus concernés par l’installation de parcs éoliens : en effet, 46 % d’entre eux répondent positivement à la question.

 

Les énergies renouvelables dans la maison

Quatre Français sur dix disent utiliser une énergie renouvelable chez eux. Une personne sur deux s’est renseignée sur une utilisation personnelle des énergies renouvelables auprès de différentes sources : d’abord sur internet, puis en s’adressant à un artisan chauffagiste, à son entourage, ensuite en se tournant vers un fournisseur d’énergie et vers un organisme ou une association spécialisée, ce qui peut laisser penser que les opérateurs sont encore mal identifiés. Et plus d’un Français sur trois pense en installer une d’ici 5 ans. Ce qui freine la décision aujourd’hui, c’est en premier le coût d’une installation, et le changement de fiscalité.

 

Source : Communiqué du Syndicat des Energies Renouvelables

 

(*) auprès d'un échantillon de 1012 personnes questionnées par internet.

Repost 0
14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 22:50

 

Le 18 janvier, la CAPEB, Confédération de l’Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment, qui réunit 380 000 entreprises,  a prévu des manifestations dans toute la France.

Les artisans dénoncent en particulier l’augmentation de la TVA dans le bâtiment en 2014 de 7% à 10% qui a suivi une hausse de 5,5% à 7%. Ils veulent  l’application d’une TVA à 5 % pour les activités de rénovation des logements.

Selon la CAPEB, « près de 40 000 emplois sont menacés entre 2013 et 2014, soit plus de quatre fois le nombre de licenciements de PSA en 2012 avec des répercussions à prévoir sur toute l’économie».

A propos de la rénovation de 500 000 logements, annoncée dans le cadre de la transition énergétique, c’est « un objectif ambitieux, mais complètement irréaliste puisque rien n’a été mis en place pour y parvenir » déclare Patrick Liébus, Président de la CAPEB, dans un communiqué. La CAPEB demande « la mise en oeuvre immédiate d’un plan gouvernemental pour permettre de rénover plus de 500 000 logements par an et d’en construire le même nombre ».

Repost 0
11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 13:19

 

Qualit’ENR, l’organisme qui gère les qualifications professionnelles dans le secteur des ENR, rappelle dans un communiqué l’intérêt du solaire thermique « qui s’impose logiquement » avec la RT 2012, en vigueur depuis le 1er janvier 2013. Cette nouvelle réglementation thermique pour l’habitat individuel neuf  a pour objectif de limiter les consommations énergétiques avec une division par 3 de l’énergie primaire consommée (50kWh d’énergie primaire/m2/an) par rapport à la réglementation précédente (RT 2005). Elle impose le recours aux ENR pour les maisons individuelles ou accolées. Pour la production d’eau chaude et de chauffage, le solaire thermique s’avère l’une des solutions les plus performantes.

"Avec le solaire thermique, on connaît à l’avance et sans surprise le prix du kWh fourni par l’équipement : c’est celui de l’investissement de départ (avec la maintenance) divisé par le nombre de kWh produits par l’installation pendant sa longue durée de vie, ce que l’installateur Qualisol est en mesure de déterminer lors du devis", souligne le communiqué de Qualit’ENR.

Une étude de Pouget Consultants pour Enerplan en février 2012 place le solaire thermique comme la meilleure solution pour répondre aux exigences de la RT 2012 pour les postes «eau chaude» et «chauffage», avec la hiérarchie suivante :

1. Système solaire combiné, avec appoint gaz ou fioul

2. Chauffe-eau solaire individuel (CESI) associé à une chaudière bois

3. Chauffe-eau solaire individuel « compact » couplé à une chaudière à condensation gaz

 

Pour miser sur la qualité

 

Qualtit’ENR rappelle qu’une installation de qualité exige un bon installateur et du bon matériel. Les installateurs Qualisol s’appuient sur les labels « Ô Solaire » ou « NF CESI ». « Ô solaire » est le label de qualité créé par Enerplan et soutenu par l’ADEME qui identifie clairement les matériels solaires thermiques domestiques (CESI et Systèmes Solaires Combinés) conformes aux exigences françaises et européennes. Les équipements sont vendus sous forme de kits (ballon + capteur + régulateur) pour aider dans le choix d’un matériel fiable. « Ô Solaire » est également une référence qui facilite l’octroi des aides locales et nationales destinées aux particuliers.

Infos pratiques sur le solaire thermique sur le site de Qualit’EnR : http://www.qualit-enr.org/particuliers/solaire-thermique

 

Ce qu’il faut retenir de la RT 2012 dans l’habitat résidentiel

 

Les 5 usages pris en compte pour répondre à la RT 2012 :

- Le chauffage

- Le refroidissement

- La production d’eau chaude sanitaire

- L’éclairage

- Les auxiliaires (pompes et ventilateurs)

 

Les 5 principes de base :

- Une excellente isolation thermique des parois vitrées et opaques

- Une enveloppe parfaitement étanche à l’air

- Une ventilation optimisée

- Des équipements de chauffage performants

- L’obligation d’intégrer des énergies renouvelables.

 

Source : Communiqué de Qualit’ENR

 

 

Repost 0
Published by Mijo - dans solaire
commenter cet article

Présentation

  • : Une autre énergie est possible
  • Une autre énergie est possible
  • : Les énergies renouvelables, leurs enjeux et leurs usages au quotidien.
  • Contact

Profil

  • Mijo
  • Journaliste indépendante.
 
J'espère, à travers ce blog, contribuer à alimenter un débat démocratique sur nos choix énergétiques.
Un peu la tête dans les étoiles certes, mais les pieds sur terre dans des baskets bleues. Twit: Colorwatt
  • Journaliste indépendante. J'espère, à travers ce blog, contribuer à alimenter un débat démocratique sur nos choix énergétiques. Un peu la tête dans les étoiles certes, mais les pieds sur terre dans des baskets bleues. Twit: Colorwatt

Recherche

Liens