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17 janvier 2015 6 17 /01 /janvier /2015 16:33

 

L’année 2015 a commencé dans le sang, les larmes et l’obscurité.

Je vous la souhaite malgré tout, fraternelle, joyeuse et ensoleillée.

 

Beaucoup de mal à sortir du carnage et de la confusion.

La manif était pleine de drapeaux et de crayons.

Des lutins ont refusé la minute de silence,

et réclamé la minute de dessin.

 

Je ne sais plus très bien si je suis Charlie ou si je ne suis pas Charlie.

J’espère que je ne vais pas être internée ou « traitée » pour ça.

Pour ma défense, la parole d’un chevalier  Jedi :

A Dark Vador qui lui dit « Si tu n’es pas avec moi, alors tu es mon ennemi »,

Obi-Wan répond «  Il n’y a que les Sith qui traitent dans l’absolu » .

 

Bonne année 2015 sans prise de tête ni prise d’otage.

 

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8 janvier 2015 4 08 /01 /janvier /2015 11:39

 

 

 

Je-suis-Charlie.jpg

 

 

 

                                         "Notre âme ne peut pas mourir,

                              La liberté ne meurt jamais"

 

                              Taras Chevtchenko

 

 

 

Et vive les dessinateurs !

Je me permets de relayer le bel hommage de Plantu (www.cartooningforpeace.org) :

 

 

De-tout-coeur-avec-Charlie-Hebdo-de-Plantu.jpg

 

 


 

 

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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 17:17

 

Horreur. Hier, à peine sortie d’une présentation presse de l’opus 2 de Plantes contre Zombies, un jeu pour iPad plutôt rigolo, j’ai vu une vraie attaque de zombies contre l’écologie. C’était pas une fiction mais la sinistre réalité. Hélas, l’armée des plantes vient de subir une perte et on ne peut pas se défendre à coups de coco-canon comme dans le jeu. Etat des lieux.

 

-7%. L’écologie ainsi que la politique des territoires (-8%), accusent la plus forte baisse de crédits dans le projet de loi de finances pour 2014. Oui, c’est un mauvais budget. Delphine Batho a dit la vérité et elle a sûrement de bonnes raisons. « Selon l'un des piliers de la majorité à l'Assemblée, Louis Gallois aurait annoncé lors d'une réunion qui a eu lieu lundi 1er juillet qu'aucun projet d'investissement d'avenir ne figurerait dans le budget du ministère de Mme Batho, ce qui aurait expliqué la colère de la ministre » précise Le Monde . L’exclusion brutale de la Ministre, façon Soviet suprême, est choquante, et si l’écologie est vraiment privée d’investissements d’avenir, c’est grave. C’est la place de notre pays dans les technologies innovantes et tout notre futur qui sont compromis.

 

Quid de la transition énergétique ?

 

L’opinion publique a bien compris l’urgence d’aller vers un nouveau modèle énergétique et l’opportunité qu’il représente. Les résultats de la consultation organisée par Delphine Batho dans le cadre du débat en cours le prouvent (voir article). Mais les décideurs ont-ils pris la mesure de cette nouvelle conscience environnementale ? Il semble que le fossé continue de se creuser entre les citoyens de ce pays et ceux qui le dirigent ou prétendent vouloir le faire. 

 

Ce matin l’attaque des zombies s’est poursuivie sur les ondes  et l’on a entendu certains dénoncer le bilan inexistant de l’actuel Ministère de l’Ecologie. Pour ma part, je tiens à défendre la capitaine des plantes limogée, qui a sans doute fait ce qu’elle pouvait faire pour la cause environnementale, ce qui est déjà pas mal quand on est cernée par des lobbies gore lourdement équipés en armes fossiles et très influents dans la haute administration.  

 

Delphine Batho a organisé la première grande consultation citoyenne sur la transition énergétique et l’opération a été plébiscitée par les participants. Cette consultation a révélé beaucoup d’attentes en France sur le développement des énergies renouvelables, de l’efficacité énergétique et des économies d’énergie, perçus non comme des coûts, mais comme une chance pour notre économie. Le Ministère de l’Ecologie a redonné un peu de souffle à l’éolien avec un nouveau contrat d’achat et via la loi Brottes qui supprime les Zones de Développement de l’Eolien et la règle de 5 mâts paralysante. Il faut saluer l’effort, tant les divisions anti-éoliennes sont puissantes en Gaule. Delphine Batho a défendu l’autoconsommation solaire, la filière bois-énergie et les bioénergies, et s’était prononcée pour la suppression de l’avantage fiscal du diesel. Elle est à l’origine de la première loi cadre destinée à instaurer la future Agence de la biodiversité.

Enfin Delphine Batho a développé des relations cordiales et constructives avec son homologue allemand Peter Altmaier (Ministre Fédéral allemand de l’Environnement, de la Protection de la Nature et de la Sureté Nucléaire) , en vue d’une coopération franco-allemande pour soutenir le prix de la tonne de CO2 et d’élaborer en Europe un modèle de transition énergétique réussie (voir article). Dans un tweet, Peter Altmaier l’a d’ailleurs félicitée pour son travail. En cette période de tension, de tels messages en provenance d’Outre-Rhin sont rares.

 

Bon vent, Delphine.

 

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10 mars 2013 7 10 /03 /mars /2013 23:33

 

                                     

9-mars-2013-Bastille-1.JPG

                                                          9 mars 2013, Paris. Une revendication portée bien haut

 

Ambiance cool et pacifique, hier, à la chaîne humaine pour l’arrêt du nucléaire civil et militaire. Beaucoup de militants (membres de Sortir du Nucléaire, de EELV, de Sud Rail, des Amis de La Terre, quelques NPA, quelques  Front de Gauche, et d’autres que j’oublie),  des mouvements alternatifs tendance Occupy, mais aussi des citoyens ordinaires, des familles avec enfants.  Plusieurs milliers de personnes (20 000 selon les organisateurs) ont protesté devant les hauts lieux du nucléaire français et affirmé leur solidarité envers les victimes de Fukushima. La liaison entre l’Est et l’Ouest de Paris n’a pas pu être réalisée, mais les rassemblements auxquels j’ai moi-même assisté (celui de La Gare Saint-Lazare pour dénoncer les convois radioactifs) et celui de Sortir du Nucléaire et Yosomonet (sur la situation au Japon) étaient conséquents.

 

 

9 mars 2013 St Lazare

                                                             14 h, Gare St-Lazare avant la formation de la chaîne

9 mars 2013 Solidarité avec victimes de Fukushima

                                                              Solidarité avec les victimes de Fukushima à l'Opéra

 

 

En cas d’accident nucléaire, quid des stocks de pastilles d’iode ?

Les manifestants qui ne sont pas des professionnels de la politique ont exprimé souvent de l’inquiétude, comme ce pharmacien rencontré au concert final à la Bastille. Ce qui le préoccupe, c’est qu’en cas d’accident nucléaire qui toucherait la région parisienne (la centrale de Nogent est à moins de 100 km de Paris), « il n’y aura pas de pastille d’iode pour tout le monde ». Lui n’est pas approvisionné, aucune pharmacie à Paris ne l’est, et il doute, en cas de problème, que l’on puisse obtenir rapidement un approvisionnement suffisant pour la population parisienne. Il y a 2 ans, au moment de la catastrophe de Fukushima, il a vu arriver de nombreux clients dans sa pharmacie à la recherche de pastilles d’iode, et il a bien fallu leur dire qu’il n’en avait pas.

 

 

9-mars-2013-Bastille-3.JPG

                                                            Une ambiance pleine de fun...

 

9-mars-2013-Bastille-2.JPG

                                                           ... et d'inquiétudes.

 

 

9-mars-2013-dessin-Etienne-Davodeau.JPG

                                             Un combat qui inspire aussi les artistes (dessin d'Etienne Davodeau)

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6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 11:08

 

Le 11 mars dernier une chaîne humaine pour réclamer la sortie du nucléaire réunissait 60 000 personnes de Lyon à Avignon. Le collectif « Réaction En Chaîne Humaine » (groupe Sortir du nucléaire Drôme/Ardèche) qui en est à l’origine,renouvelle l’opération. Pour protester contre le choix persistant de l’option atomique et la promesse plus très sûre de la fermeture de la centrale de Fessenheim, le collectif, avec l’appui  du réseau Sortir du Nucléaire, veut « encercler les lieux du pouvoir nucléaire »  le 9 mars à Paris avec une nouvelle chaîne.

 

L’initiative, comme la précédente, est ouverte à tous ceux qui souhaitent participer. But : Relier Paris d’Est en Ouest et encercler 18 lieux clés où siègent grandes entreprises du secteur, ministères et autres institutions représentant « l’ossature du système nucléaire ».  Le Collectif Réaction en Chaîne Humaine dénonce « des décisions de politique énergétique, qui sont restées le fait de quelques d’hommes d’État, hauts fonctionnaires et ingénieurs » et des citoyens « tenus à l’écart ». Il pointe un débat sur l’énergie qui n’est qu’une « initiative de façade », alors que « tout est fait pour préserver le statu quo en faveur du nucléaire » et veut permettre aux citoyens de « reprendre en main leur avenir énergétique jusqu’à présent confisqué ».

 

Animations et prises de parole sont prévues, selon le lieu et la thématique des organisations qui participent. Parmi les tribunes : SUD Rail parlera des transports de déchets , le Collectif Citoyen d’Information sur la Radioactivité et le Nucléaire s’exprimera sur  la démocratie, Independant Who sur le problème sanitaire. La BAC, ou Brigade Activiste des Clowns, des militants imaginatifs, annoncent une animation sur «l’Intervention de la Narine nationale au Mali ».  

 

L’évènement « non violent et convivial » se poursuivra par un concert de soutien gratuit de 17 h 30 à 20 h à La Bastille avec HK & les Saltimbanques, LéOparleur, et se finira par un film.

 

« la transition énergétique, c’est l’arrêt du nucléaire »

 

Le réseau Sortir du Nucléaire, qui fédère 940 associations, demande l’arrêt des projets électronucléaires en cours (EPR de Flamanville, ligne THT Cotentin-Maine, Bure, etc…) « tant que les citoyens n’auront pas été en mesure de se prononcer démocratiquement sur notre politique énergétique et sur le recours à l’énergie nucléaire, y compris si nécessaire par un référendum » ;  Le renoncement à la prolongation de l’exploitation des réacteurs ayant atteint ou dépassé les 30 ans de fonctionnement ; l’arrêt complet de tous les projets portés à l’étranger par l’industrie nucléaire française.

A la conférence de presse, les responsables du réseau Sortir du Nucléaire ont rappelé que les énergies renouvelables «ont créé en Allemagne plus de 382 000 emplois directs, soit plus que le nucléaire en France».

 

Le refus du nucléaire gagne du terrain

 

Voilà le débat sur la transition énergétique poussé hors des salons feutrés, dans la rue,  et bousculé par une prise de position « le refus du nucléaire » qui gagne du terrain, en Europe, dans le monde et même en France, patrie de l’atome.

Outre les traditionnels groupes militants, différentes associations locales, souvent a-politique, se sont créées pour exiger plus de transparence sur le sujet et ouvrir un débat citoyen. C’est le cas de « Confluence pour sortir du nucléaire », à Conflans (78). A Sortir du Nucléaire Paris, on accueille de plus en plus de gens inquiets, notamment de jeunes parents, préoccupés par les risques générés par les installations nucléaires, déclare Simone Fest.

   Les convois de déchets, qui vont augmenter à la mise en service de Bure, suscitent de plus en plus la crainte et l’irritation des populations qui découvrent leur passage lors de déraillement.  Les conducteurs de ces convois ne bénéficient pas du même suivi que les travailleurs du nucléaire, bien qu’il y ait déjà parmi eux un cas de thyroïde, déplore Philippe Guiter du Syndicat SUD Rail. Parmi les risques redoutés : L’incendie dans un tunnel. Un CASTOR peut résister à 800 degrés pendant 30 mn, or l’incendie du tunnel du Mt-Blanc a atteint 1000 degrés pendant 8 heures.

 

Ouvrir un débat sur le maintien de l’arme nucléaire

 

Le Réseau Sortir du Nucléaire déplore que « aucun aspect de la dissuasion nucléaire, des composantes de la force nucléaire, de son coût, ne peut être débattu ».  En effet, « son budget est sacralisé, alors que tous les autres postes budgétaires, notamment au niveau social, se serreront la ceinture » et « le rapport du Sénat sur ‘L'avenir des forces nucléaires françaises’, publié en juillet 2012, conclut à la nécessité de maintenir l'ensemble de l'arsenal nucléaire actuel et programme des modernisations jusqu'en 2070 ».

A ce sujet, précisons quand même que Paul Quilès, Alain Juppé (ancien Premier Ministre de Jacques Chirac) et le général Bernard Norlain ont déjà contesté de façon argumentée le maintien de la dissuasion nucléaire.

Dans un livre récent « Arrêtez la bombe ! » Paul Quilès veut briser l’omerta sur la dissuasion nucléaire, une option « dépassée et dangereuse ». Si un ancien ministre de la Défense s’y met aussi…

http://www.rue89.com/rue89-planete/2013/03/05/six-idees-fausses-sur-lesquelles-sappuient-les-defenseurs-de-la-bombe

Voir  aussi  l’exposé du général Bernard Norlain http://www.dailymotion.com/video/xwlz07_le-general-bernard-norlain-et-la-dissuasion-nucleaire_news#.UTcEv1dBkg8

 

Associations, intellectuels, artistes et people se lèvent contre le nucléaire

 

La chaîne humaine du 9 mars accueillera des personnes de toute la France et des pays voisins. Des départs groupés vers Paris en cars, à vélo, en train, à pied sont organisés par des associations et collectifs locaux.

L’organisation de l’évènement est portée par près de 200 personnes, dont des représentants de 26 mouvements : Agir pour l'environnement, Alliance écologiste indépendante, Armes nucléaires STOP, ATTAC France, CAP21, CIREN (Collectif citoyen d'Information sur le Nucléaire et la Radioactivité), Collectif Stop EPR ni àPenly ni Ailleurs, Confluence Pour Sortir du Nucléaire, Convergence citoyenne pour une Transition énergétique, Europe Écologie Les Verts, Enercoop, Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique (FASE), France Libertés - Fondation Danielle Mitterrand, Gauche Anticapitaliste, Greenpeace, La Gauche par l'exemple, Les Alternatifs, Jeunes Ecologistes, Ligue Internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté, Mouvement des Objecteurs de Croissance, Nouveau Parti Anticapitaliste, Parti de Gauche, Sortir du nucléaire Paris, SUD-Rail, Utopia et Yosomono.net (femmes japonaises contre le nucléaire).

La chaîne humaine est également soutenue par une douzaine de structures nationales : les Amis de la Terre, Baraka, CNIID (Centre National d’Information Indépendante sur les Déchets), Colibris, Fédération Française Union Touristique Les Amis de la Nature, France Nature Environnement, IDAE (Information pour la Défense des Animaux et de l’Environnement), MAN (Mouvement pour une Alternative Non-Violente), Oïkos Kaï Bios, Réseau Action Climat, Union Pacifiste de France.

Parmi les personnalités sympathisantes du mouvement : le sociologue Edgar Morin, le scientifique Bernard Laponche, le romancier Michaël Ferrier,  le réalisateur Gérard Mordillat, le compositeur Sanseverino, le chanteur Kent, l’auteur de BD Etienne Davodeau,  et aussi Isabelle Autissier, Pierre Rabhi et d’autres.

 

Plus d’infos sur www.chainehumaine.org

Appel solennel au gouvernement français signé par 68 organisations quelques jours après le début de la catastrophe de Fukushima.

http://groupes.sortirdunucleaire.org/Appel-solennel-de-revendications

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27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 23:43

 

Stéphane Hessel vient de décéder à l’âge de 95 ans, et tous ceux que ses multiples combats ont inspirés sont en deuil. Figure de la Résistance, il a milité aussi en faveur de l’indépendance algérienne.  Tout en menant parallèlement une carrière diplomatique comme Ambassadeur de France, il a, plus récemment, pris position pour la cause palestinienne et la défense des sans papier.  Contre les inégalités, il a appelé  à « une insurrection pacifique » en 2010 dans un manifeste d’une trentaine de pages, « Indignez-vous ! », qui a eu un succès international et s’est vendu à  4,5 millions d’exemplaires dans le monde. Plusieurs mouvements d’indignés qui ont émergé  un peu partout s’y sont référés.

Voici les dernières lignes de son manifeste :

« Non, cette menace n’a pas totalement disparu (la barbarie fasciste). Aussi, appelons-nous toujours à une véritable insurrection pacifique contre les moyens de communication de masse qui ne proposent comme horizon pour notre jeunesse que la consommation de masse, le mépris des plus faibles et de la culture, l’amnésie généralisée et la compétition à outrance de tous contre tous. »

« A ceux et celles qui feront le XXIème siècle, nous disons avec notre affection :

« CREER, C’EST RESISTER.
RESISTER, C’EST CREER.”

Stéphane Hessel, Les Indignés, Indigène Editions.

 

Le vrai bonheur, c’est que ce n’est pas là son dernier livre. Le prochain « A nous de jouer ! » rédigé avant sa mort, est sur le point d’être publié. Merci Stéphane Hessel pour ce beau combat qui donne des raisons d'espérer.

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8 janvier 2013 2 08 /01 /janvier /2013 00:32

 

Bonne Année 2013

 

 

Malgré l’abandon de l’alignement des taxes du diesel sur l’essence qui n’augure rien de bon, ni pour nos poumons, ni pour le devenir des promesses écologiques,

 

je vous souhaite une Belle Année 2013

pas trop polluée, et beaucoup de vigilance,

pour ne pas vous faire enfumer.

 

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29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 14:38

 

Invité de dernière minute un peu inattendu (Sortir du Nucléaire n’a pas été convié à la Conférence environnementale en septembre), Sortir du Nucléaire a décliné la proposition, estimant que ce  débat sur l’énergie est « un écran de fumée pour occulter la politique du fait accompli ».

 

Le communiqué de Sortir du Nucléaire :

 

Débat sur l’énergie : un écran de fumée pour occulter la politique du fait accompli

 

Aujourd’hui s’ouvre le « grand débat sur l’énergie » promis par François Hollande. Le Réseau « Sortir du nucléaire », invité en dernière minute à participer, a décliné la proposition et rappelle ses doutes sur un processus qui semble uniquement destiné à entériner la politique gouvernementale.

 

Un processus-caution pour des décisions déjà prises

Contacté en dernière minute, sans doute pour occuper les chaises laissées vides par le départ de Greenpeace et des Amis de la Terre, le Réseau « Sortir du nucléaire » a refusé de servir de caution à un processus opaque, qui a tout d’une usine à gaz aux règles du jeu insondables. On est très loin d’un vrai débat démocratique et transparent sur l’énergie tel que les choix énergétiques le mériteraient.

Depuis plusieurs mois, le Réseau « Sortir du nucléaire » a exprimé ses doutes sur ce processus. Quel sens a ce "débat" si les décisions engageantes pour l’avenir énergétique sont adoptées ailleurs ? En six mois, le gouvernement a ainsi, sans concertation, appelé à accélérer les travaux de la mine d’uranium d’Imouraren ; il a soutenu fortement le projet de réacteur « de 4ème génération » Astrid ; confirmé le choix de la production et utilisation de combustible MOX ; confirmé l’exportation de la technologie nucléaire ; signé le décret de création d’ITER…

Quel sens a ce débat si plusieurs membres du gouvernement ont déjà une opinion tranchée sur le nucléaire, « énergie d’avenir » dont la France aurait « durablement besoin » ? Si Anne Lauvergeon, personnification même de l’industrie nucléaire, siège au comité de pilotage du débat ?

 

Réduction de la part du nucléaire : l’impossible équation

Le débat est censé étudier, entre autres, la « réduction de la part du nucléaire dans le mix électrique». De quelle réduction peut-on parler si l’EPR de Flamanville n’est pas remis en question, et que même la fermeture de Fessenheim en 2016 ne peut être tenue pour acquise, le gouvernement n’ayant apporté aucun démenti aux voix qui remettaient en question l’arrêt de la centrale ?

Y a-t-il une vraie volonté du gouvernement de réaliser cette réduction, Arnaud Montebourg ayant déclaré "irréaliste de vouloir diminuer le nucléaire et le pétrole, tout en trouvant de l’argent pour financer les renouvelables" ?

Tout laisse à penser que ce débat est surtout destiné à entériner la protection de l’industrie nucléaire et à couper court aux projets de fermeture de centrales. On est bien loin d’une véritable "transition énerg’éthique" qui passerait par une vraie remise en question de notre production et de notre consommation d’énergie !

 

Il ne peut y avoir de débat sans respect de la société civile

Enfin, peut-il y avoir un vrai débat si la société civile n’est pas respectée ? À ce jour, Delphine Batho n’a apporté aucune réponse aux sollicitations des associations sur la fermeture de Fessenheim, y compris à la lettre ouverte que nous lui avons envoyé le 22 novembre. Surtout, comment peut-il y avoir un débat serein alors que les opposants à certains grands projets ne récoltent que la répression policière ?

 

Pour le Réseau « Sortir du nucléaire », ce n’est pas ce simulacre de démocratie qui permettra enfin d’engager le changement indispensable vers des énergies propres, sûres et créatrices d’emplois. Pour permettre aux citoyens de reprendre en main leur avenir, le Réseau « Sortir du nucléaire » donne rendez-vous le samedi 9 mars 2013 à Paris, pour une grande chaîne humaine qui encerclera les lieux de pouvoir.

D’autres infos sur www.chainehumaine.org

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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 23:42

 

Bien que dans les starting-blocks, le débat sur la transition énergétique qui doit démarrer le 29 novembre, est encore en terrain mouvant,  la composition définitive de son comité de pilotage étant encore inconnue. Ses prémices ont déjà fait polémique (Greenpeace et Les Amis de la Terre se sont retirés, puis  Pascal Colombani, ex-dirigeant du CEA a quitté le comité de pilotage) et ce débat suscite beaucoup d’attente, notamment en matière de décentralisation. Un signe de l’aspiration à un vrai  changement .

 

Dans un communiqué du 15 novembre, AMORCE, l’association nationale des collectivités territoriales pour la gestion locale des déchets, de l’énergie, et des réseaux de chaleur, plaide pour que les collectivités locales prennent part au débat.

 

L’association considère que  les 3 véritables enjeux de la transition énergétique de la France sont « le chauffage, les transports et les process industriels qui constituent les 3 principaux postes de consommation du pays loin devant les besoins spécifiques d’électricité représentant à peine 10% de notre consommation finale d’énergie ».

 

AMORCE veut un débat « territorial et citoyen » porté par les collectivités locales

« Ce débat doit permettre de dépasser les clivages historiques sur l’énergie pour apporter un regard nouveau sur la politique énergétique du pays s’appuyant sur un nombre de plus en plus important d’initiatives locales. Ces initiatives portées par les Communes, les Intercommunalités, les Départements et les Régions, mais aussi par le monde associatif, les acteurs économiques locaux et les citoyens démontrent chaque jour qu’un autre avenir énergétique est non seulement souhaitable sur le plan social, économique et environnemental, mais possible : un avenir privilégiant les économies d’énergie et l’utilisation des ressources énergétiques locales et renouvelables (bois, solaire, éolien, hydro-électricité, géothermie, biogaz, valorisation énergétique des déchets, cogénération et chaleur fatale industrielle) assurant une autonomie énergétique partielle ou totale des territoires stabilisant sur le long terme la facture énergétique des français et de la France et favorisant l’emploi et l’économie locale » précise le communiqué de l’association.

 

Ouvrir  le comité de pilotage à un représentant des collectivités locales

AMORCE aimerait que le comité de pilotage accueille un acteur issu des territoires et demande que l’agenda du débat soit prolongé jusqu’en septembre 2013 « pour assurer davantage de sérénité, de richesse et de crédibilité aux initiatives locales ».

 

La transition énergétique passe par  la décentralisation

« AMORCE souhaite clairement que le débat décentralisé coordonné par les Régions dans le cadre d’une conférence des territoires avec les autres niveaux territoriaux s’ouvre aux citoyens, aux acteurs locaux et aux collectivités territoriales, et aboutisse à la rédaction d’un rapport sur la décentralisation énergétique remis au comité de pilotage. Celle-ci devra faire l’objet d’un chapitre spécifique dans la loi de transition énergétique mettant en oeuvre des nouvelles capacités d’agir à l’échelle des territoires en matière de production, de distribution et de consommation d’énergie ».

« Pour éviter un nouveau débat sur l’énergie tronqué par les grands lobbys énergétiques, celui voulu par le Président de la République sur la transition énergétique, qui n’est plus à arbitrer mais à mettre en oeuvre, passe inéluctablement par une appropriation par les populations, les acteurs locaux et les collectivités territoriales. La transition énergétique et le débat qui la porte seront décentralisés ou ne seront pas ! » conclut le communiqué de AMORCE.

 

AMORCE, l’association nationale des collectivités territoriales et des professionnels pour une gestion locale des déchets et de l’énergie, représente près de 500 grandes collectivités (communes, intercommunalités, départements, régions) rassemblant plus de 60 millions d’habitants, ainsi que plus de 200 grandes entreprises, fédérations professionnelles et associations.

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16 novembre 2012 5 16 /11 /novembre /2012 00:48

 

L’ouverture du débat sur la transition énergétique est à nouveau reporté, un peu comme le devoir embarrassant que le potache préfère remettre à  plus tard… Alors que le sujet est très délimité (la réduction de la part du nucléaire dans le mix énergétique de 75 à 50% et la façon d’y arriver) et qu’il n’est pas encore abordé, c’est la forme même du débat qui est contesté et notamment le choix du comité de pilotage. Greenpeace a quitté la table et les Amis de la Terre viennent de faire de même.

 

Fâcheuse impression que les choix sont déjà faits, et que sur les questions d’énergie, le gouvernement actuel est,  à quelques pourcentages près, sur la même ligne que le précèdent. Pour preuve, le décret pour le démarrage d’ITER (réacteur expérimental de fusion nucléaire), lui, n’a pas attendu. Il a été signé le 10 novembre et engage la France à hauteur d’au moins 1, 1 milliard d’€. Alors que l’on a déjà mis beaucoup d’argent dans le nucléaire, on continue à nourrir la bête, sans que cela ne soit jamais porté au débat. Souvent, lors de colloque, un énarque ou un représentant de la DGEC ne se prive pas de rappeler que les finances publiques sont à sec ; il déclare sentencieusement qu’il va falloir faire des choix,  que l’on n’a plus les moyens de soutenir autant les énergies renouvelables, que le programme de rénovation des logements risque d’être bien lourd, etc…

 

   Et bien, s’il faut faire des choix, les citoyens et contribuables de ce pays sont en droit de donner aussi leur avis. Les Italiens ont eu un référendum (sur le nucléaire en 2011), les allemands ont été écoutés par leurs dirigeants. Les français, peu entendus sur ces questions, s’expriment de plus en plus dans la rue.  Est-ce qu’ils n’ont pas droit à un vrai débat avec les options posées clairement sur la table ?


 CIMG0453.JPG

                                                           Photo : Colorwatt

                                                           Expression libre lors d'une manif anti-nucléaire

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